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Toute irritation intermittente est caractérisée d’abord par le fait même de sa marche rapide et de son retour périodique, ensuite par des symptômes locaux plus ou moins remarquables et qui varient suivant l’espèce d’irritation dont il s’agit. Ainsi il y a afflux du sang, tantôt avec chaleur, tuméfaction, rougeur et douleur dans l’intermittente inflammatoire; tantôt il n’y a qu’un ou deux de ces symptômes ou diverses combinaisons morbides locales qui, sans représenter l’ancien prototype des inflammations, n’en constituent pas moins diverses nuances d irritation sanguine ou inflammatoire. C’est une nuance de ces irritations, plus la circonstance de l’épanchement du sang, qui caractérise l’irritation hémorrhagique. Ce qui distingue particulièrement les irritations périodiques subinflammatoires ou lymphatico-sécrétoires, c’est tantôt le gonflement avec un sentiment de gêne et de pesanteur, sans chaleur, ni rougeur; tantôt une sécrétion morbide ou un surcroît d’exhalation de matières diverses, séreuses, muqueuses, ou séro-albumineuses, qui, versées à la surface des membranes dont il s’agit, s’écoulent au dehors sous forme liquide, ou qui, se condensant plus ou moins vite à la surface de la peau.
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des membranes muqueuse et séreuse, y produisent des croûtes, des pellicules ordinairement blanchâtres, mais dont la couleur, la consistance, la forme et l’odeur, sont susceptibles de beaucoup varier, surtout quand on les observe à l’extérieur du corps. La douleur est souvent le seul phénomène remarquable et caractéristique des irritations intermittentes nerveuses; mais il n’est pas rare que les vaisseaux sanguins et lymphatiques, partout entrelacés avec les nerfs, ne prennent part à la souffrance de ceux-ci, et qu’il n’en résulte un appel de fluides rouges ou blancs, et quelques symptômes concomitants d’irritation inflammatoire ou sub inflammatoire.