III. DIMORPHISMÉ SEXUEL
Il est assez rare que l’on ne puisse constater de dimorphisme sexuel chez une espèce. Sans être aussi apparent que dans d’autres groupes de coléoptères, Longicornes, Lucanides, Ontophages, etc., ce dimorphisme existe aussi chez les Mélasides, plus ou moins prononcé, selon les espèces. Comme pour les Longicornes, ce sont généralement les antennes qui caractérisent morphologiquement la différence des sexes. Cette différence repose soit dans la conformation de ces organes, soit dans la longueur de leurs articles. Ainsi, les mâles de Tharops ruficornis Say, de Deltometopus amemicornis Say et de Microrrhagus pectinatus Lec. ont les antennes fortement pectinées, tandis que les femelles ne
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les ont que simplement dentées en scie; la longueur des an- ; tennes varie selon le sexe, étant plus longues chez le mâle, dans Deltometopus rufipes, Melsh., Microrrhagus subsinua-
tus Lec., M. triangularis Say, M. humeralis Say, Hypocaelus terminalis Lec., et Epiphanis cornutus Esch.
Parfois il est facile de reconnaître le sexe par la seule configuration de l’insecte, notamment chez Deltometopus amænicornis Say, le mâle étant plus allongé et plus frêle, ou encore par la forme du thorax, comme chez Microrrha=
gus subsinatus Lec. Enfin, Anelastes Druryi Kir. a ceci de particulier que, seul, le mâle a le premier article des tarses postérieurs fimbrié en dessous.
Ces différences, sans doute, ne sont pas très. sensibles à l'œil nu, à cause de la petitesse de ces insectes; mais sous la
loupe, et surtout sous le verre du microscope, elles sont :
aussi frappantes que celles qui existent entre le mâle et la femelle de Monohammus confusor Kir., Ontophagus heca-
te Pauz., Ceruchus piceus Web., ou Bolitotherus bifurcus Fab.