I. Dr.Nnaonus stbk.ati's Owen
Hech. Pois». Fou». Vol. Il , Tab. SS a, fig. 19 et 20. Old Red , Tab. C , fig. 10, 20-22.
Le Deiulrodiis strigalu» se distingue par ses dents allongées , presque cylindriques et à sommet obtus et arrondi. Les stries longitudinales sont très-iines, serrées, peu profondes et ne s'effacent que tout près du sommet , qui est parfaitement lisse. Aussi les coupes transversales présentent-elles un contour presque circulaire sans saillie notable ; le centre qui forme à-peu-près le tiers de toute la niasse , est occupé par les réseaux des canaux médullaires. (Jnc première particularité qui frappe, c'est qu’il n’y a pas, comme chez les autres espèces, de ces branches anastomosées intermédiaires , qui chez d’autres espèces forment un réseau très-serré entre les branches principales. Tous les canaux sont au contraire de la même dimension , et suivent presque tous l'axe de la dent , en montant verticalement de la base vers le sommet. Ia*s espaces qui séparent les feuillets de dentinc se présentent sur la coupe transversale (fig. 20) sous la forme de canaux à-peu-pràs rectilignes , rayonnant du centre à la périphérie. Ils ont des branches latérales très-courtes partant à angle droit du tronc principal , et finissant dans des élargissemens beaucoup plus considérables. Un pareil interstice vu dans son ensemble a à-peu-près la forme d'une rivière , coulant dans un lit étroit et recevant des deux côtés une multitude de ruisseleLs latéraux , prenant leur source dans de petits lacs. Telle est du moins l’image que représente une coupe transversale fortement grossie ( fig. 21). Mais si nous considérons , que ce qui nous parait un canal rayonnant du centre vers l’extérieur, est un interstice séparant deux bandes constitutives de la dent , il devient alors évident que les élargissemens qui s’observent au bout des filets latéraux des interstices ne sont que les coupes des canaux verticaux , qui courent de la base vers le sommet, parallèlement à l’interstice médullaire, et communiquent de temps en temps avec ce dernier au moyen de petits filets latéraux. Il n’y a donc pas chez le D. strigalu s une aussi grande différence entre le centre et le contour de la dent que chez les autres espèces ; les mêmes canaux verticaux existent dans les deux parties , seulement dans le contour ils sont placés régulièrement en série le long des deux côtés des interstices médullaires.
C) Oduiuocraptiie . pag.171.
La dentine est repliée autour de ces différens canaux , de la même manière que dans les autres dents. Elle les entoure de tous côtés, imitant tous leurs contours. Cette dentine est d'un beau jaune clair et remplie de tubes calcifères assez serrés. Ce qui distingue surtout la dentine du D. slriijatus. c’est que, dans les coupes transversales, ces tubes ne paraissent pus disposés en faisceaux ou en éventail, mais qu’ils rayonnent de tous côtés, rappelant ainsi la structure des Myliobates cl d'autres poissons , où chaque dent est composée d’un assemblage de canaux médullaires indépendans. Les tubes sont droits, peu ondulés, quelquefois courbés en S , et en général courts , à cause de la minceur de la dentine qu'ils traversent sans se ramifier.
I,a dentine est très-nettement séparée par une ligne noire d’une seconde substance , qui l'entoure de la mérne manière que celle-ci entoure les canaux et interstices médullaires. Celte substance est blanche , transparente et plus cassante que la dentine elle-même au milieu de la dent. Son épaisseur va en augmentant vers le sommet ; elle n’offre pas de trace de structure, excepté dans les angles des canaux médullaires , où les tubes calcifères de la dentine , plus serrés cl en plus grand nombre qu’ailleurs, la traversent de part en part. D’après cela, je ne puis me refuser à envisager cette substance comme un véritable émail. En effet, si l’on se rappelle que les tubes calcifères de la dentine pénètrent aussi dans le capuchon émaillé que portent les dents du Polyptcrus, du Saurichthys et de leurs congénères, on ne trouvera pas extraordinaire qu’ici aussi ces tulles ne finissent pas à la limite de la dentine ; d'un autre côté on connaît un assez grand nombre de dents à dentine plissée, surtout chez les Mammifères, où l’émail participe à celte structure, particulièrement dans les replis de l’intérieur de la dent.
Chaque interstice médullaire, avec ses canaux latéraux, est donc entouré d’une double couche de substance : la dentine et l’émail , qui imitent parfaitement les contours des canaux et des interstices. Mais ces systèmes ne sont point indépendans, ni séparés par des fentes venant de l’extérieur; ils sont au contraire soudés par une couche de cément. Le cément se reconnaît très-facilement à ses fins réseaux, à scs grandes cellules calcifères, qui se présentent comme de petits points noirs sur les coupes de fig. 21 et 22. Ces cellules qui paraissent noires sous le microscope, sont presque rondes, et présentent de fins rayons, qui en s'anastomosant avec les fins filets , forment les réseaux du cément ; elles sont irrégulières et plus nombreuses vers le contour de la dent qu’à l’intérieur; on n’en découvre pas dans les autres substances. Il y en a aussi moins dans les replis des canaux verticaux que sur la limite de deux systèmes interstitiaircs (fig. 21), et même elles sont si serrées dans cette ligne, qu elles se voient déjà sous un faible grossissement.
Les exemplaires figurés proviennent des environs de Riga , et m ont été communiqués par M. Murchison. qui les avait reçus du D' Pander.
AS. OLtt RED.
(I. DïNDHOMS LATl'S Owei).
OUI Hih) , Tab. 28. lig. i et 2.
Cette espèce est la plus grande que nous connaissions. Elle atteint jusqu'à deux pouces et demi de longueur. La base est large, circulaire. Peu à peu, en s’élevant vers le sommet, la dent perd son aspect conique . et il se développe sur le rété une carène fort émoussée et à peine sensible , mais qui suffit pour donner à la dent une coupe ovalaire. La pointe de la dent est émoussée. Les stries longitudinales sont tout aussi fines (]ue dans l'espèce précédente, et visibles jusqu'au sommet. Les dents sont en outre faiblement courbées en S; ce qui les distingue facilement du D. slrignlua.
Les originaux de mes figures , découverts par M. DufT d'Elgin , à Scatcraig, m’ont été communiqués par M. Robertson ; ce sont les mêmes qui ont servi à M. Ovven à établir l'espèce Je n'ai pu en examiner la structure microscopique.