TR AIT£^IK>’T
lût malignes , que les paroxysmes soient 1res violents et reviennent à la meme heure. » Telle est aussi l’opinion de Sch>vii;'Ué et de M. Barbier.
Thomas de Salisbury , et en général les médecins anglais , ont rarement recours au quinquina dans les fièvres rémitienîes, et lorsqu’ils l’administrent, ce n’est guère que quand la fièvre tond à sa fin et que les symptômes en sont ti“ès modérés et la rémission bien sensible, évi. Portai i)ensc que , dans les fièvres rémittentes d’automne , il ne faut point avoir recours au quinquina, parce que ces fièvres sont le plus souvent un effet do l’engorgement des viscères abdominaux. MM. Fournier et Vaidy disent que, dans les fièvres rémiitenles en général , les remèdes toniques ou fébrifuges doivent être donnes en infusion et avec une grande prudence, parce cju’ils peuvent fatiguer l’estomac et î eiarder la guérison. C’est pour celte raison que le quinquina en poudre, si précieux dans le traitement delà fièvre intermittente, ne réussit pis, à beaucoup près , aussi bien dans celui de la fièvre rémittente. Ces praticiens pensent qu’il faut bannir le quinquina du traitement de la fièvre rémittente gastrique , parce que ce moyeu peut être funeste, tandis que les mala les se trouvent bien de r usage des boissons acidulées et des eaux minérales gazeuses. Pour la rémittente angioténique , ils conseillent la saignée, l’application des sangsues à l’anus , les boissons gazeuses, salines, acidulées, elles lavements émollients. Depuis qu’on ne se croit plus obligé, dit M. Nepplc (1) , de vider préalablement les premières voies et de repousser les évacuations sanguines, comme favorisant la maUgnitê , \qs fièvres rcmillentcs ne dégénèrent plus en continues que par leur propre violence.
D’après tout ce que nous venons de dire , voici les règles générales de traitement qu’on peut établir relativement aux fièvres rémittentes. D’abord moyens anliphlogisliques seuls, tels que saignées, applications de sangsues, de cataplasmes et de fomentations émollientes, lc[)ius près possible du lieu où parait résider la lésion locale ; bains tièdes , régime diététique plus ou moins sévère, boissons adoucissantes et lavements de mémo nature. A P rès quelques jours, il arrivera de trois choses l’une : ou la fièvre cédera peu à peu à l’emploi de ces moyens, et alors on insistera sur leur usage jusqu’à la convalescence ; ou elle passera
(1) Essai sur les fièvres rémiltentes et intermitlentes.
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FIKVRES RÉmITTEMES.
à riiilerniittence , et sera suivie d'une aj)yrexie parfaite : alors, prompte administration du quinquina; ou bien elle restera continue avec des redoublements réguliers et suivis d’une rémission très manifeste : alors 1 écorce du Pérou , ou plutôt le sulfate de quinine, devra être administré par voie d’absorption et selon la méthode endermique, quelquefois aussi en lavements , quand l'irritation paraît occuper spécialement la partie supérieure du canal digestif. Il sera prudent de ne point ingérer le quinquina ou le sulfate do quinine par la voie do l’estomac tant que l’étal du imuis , de la langue , des fonctions digestives, feront présumer que son usage pourra être nuisible. Cependant si le sulfate de quinine n’agissait point par voie d’absorption, comme il arrive chez certains individus, surtout chez les vieillards dont la peau est trop épaisse , dure et presque inerte, si les redoublements fébriles continuaient avec force et régularité, et si l’on pouvait craindre des complications funestes, on pourrait encore essayer l’emploi de ce médicament par la voie ordinaire, en surveillant at¬
tentivement son mode d’action sur l’estomac , et en le supprimant aussitôt que les gi ands redoublements de la période de froid auront cessé ; car du moment qu’il n’y aura plus de frisson bien sensible, dès qu’il ne restera plus qu’une agitation fébrile continue, les moyens antiphlogistiques et le régime suffiront pour achever la guérison des malades. On suivra d’ailleurs , pour l’emploi de la saignée et des évacuants , tous les préceptes que nous avons indiqués précédement; on n’y aura point recours d'une manière générale et dans tous les cas , mais seulement lorsqu’ils seront rigoureusement indiqués.
