‹ Monographie des loxiensChapitre 6 sur 27 · LOXIA PITYOPSITTACUS, Becusrein · texte numérisé non relu

LOXIA PITYOPSITTACUS, Becusrein

PI. 1. figures du mâle et de la femelle adultes.

Ornithol. Taschenbuch , T, p.106; Naturgeschichte Deutschlands ,2me éditon, III, p. 20. — Loxia curvirostra major, Gmelin, Linné, Syst. nat,, 13me édit., I, 2, p. 843, sp. 1 var. y. — Crucirostra pinetorum, Meyer, Vügel Lief-u. Esthlands, p. T1. — Naumann , pl. 109. — Gould, pl. 201.

Maxima , Congit. ? poll.); rostro validissimo, (altitudine ? linearum) ; uncis brevibus. Ex Europa, Asia sept.

Longueur totale, 7 pouces (pied de Paris). — Aile, 3°10°”"; pointe de l'aile, 17°". —

Queue, 2” 4”; pennes mitoyennes, 2” 1°”. — Bec: longueur, depuis le front, 9”; largeur, près du front, 4”; hauteur, près du front, 7°. — Tarse, 8°”. — Doigt du milieu, 64”; ongle de ce doigt, 4”. — Pouce, 47”; ongle du pouce, 4”.

Cette espèce, la plus forte du genre, est reconnaissable à sa forte taille, à ses formes lourdes et à son bec très robuste, large et très élevé, mais dont les pointes sont toujours beaucoup moins déliées et, proportions gardées, plus courtes que dans les autres espèces. Cependant, la grosseur du bec est, dans cet oiseau, sujette à varier. On trouve, quoique rarement, des individus qui ont le bec beaucoup plus faible que d’ordinaire et dont la taille reste un peu au dessous des dimensions habituelles. Ces individus se rapprochent alors des individus de forte taille du Bec-croisé ordinaire, de sorte qu’il paraît exister un passage graduel d’une espèce à l’autre; mais il suffit d’examiner de plus près ces oiseaux pour s’apercevoir que le grand Bec-croisé offre toujours un bec plus ramassé, plus élevé et surtout à pointes moins allongées.

Ce Bec-croisé a en général des teintes un peu plus claires et plus pures que les autres espèces du genre. La teinte du fond est dans les jeunes plus fortement lavée de verdâtre et, dans les femelles adultes, elle est souvent assez claire et tirant fortement

au jaunâtre; dans les vieux mâles enfin, le jaune et le rouge sont ordinairement très purs et intenses.

Cette espèce, beaucoup plus rare et beaucoup moins répandue en Europe que le Beccroisé commun, y habite les contrées froides et tempérées. Elle est de passage accidentel en France, en Belgique et en Hollande. Pallas, la confondant probablement avec l’espèce commune, n’en parle pas dans son ouvrage. Brandt constate qu’elle se trouve dans les environs de St. Petersbourg, et il Pénumère aussi parmi les oiseaux de la Sibérie occidentale.

C’est un oiseau stupide et peu farouche; son chant est très agréable; les œufs sont d’un blanc tirant au grisâtre, au bleuâtre ou au jaunâtre et couvert de taches, de points et de lignes flexueuses, tantôt rougetres, tantôt d’un brun plus ou moins foncé, tantôt d’un rouge grisätre ou bleuûtre.

Page 1