L'APPAREIL VÉGÉTATIF
Bibliographie.
21 ArescaouG, Beiträge z. Biologie d. Holzgewachse. Lunds Universitets Arskrift, t. XII, 1882 (Analyse: Bot. Centralb., 1884, p. 236.
22 Berwcer (F. M.), Notes on the genus Myrica. Americ. Journ. Pharm., mai 1894, p. 220.
23 Cuevauier (AuG.), L'appareil végétatif des Myricacées, C. R. Assoc. franc. pour l’avanc. d. Sc., Congrès Nantes, 1898, p. 457. 24 FLanauzr, Recherches sur l'accroissement terminal de la racine chez les Phanérogames. Ann. Sc. Nat. Bot., 6e sie., t. VI, 1878, p. 153.
25 Gris, Mémoire sur la moelle des plantes ligneuses. Nouv. Archiv. Muséum, re sie, t. VI, 1870, p. 284.
26 Hoorer (D.), Myrica Nagi. Americ. Journ. Pharm., mai 1894, p. 209.
27 Houzeerr, Recherches sur la structure comparée du Bois secondaire dans les Apétales. Ann. Sc, Nat., 7° sie, t, XVII, 4893, p. 44.
28 Kzesaux (H.), Die Rindenporen. Jenaer Zeitschr N : 1. . {. Naturw.
Bd. XVIL, 1884, p. 537. F 29 Mozer (J.), Anatomie der Beaumrinden, 1882, p. 48. 30 PLancon (G.) et Cozun (E.), Les drogues simpl ’origi égé ; g piles d’origine végétale, 1. Il, 1895, p. 266. FAT
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31 Pruner, Sur les faisceaux foliaires, C. R. Acad. Sc., t. CVIIL, 1889, p. 867.
32 Sorerener (H.), Ueber d. Systematischen Werth. d. Holzstructur bei d. Dicotyledonen, 1885.
33 — Systematische Anatomie d. Dicotyledonen, 1899, p. 883.
34 Van Tiscueum et Douzior, Recherches sur l'origine des membres endogènes, Ann. Sc. Nat., 7° sie, 1889, p. 96.
HISTORIQUE
Nous avons fait connaître, en 1898, l’organisation anatomique de la famille des Myricacées. Nous renvoyons pour l'historique à celui qui accompagne la note en question et à l’énumération bibliographique ci-dessus.
En 1899, SoLEREDER, dans son traité d’'Anatomie systématique, revient sur le même sujet, mais il n'apporte aucun fait nouveau et ne parait pas avoir eu connaissance de notre travail antérieur.
$ 4. — Port,
Les Myricacées sont des plantes ligneuses, arbres ou arbustes, distribuées dans toutes les régions du globe, croissant tantôt dans les marécages, tantôt dans les lieux les plus secs. Le Gale palustris d'Europe forme des buissons qui dépassent rarement 1*50 de hauteur. C'est la taille habituelle de beaucoup d'espèces de Myrica. Cependant le M. nana A. Chev. des montagnes de la Chine n'a souvent que 0"20 ou 0"30 de haut d'après le R. P. DeLavay, tandis que les A1. californica et M. cerifera peuvent atteindre jusqu'à 13 m. de hauteur au diré de SARGENT. Enfin, d'après les explorateurs de l’'Abyssmie {Perir et
Quarrin-DizLon) et de Madagascar ( RicHARD, BARON), les M. salicifolia et MT. spathulata constitueraient de « grands arbres. »
$ 2. — La Racine.
La racine présente la structure générale des Angiospermes. À son sommet elle s'accroît par 3 groupes d'initiales correspondant à ses 3 régions: épiderme, écorce, cylindre central (84). Cependant, la séparation entre ces 3 sortes d'initiales est souvent mal délimitée. Dans le Myrica Faya, par exemple, Flahault (24) constate qu'il y a au sommet de la racine de l'embryon un groupe d’initiales communes.
L’allongement de la radicule du Gale palustris est ordinairement de courte durée. Elle est rapidement dépassée par de nombreuses racines ramifiées, nées sur l'axe hypocotyle (pl. 1, fig. 1.)