Quand l’irritation du canal digestif, qui entretient ordinairement la fièvre rémittente , passe cà l’extrémiié inférieure de ce canal , lorsqu’elle se cor.ccntre dans les gros intestins pour se montrer sous forme de diarrhée et de dysenterie fébrile, il faut
la traiter par tous les moyens antiphlogistiques indiqués , mais surtout par les applications de sangsues à l’anus , de cataplasmes émollients sur le bas-ventre , par les demi bains lièdes , les demilavements adoucissants, plus ou moins fréquemment renouvelés selon qu’ils sont retenus plus ou moins long-temps ; puis diète absolue et force boissons rafraîchissantes et acidulés. Dans des cas de ce genre, Baglivi se contentait souvent d’administrer, pourtoutremède, le petit-lait en boissons et en lavements. Quand les redoublements et les rcm’ssions fébriles delà dysenterie
TRAITEMENT
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sont bien marqués , lorsque , durant ces dernières , les fonctions digestives paraissent libres , que le malade sent le besoin de prendre quelque nourriture, on peut , avant d’accorder les aliments réclamés, administrer quelques doses de sulfatede quinine.
A^ant de terminer ce qui a rapport aux fièvres rémittentes, nous ferons remarquer , relativement à celle qui est accompagnée de dysenterie , que, dans ce cas du moins, la lésion locale est év idente , et généralement reconnue à cause de la nature et de l’abondance des évacuations ahines. D’où vient donc que quelques auteurs persistent encore à considérer alors la fièvre comme essentielle sous le nom de pernicieuse dysentérique? Ils prétendent reconnaître là une association de deux maladies , savoir la dysenterie comme affection locale; puis la fièvre pernicieuse comme eîitité essentielle ! Mais ce qui est bien remarquable , c’est que plusieurs médecins ne voient ainsi les choses que quand la fièvre rémittente a précédé la dysenterie , c’est-àdire, quand cette fièvre a été d’abord occasionnée par l’irritation congestive ou inflammatoire de la partie supérieure du canal digestif, parce qu’apparemment iis ne regardent pas comme des symptômes de phlegmasie les évacuations qui ont lieu par le haut , comme celles qui ont lieu par le bas ! En effet , dans le cas où la dysenterie précède la fièvre , c’est-à-dire quand cette dysenterie est accompagnée de redoublements fébriles périodiques, alors ils considèrent cette fièvre rémittente qui se développe durant le cours de la dysenterie comme symptomatique. Or , nous le demandons, l’inappétence, le dégoût, les nausées, les vomissements, l’anxiété, la douleur épigastrique, qui ont lieu dans le premier cas , n’indiquent-ils pas l’irritation de la partie supérieure du canal digestif, aussi bien que les évacuations alvines , liquides, sanguinolentes, fréquemment répétées, avec ténesmes, etc., établissent celle de la partie inférieure de ce môme canal dans le cas de dysenterie ?
Dans d’autres circonstances , ce qui contribue à induire en erreur et à faire croire à l’existence des fièvres dysentériques essentielles , c’est que les redoublements périodiques et fébriles qui SC développent durant le cours de certaines dysenteries , ne sont pas accompagnés d’évacuations alvines à cause de l’état momentané de spasme , de constriction et de sécheresse de l’extrémité inférieure du tube digestif. Tout comme nous avons vu les coryzas intermittents ne point fournir de sérosité pendant les accès ou
4 1 2 FIEVRES INTERMITTENTES ET REMITTENTES l'ERNICIEL’SES.
