‹ Monographie des orobanchesChapitre 3 sur 26 · La Crénelée. FonsKifiLL. Douteuse. D'Egypte · texte numérisé non relu

La Crénelée. FonsKifiLL. Douteuse. D'Egypte

S,"" Uinsigne. Clarckb. Douteuse.

9."* Celle D'Egypte. De Candollb : Herbier. Fleurs à longs pédoncules. D'Egypte.

NuTTAL en décrit encore trois autres qui sont particulières à l'Amérique septentrionale, i.^ Yol Ludwicienne. a.<> La Fasciculée. 3.® La Biflore\ mais les caractères qu'il leur assigne ne sont pas suffisants pour la classification.

Enfin Wallroth ôte du genre des Orobanches deux espèces de Linn^, celle de Virginie et celle d Amérique, dont il forme deux genres nouveaux.

i.<> La Milatiche américaine, à calice monophylle, urcéolé, à cinq dents^ à écaille solitaire^ à fleurs polygames dont les mâles ont une corolle quadrifide, et les femelles une corolle à peu près entière, qui se rompt à la base, et recouvre ensuite la capsule comme une coiffe ; les semences trèspetites sont striées , prolongées en queue et recouvertes dWe pellicule blanche et transparente. L'embryon n'est pas visible. Cette plante , qui a une consistance ligneuse, est très ramifiée ; ses radicules sont fasciculées et subdivisées, ses fleurs écartées ; elle vit en Virginie sur les racines de rif, appelé en grec (u?saç.

2.^ La Conopholis américaine a un calice monophylle tubulé, très-entiet au sommet; trois bractées, l'extérieure écailleuse, les intérieures linéaires ; une corolle tubuleuse jaunâtre , quadrifide , recourbée et labiée, la lèvre supérieure entière, le stigmate en tête. Le reste de la fructification est inconnu. Elle vit dans la Caroline sur les grosses racines des arbres, son nom vient de la multitude d'écaillés qui recouvrent ses tiges simples, et qui après la fleuraison ne ressemblent pas mal à des cônes de sapin.

Il paroit surtout, d'après ces deux derniers genres, comme nous l'a-

Yons déjà observé en parlant de la Tribu des Hœmodorons, que F Amérique du Nord contient des formes orobanchoides beaucoup plus variées que l'Europe et même que les autres parties du monde.

Voila le tableau jusqu a présent le plus exact des genres et des espèces qui composeront sans doute un jour la famille des Orobanches. Je n en présente icLque les deux premières Tribus, parce que les autres sont à peine européennes, et dans ces tribus même, je ne décris que les espèces que j ai plusieurs fois observées et recueillies vivantes; si cette Monographie, qu'on ne doit considérer que comme un essai, est Ssivorablement reçue, je m'appliquerai à la rendre moins impar&ite, soit en corrigeant les erreurs qui me seroient échappées, soit en ajoutant dans un supplément les nouvelles espèces qui pourroient parvenir à ma connoissance. En attendant , je prie encore une fois les Botanistes de désigner toujours avec les plantes sur lesquelles elles croissent, les nouvelles Orobanches qu'il; auront observées, de les décrire vivantes avec leurs couleurs, et de remarquer surtout la couleur du germe, du style, et du stigmate; car dç tons les caractères des Orobanches, ce dernier est un des plus constants.

Il ne me reste plus qu'à remercier les diverses personnes qui ont bieii voulu me £ûre parvenir des Orobanches, soit 6raîches, soit desséchées, et de rendre en particulier à l'excellent Monsieur Retnier, dont la mé^ moire me sera toujours chère, un dernier témoi^[nage de ma vive rçcou^ noissance.

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