‹ Monographie du choléra-morbus épidémique de ParisChapitre 14 sur 50 · APRÈS LE CIIOLÉRA-MORBUS · texte numérisé non relu

APRÈS LE CIIOLÉRA-MORBUS

épidémie; car malgré le grand nombre de malades que j’ai observés, je n’ai point vu de deuxième choléra sur la même personne.

Beaucoup de personnes ont conservé, dans la convalescence, des crampes très pénibles , dans les pieds surtout, qui se reproduisaient particulièrement la nuit; d’autres ont gardé une disposition à vomir avec une extrême facilité, bien que leurs organes digestifs aient récupéré toute l’intégrité de leurs fonctions.

J’ai observé deux fois une surdité survenue dans la réaction après la période bleue , qui a augmente a la convalescence, et n’a cessé progressivement qu’au bout de dix à douze jours du rétablissement complet de toutes les fonctions.

Les convalescences du choléra ont été d’autant plus pénibles, et les malades étaient d’autant plus exposés aux accidents inflammatoires qui se manifestent si aisément sur les organes digestifs après cette maladie, que la réaction avait été plus difficile, et surtout que les crises avaient été moins complètes. C’est ainsi que des personnes chez lesquelles la diarrhée cholérique, ou même le choléra débutant, avaient été subitement arrêtés, restaient dans un état de faiblesse et de malaise qui n’aurait pas été plus grand après une maladie grave de deux mois, et tombaient même dans des accidents inflammatoires profonds des viscères abdominaux , ou dans un état de congestion cérébrale inquiétant par ses récidives faciles et fréquentes.

Les convalescences qui ont succédé à une période de réaction bien marquée, devant laquelle la maladie s’était progressivement éteinte , et qui s’était terminée par des crises bien soutenues, ont, au contraire, été presque

86 CONVALESCKNCü APRÈS LE CHOLÉR A-MORBUsV toutes faciles; une certaine susceptibilité des organes digestifs et une grande irritabilité nerveuse étaient alors les seuls phénomènes notables de ces convalescences, qui s’achevaient en huit à dix jours au plus d’une manière complète.

Quand les convalescences sont difficiles, la plus légère cause peut faire éclater des accidents très graves , soit dans l’abdomen, soit vers la tête; on a alors une maladie en tout semblable à celle qui se manifeste dès la période de réaction par une métastase. On a dit que ces accidents nouveaux peuvent avoir leur siège dans le thorax. Je n’ai rien vu de pareil ; je n’ai observé qu’une seule pneumonie dans la convalescence du choléra; mais elle était produite par une cause accidentelle. Je regarde comme établi d’une manière incontestable que ces métastases s’opèrent exclusivemen t sur l’encéphale ou les intestins; mais le plus fréquemment elles arrivent à cette période de la maladie sur les organes abdominaux.

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