les retours périodiques do rinflainmaiion de la muqueuse pituitaire ; do même, pendant les redoublements ou les exacerbations de la dysenterie fébrile périodique, les malades éprouvent souvent des coliques , des cpreinics, et des envies d’aller à la selle, sans rien évacuer. Or , les médecins peu attentifs , qui ne jugent de l’intensité de la plilegmasie qui constitue la dysenterie rémittente fébrile, que d’après le nombre et l’abondance des évacuations alvinos, voyant que celles-ci n’ont presque jamais lieu pendantlcs redoublements de la fièvre, et sont au contraire fréquentes durant les rémissions , concluent faussement que les redoublements et les rémissions de la Fièvre ont lieu à des époques differentes de ceux de la dysenterie , et qu’ainsi la fièvre cl la dysenterie sont deux maladies distinctes qui n’ont rien de commun entre elles! De là le peu de méthode dans les moyens employés contre elles par les médecins dont il s’agit; delà le peu de succès qu’ils en ont obtenu , de là aussi , selon eux , la malignité et la perniciosité des fièvres rémittentes, coîliqKaiives , airahilaires ou dg s entérique s essentielles !
ARTICLE III
DE QUELQUES MODIFICATIONS DU TRAITEMENT RELATIVES AUX FIEVRES INTERMITTENTES ET RÉMITTENTES DITES MALIGNES, ATAXIQUES OU DERNICIEUSES.
Nous aurons peu de choses à ajouter pour le traitement des fièvres intermittentes et rémittentes dites pernicieuses dont il nous reste à parler , parce que toutes les règles thérapeutiques , tous les moyens curatifs que nous avons fait connaître jusqu’à ce moment, leur sont parfaitement applicables ; règles et moyens dont il suffira de mesurer la sévériic et l’énergie à l’intensité, à i’acuité des lésions locales; car ce sont les redoublements ou les exacerbations de ces lésions qui constituent les accès fébriles pernicieux dont nous avons déjà fait l’histoire et tracé les différents modes do traitement dans la première partie de cet ouvrage. Toutes ces entités fébriles pernicieuses constituent pour nous des affections analogues à celles dont nous venons de parler, avec la différence que l’irritation de la muqueuse digestive est tantôt plus aiguë et plus violente, tantôt occupe une surface beaucoup plus étendue, tantôt attaque des individus très sensibles et très irritables, tantôt enfin parce que les malades ont été exposés à des causes très dclctcres et plus promptement
TRAITKMENT.
funestes , comme à l’impression cl» miasmes putrides, pestilentiels , etc. Dans tous ces cas , le traitement n’exige que la combinaison des moyens indiqués précédemment , parce que quelque variés, quelque saillants, quelque pernicieux que puissent être les symptômes d’un accès de fièvre intermittente ou rémittente, tant qu’ils ne sont que symptomatiques d’une lésion plus ou moins aiguë et intense de la muqueuse digestive , comme dans celles dont nous venons de parler; tout ce qui est relatif à leur traitement rentre naturellement dans ce que nous avons déjà dit. L’expérience a prouvé qu’il fallait, dans les cas dont il s’agit, recourir le plus promptement possible au quinquina, et l’administrer à des doses plus ou moins fortes ; c’est dans ces cas surtout qu’il ne faut pas s’amuser à combattre des symptômes bilieux ou muqueux par des évacuants, ni songer à préparer par ces moyens les voies digestives à l’ingestion du quinquina ; ces sortes de retards ou de préparations sont ici presque constamment funestes. Toutes les fois que, par la nature et l’intensité d’un accès pernicieux, on peut craindre que le suivant ne soit funeste au malade, il ne faut pas hésiter à profiter du premier intervalle de calme pour lui administrer à fortes doses le quinquina ou le sulfate de quinine. Il ne faut pas , comme dans plusieurs des observations que nous avons rapportées, perdre un temps précieux et irréparable dans l’emploi des laxatifs et des délayants. M. Rochoux dit qu’il a vu périr, dans l’espace de vingt-quatre à trente-six heures, quelques malades atteints de fièvre pernicieuse auxquels on avait donné des purgatifs , et qu’on aurait probablement sauvés si Don s’était borné au quinquina à fortes doses , et aux vésicatoires appliqués à la partie interne des cuisses : a J’ai vu, ajoute-t-il , une simple dose de pulpe de casse, aiguisée avec un sel neutre, produire, chez un malade attaqué de la mjaladie en question, une superpurgation qui l’exténua et le conduisit au tombeau (1).