Structure primaire. — L'assise pilifère est constituée par de larges cellules claires, pavimenteuses, dont une partie seulement s’allongent en poils absorbants (pl. r, fig. 7 et 8.) Les racines qui se développent dans l’eau ou dans la terre très humide sont ordinairement dépourvues de ces poils absorbants (Gale palustris). |
Le parenchyme cortical se compose de 5 à 15 assises de cellules. La plus externe, appuyée contre l’épiderme lui est semblable et dépourvue de méats. Elle est suivie par des files radiales, lâchement unies, s'étendant de cette zone à l'endoderme (Gale palustris). Des méats assez grands, disposés aussi radialement, s’observent dans les racines de Gale développées dans l’eau ou dans la terre très humide. Les méats sont aussi très larges dans le M. pensyloanica et dans les espèces hydrophiles.
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Quelques cellules du parenchyme interne renferment des cristaux d’oxalate de calcium ordinairement réunis en mâcles et appartenant au système clinorrhombique.
L’endoderme présente des cadres d’épaississement souvent très peu accusés. Il meurt de bonne heure et se remplit d'une substance brune analogue à une résine par l'aspect mais ayant les propriétés de la Wundgqummi où ligninegommeuse.
La zone péricyclique est constituée par une assise simple ou double de cellules un peu plus grandes que les éléments du parenchyme fondamental environnant.
Il existe de 4 à 8 pôles trachéens. Leur nombre varie parfois sur le même individu et ne peut fournir aucun caractère d'ordre systématique. Il est ordinairement de 6 dans le Gale palustris et de 8 dans les Myrica de la sect. Morella.
La moelle est composée de cellules polyédriques à ponctuations simples sur les parois transversales et laissant entre elles de fins méats. On n’y rencontre des cristaux d'oxalate de calcium qu'exceptionnellement et toujours en très faible quantité.
Structure secondaire. — Le revêtement subéreux se constitue de bonne heure au dépens de l'assise péricyclique externe qui devient phellogène et produit un parenchyme amylifère en dedans.
Les cellules du liège, à mesure qu’elles vieillissent, se remplissent de Agnine-gommeuse d'un jaune-brun et parfois de globules réfringents jaunâtres, présentant les mêmes réactions. La paroi de chaque cellule s’altère en même temps et se creuse d’alvéoles et de pettes rainures superficielles plus ou moins sinueuses. Certaines cellules de l'écorce peuvent s'agrandir beaucoup et épaissir un peu
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leur paroi sans la sclérifier ; elles sont riches en tannoïdes. Les cellules du parenchyme cortical repoussées par le pachyte s’aplatissent dans le sens tangentiel et subissent des recloisonnements radiaux. Il se produit aussi des décollements de parois et un écrasement des cellules les moins épaisses. Enfin il se forme parfois tardivement sur les parois dans l’intérieur des méats, de petits dépôts de cellulose sous forme de granules plus ou moins lobés.
La zone cambiale apparaît de très bonne heure dans le cylindre central. En même temps qu'elle fonctionne, la lignification du parenchyme primitif s'étend vers le centre et finit par faire disparaître la moelle. Le bois primaire fort peu abondant se trouve englobé dans le bois secondaire. Cependant, ses premières trachées situées en face des larges rayons médullaires du bois secondaire sont faciles à retrouver.
Le liber primaire devenu inactif est repoussé vers l’extérieur. Ses éléments souvent en partie écrasés ont leur paroi épaissie et prennent parfois un aspect collenchymateux.
Les caractères du bois et du liber secondaires de la racine sont les mêmes que ceux de la tige; ainsi, quand il existe des îlots scléreux on des sclérites isolés dans le liber de la tige, il en existe aussi dans le liber de la racine.
Les rayons médullaires sont ordinairement réduits à une seule file radiale simple dans le bois, mais ils s'étalent en un large éventail dans le liber. Leurs parois de fond présentent fréquemment des ornementations réticulées en relief dont chaque maille délimite une ponctuation.
Les vaisseaux du bois, dans quelques espèces subarborescentes, sont très larges. Dans le A. sapida var. Lobbi ils sont très apparents à l'œil nu.
DES MYRICACÉES 15 $ 3. — La Tige.
