VII. Fièvre intermittente pernicieuse néphrétique
Si l’on recherche sur quoi se trouve fondée cette prétendue fièvre pernicieuse , l’on ne trouve qu’une seule observation de fièvre larvée, puisée dans Morton et qu’on peut voir sous le n^ 291 . Il s’agit d’une femme qui a déjà rendu plusieurs calculs des reins , dont les règles se sont ensuite supprimées , et qui éprouve de Yiolentes coliques néphrétiques tous les jours à certaines heures,
mais sans la moindre apparence de fièvre. C’est un fait semblable qu’on a transformé en fièvre pernicieuse essentielle ! Y aurait-il donc des entités intermittentes pernicieuses sans fièvre î y auraitil des fièvres essentielles produites par des calculs rénaux ? Quant à nous , l’observation de Morton nous a paru constituer une irritation périodique des reins, dont la nature devait être pour le moins autant inflammatoire que nerveuse , puisque le médecin qui avait vu la malade avant Morton l’avait soignée pour une véritable néphrite , et puisqu’à l’époque où les douleurs néphrétiques devinrent si intenses, cette femme n’avait pas eu ses règles depuis plusieurs mois; et cependant elle n’avait que quarante ans. Nous avons rapporté , sous le n® 293, une observation récente de néphrite intermittente dans laquelle l’inflammation du rein fut très bien reconnue , quoiqu’elle ne fût point accompagnée de fièvre ; aussi le médecin qui a observé ce fait, n’at-il vu en lui qu’une néphrite périodique.