Il n’en est pas de même des émissions sanguines locales et générales; elles sont quelquefois d’une nécessité indispensable, et il faut y avoir recours avant le quinquina lui-même, toutes les fois que des symptômes inflammatoires bien manifestes pourraient faire redouter l’administration de ce médicam.cnt, ou lorsque certains symptômes, comme le délire , le coma, chez des individus très sanguins , feraient craindre que l’affection ,
(1) Journal général de médecine , t. xxxrir.
4i4 fijbvres intermittenteset rémittentes pernicieuses.
d’abord sympathique du cerveau , ne devînt idiopathique et essentielle. Indépendamment des émissions sanguines , les moyens révulsifs les plus actifs sur les extrémités des membres, les aspersions d’eau froide et la glace pilée sur la tête , peuvent être alors très utiles. Sauf les cas dans lesquels certaines congestions locales sont portées à un très haut degré , et peuvent à l’instant même produire les accidents les plus graves , on peut en général s’en tenir à l’administration du quinquina , qui est ici le remède par excellence , que rien ne peut remplacer, et dont rien n’égale l’efficacité quand il est administré durant l’apyrexie et selon les règles que nous avons indiquées.
Quand les accès pernicieux s’allongent ou se rapprochent tellement qu’il n’y a pas d’apyrexie bien sensible, il ne faut en général administrer ce médicament qu’en lavements et par absorption cutanée. Mais s’il est permis quelquefois d’avoir un peu de hardiesse dans l’emploi du quinquina ou du sulfate de quinine, c’est surtout dans les cas dont il s’agit, où il importe d’en obtenir les effets les plus prompts et les plus marqués. Aussi y a-t-il des circonstances où le défaut d’apyrexie complète n’est point une contre^ indication absolue de ces remèdes, et où l’on peut les essayer, en surveillant avec soin leur effet et en renonçant le plus prompte^ ment possible à leur emploi si l’on n’en obtient pas des effets aussi prompts qu’efficaces. Cependant quand l’estomac, trop sensible ou trop irrité, les repousse , quand ils sont rejetés ou qu’ils occasionnent le dévoiement, et quand les symptômes pernicieux paraissent s’aggraver sous leur influence , nul doute qu’il ne soit très dangereux d’en continuer l’usage? Faut-il s’opiniâtrer, comme dans un grand nombre d’observations que nous avons rapportées , soit dans le chapitre I'*', soit dans le chapitre Vï , faut-il s’obstiner dans l’emploi de ce moyen? Faut-il s’industrier à en varier les formes et les doses? Faut-il adjoindre au quinquina des stimulants aniispasmodiques et narcotiques pour le faire mieux supporter ? Faut-il , parce qu’une phlegmasie évidente et très étendue du canal digestif éprouve des exacerbations périodiques et fébriles, ne l’attaquer que par des stimulants amers ou antispasmodiques , et conduire les malades au tombeau sans avoir recours aux antiphlogistiques? Et, du moment qu’on a ajouté au mot fivère intermiitentc ou rémittente les épithètes pern/’cieuse , ataxique ou maligne y faut-il absolument ne voir d’autre moyen de guérison que dans le quinquina et le sul-
TRAI ! EMENT
fate de quinine, qu’il y ait ou non apyrexie? Sydenham a dit avec raison que Vidée de la malignilé dans les fièvres avait été plus pernicieuse au genre humain que V inverdion de la poudre à cam n.ln eà febrium intermittentium contumacid, inquit Senac, insanum profeeto csset inutile urgere remedium y cum non in-noxium ess'e possit ; fruslrà ad majorem dosim recurrunl nonnulli, ut fehrilem veluti abruant fomitem; vel enim svfflaminantur tantummodo paroxysmi ^ remanetque in visceribus morbi causa; vel ignis igni additur et mugis contumax urget febris; à corticis igitur usu desistendum et ad diluentia et aperientia redeiindum (1).
