‹ Monographie des poissons fossiles du vieux grès rouge ou système dévonien (old red sandstone) des Îles britanniques et de RussieChapitre 66 sur 104 · I. BOTHHIOI.F.PIS OHNATA Kichw · texte numérisé non relu

I. BOTHHIOI.F.PIS OHNATA Kichw

Old Red , Tab. B, fig. 7 et Tab. 29.

ST», (ilyplattou* rtliculatu* Vgass, Pois». fbss.. Vol. I, pag. XXXIV.

Les plaques de celle espèce sont très-nombreuses en Ecosse comme en Russie. J’en ai vu de Clashbennie, d’Elgin et de Prinlschka. Elles sont longues de trois a six pouces, oblongues . ayant souvent une carène longitudinale , dont les deux côtés déclinent comme un toit; souvent aussi elles sont entièrement piales ou arrondies en coupole. La carène longitudinale parait ne se trouver que sur les plaques qui garnissaient un bord du corps ou de la télé, faisant saillie au-dessus des autres. Les plaques ont quelquefois jusqu’à trois lignes d'épaisseur ; on y voit sur des coupes, même à l’oeil nu, un fin pointillage provenant des ouvertures coupées des canaux médullaires.

Les omemens de cette espèce consistent en petits cnfoncemens circulaires placés les uns à côté des autres et séparés par des carènes qui, par leur juxta-position, paraissent hexagonales, à-peu-près comme les vitraux ronds des anciennes fenêtres, avec l’entourage en plomb qui les réunit. Les creux ont à-peu-près la grandeur d’une bonne tète d’épingle, et ils sont places en séries linéaires plus ou moins régulières, formant des lignes ondulées sur la surface de l’écaille. Pour lu plupart , ces creux sont isolés les uns des autres , quelquefois aussi plusieurs se confondent en formant un sillon plus ou moins long. la» carènes intermédiaires sont tranchantes et minces, mais elles se maintiennent au même niveau ; l’on ne pourrait donner une meilleure image de celte sculpture des plaques , qu'en enfonçant des épingles , la tête la première , sur du gy ps encore frais , car il en résulterait le même dessin .

En examinant ces plaques à la loupe , on voit au fond de chaque cellule osseuse un petit trou central (fig. 2a) , qui mène dans un canal médullaire de l’intérieur de l'écaille. Evidemment ces trous étaient destinés à donner passage aux fins vaisseaux sanguins qui montaient à travers l’écaille pour se ramilier dans l'épiderme qui couvrait la plaque.

Les lig. f et 2 de la planche 29 sont des plaques . les trois autres des moules , qui naturellement présentent en relief ce que Iqs plaques véritables ont en creux. Au lieu de creux , on trouve sur ces moules de petits mamelons en séries régulières , séparés par de petites rigoles et couronnés chacun par un petit noeud saillant au sommet du mamelon. Ce petit noeud correspond au trou vasculaire central du creux de la plaque , et c'est par là qu'on distingue aisément les moules des Bolhriolépis des plaques d'Asterolépis. En effet , les Asterolépis ont aussi des mamelons serrés , mais au lieu d'un noeud saillant , on trouve un trou au sommet du mamelon, par lequel passait le vaisseau sanguin.

Les originaux de mes figures m’ont été communiqués par M. Robertson , et proviennent (t Elgin.

On ne connaît pas encore les autres parties solides du II. ornala. M. Eichwald dit que les dents sont coniques , pointues au sommet , ridées à la base , et par conséquent fort semblables aux dents de l’espèce suivante. Les plaques se trouvent en quantité énorme en Russie, et il n’y a pas de doute que le zèle des savans de ce pays éclaircira sous peu les incertitudes qui existent encore à l’égard de cette espèce.

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