Structure primaire. — Le système conducteur primaire de la tige est constitué par 10 masses libéro-ligneuses caulinaires formant dans les entre-nœuds un anneau gamostélique plus où moins lobé (fig. 1). Ces masses se fragmentent aux environs des nœuds pour fournir 3 cor-
Fig. 1. — Parcours des faisc. libéro-ligneux dans une jeune tige de Gale Le Lustris (sect. transv. demi-schém.). I, II, .… X, faise. caulinaires : N 71N, N°, les 3 faisc. foliaires se rendant à une même feuille; N. MN, Ni, faisc. foliai< res médians des feuilles successives dans l'ordre de leur sortie. G. : 60/1.
dons libéro-ligneux qui se rendent à chaque feuille. Ils se détachent en laissant dans la couronne vis-à-vis de la zone qu’ils occupent ? cordons caulinaires séparés. Comme les lobes devant se rendre à chaque feuille se dessinent environ 3 entre-nœuds avant leur sortie, on peut distinguer dans la couronne libéro-ligneuse jusqu'à 19 masses conductrices apparentes, séparées par des rayons médullaires plus larges (pl. 1, fig. 2). Enfin, si l’on tient compte de l'agencement des faisceaux foliaires qui doivent sortir alternativement par groupes de 3 pour se rendre aux diverses feuilles réparties sur 5 lignes équidistantes suivant le cycle d’entrorse 2/5, on doit compter dans la couronne gamostélique 30 groupes de faisceaux.
À chaque nœud, la couronne libéro-ligneuse se fragmente dans la région correspondant à l'insertion
Fig. 2. — Parcours caulinai- de la feuille. Il s’en détache d'abord re des 3 faisc. se rendant à 1 7 .
anse nn OUI MATOS cordon libéro-ligneux,
En a la couronne ligneuse puis, un peu plus haut, 2 cordons est simplement lobée, enb L]us petits situés respectivement à elle est ouverte vis-à-vis . N :
des 3 faisceaux, en celle droite et à gauche du premier (fig.
n'est plus Ouen 2 NE Couronne Pamostelques face du faisceau médian,
end elle est complètement leferme ensuite en comblant d’a-
refermée et les 3 faisceaux bord les vides laissés par le départ foliaires sont dans l’écor-
D A Dee des faisceaux latéraux, puis un peu détache de la tige. G.:10/. plus haut, l’espace correspondant au départ du faisceau médian. Dans les espaces libres, laissés par le départ des 3 faisceaux foliaires, il persiste pendant plusieurs années de larges rayons médullaires,
C’est par le médian plus large que se fait le raccordement des tissus conducteurs du rameau latéral issu du bourgeon axillaire correspondant, avec ceux de la tige principale (314).
Dans chaque cordon procambial, les premiers éléments libériens se caractérisent au contact de l'arc péridermique ou en sont séparés par L ou 2 assises de cellules. Ce premier ilot libérien, outre les tubes criblés et leurs cellules compagnes, comprend quelques cellules parenchymateuses.
Les premières trachées apparaissent plus tard au contact du parenchyme médullaire. La différenciation ligneuse du parenchyme procambial se fait ensuite vers l’ilot libérien correspondant.
L'épiderme de la jeune tige est recouvert d’une cuticule plus ou moins épaisse suivant les espèces. Parfois il existe à sa surface une légère efflorescence cireuse (M. Burmanni). Des poils analogues à ceux des feuilles se rencontrent ordinairement chez les espèces velues. Les stomates sont nuls ou très espacés et portés souvent sur de petites élévations.
Le parenchyme cortical (pl. 1, fig. 9) est constitué extérieurement par des éléments chlorophylliens. Le parenchyme plus interne est, aux périodes de repos, le lieu d'un abondant dépôt d’amidon. Certaines cellules spéciales à parois minces sont très riches en tanoïdes qui se déposent aussi dans le parenchyme libérien, parfois en grande abondance. D'après Isxixkawa ‘, le M. Nagi renfermerait dans son écorce sèche jusqu’à 11 p. 100 de tanin. D’autres cellules de parenchyme cortical moyen et interne contiennent des cristaux d’oxalate de calcium appartenant au système clinorrkombique ; les uns fort petits se présentent parfois sous forme de sable épars, plus souvent en mâcles
1 IsaiKAWA (IL), Materials containing Tanin in Japon. The Cheminal News, t. XLII, 1880, p. 274.
ou en agglomérations irrégulières, enfin fréquemment en gros cristaux tabulaires isolés dans chaque cellule. Ces dif-