«Bien souvent, dit Broussais, on donne le quinquina jusqu’à la mort à des malades qui le vomissent , et qui sont d’autant plus mal qu’ils en ont pris davantage. L’on fonde cette indication sur le vomissement lui -même et sur l'anxiété qui l’accompagne, parce que ces symptômes paraissent périodiquement, et rappellent ainsi l’idée des fièvrespernicieuses deTorti... Je frémis au souvenir de certains événements de cette nature qui me sont connus, bien qu’ils me soient étrangers (2). » Oui, il n’arrive que trop souvent qu’à la moindre prédominance de certains phénomènes, à la moindre apparence de perniciosité des fièvres d’accès, on donne coup sur coup des doses si énormes de quinquina ou de sulfate de quinine, qu’il est impossible à l’estomac de les digérer, et quelles tuent les malades plus promptement et plus sùrement[que ne l’aurait fait la fièvre la plus pernicieuse possible. C’est surtout en Italie, où la chaleur du climat entretient encore une sorte d’irritabilité gastrique plus marquée qu’ailleurs, c’est à Livourne, à Naples, à Borne, que les médecins poussent souvent à des doses répétées et inconcevables l’ingestion du quinquina, comme le prouvent en particulier un grand nombre de faits recueillis à l’hôpital du Saint-Esprit de Home par M. Bailly.
Quand on donne ainsi le quinquina sans mesure et sans tenir aucun compte de l’état des organes digestifs, est-il étonnant qu'il en résulte si souvent les accidents les plus graves et la mort même des malades? Est il étonnant que les autopsies fassent voir des gastro-entéi ites très aiguës et très étendues? Mais
(1) 0/7, Cit.
(2) riilegmasies chroniqncs , t. ii, L édition.
4l0 FIÈVRES INTERMI ITENTES ET RKMITTEN TES TERMCIEUSES.
ce qui est bien étrange , c’est qu’à l’aspect meme de ces lésions 01) veiiillo encore s’cn prendre à la fièvre pernicieuse essendelle de lous les résultats cadavériques et de toutes les fautes du traitement! C’est à la fièvre qu’on attiibue, dans tous les cas, la mort des malades ! Ou bien l’on accuse encore l’insuffisance (Ij des doses du spécifique ( l'insuffUance de quatre, civq, six onces de quinquina pendant une seule apyrexiel] « J'ai vu, dit !M. Chauffard (2), un militaire à qui le quinquina, donné sans ménaf^ement , provoqua une dysenterie mortelle. îl le rendit tel qu’il avait été ingéré. On lui en avait donné plusieurs onces en poudre. Tous ces accidents et la mort furent rejetés sur le caractère éminemment pernicieux de la fièvre d’accès.
Pour éviter des erreurs funestes et qui ne sont que trop communes, il importe donc beaucoup et dans tous les cas possibles, de bien fixer ses idées sur la nature et l’intensité de la maladie que l’on est appelé à traiter et qu’on veut combattre ou maîtriser convenablement, afin de ne pas s’exposer à voir des associa^ tlons ou des complications de maladies différentes , là où il n’y en a qu’une véritable à laquelle on ne fait souvent point attention, à laquelle on n’oppose rien, tandis qu’on poursuit avec opi* iiiàtreté des symptômes qui en dépendent évidemment, mais qu’on n’y rattache point, parce qu’on s’est habitué aies regarder comme essentiels, et à les voir hors des organes. Si, dans la plupart des observations que nous avons rapportées et qui lurent suivies de la mort des malades , on eût regardé la phlegmasie , souvent très évidente et meme reconnue du vivant des malades dans le canal digestif, comme l’affection principale et la cause des phénomènes qu’on s’efforçait de combattre par les amers et les antispasmodiques , on aurait employé un traitement plus convenable , c’est-à-dire les moyens antiphlogistiques tels que la saignée , les applications répétées de sangsues sur les régions épigastrique, iléo-cœcale , ou à fanus , les fomentations émollientes, les bains entiers ou les demi-bains tièdes ; puis la diète la plus sévère , les bo:ss( ns adoucissantes , gommeuses et légèrement acidulées, etc. ; à l’aide de tous ces inovens méihodiquement employés , on aurait probablement sauvé, sinon tous, du moins la pliq art des malades dont il s’agit. C’est à découvrir
i ] Tmiié ( fintomico-path, des fèvres intermittentes. ”2': Oueragf cité.