DU CHOL1-UA.-MORBUS. I
réaction qui arrête la maladie dans la période phlegmorrhagîque; dans la période bleue, la réaction , au début de cette période, uest efScace que lot^qu elle est modérée et bien soutenue, et quelle suspend unnied.alement tous les désordres cholériques, on peut compter sur cette réaction, et tout son danger ne vient en general que de sa trop grande intensité; mais si la réaction U offre pas ces symptômes favorables, il faut s attendre à perdre encore beaucoup de malades. Je crois q«e ce n’est pas exagérer que de dire qu’on perdra la moitié des malades après une pareille réaction survenant meme au début de la période bleue.
On peut poser comme règle générale que le cinquième des malades qui ont été à la période bleue, même encore à son début, périssent dans les accidents consécutifs a
I rcâction»
Lorsque la période cyanique est confirmée, il ne faut porter de prognostic sur la réaction que vers le Uoisiènie jour de sa durée; si, à cette époque, les sécrétions et les excrétions se font bien , si le pouls reste large , développé, la peau avec une chaleur halitueuse, la respiration large et facile, on peut compter sur un heureux résultat; mais si le pouls était petit et fréquent, le malade accablé et comme courbaturé ; s’il avait de la propension au sommeil, si les urines se supprimaient, si la peau devenaitsèche, il faudrait s’attendre à une grave métastase cérébrale, dans laquelle il est probable que le malade succomberait. Il arrive quelquefois, à cette epoque, que la langue et les extrémités se refroidissent, quoique le pouls conserve de la vitesse et même un certain développement; la respiration est toujours alors anxieuse et ralentie. 11 ne faut plus, dans ces cas, rien espérer du ma-
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lade; il succombera inévitablement le jour même, ou le lendemain.
On ne saurait donc trop porterd’attention aux symptômes qui se présentent dans la réaction j le moindre signe de métastase probable ou d’affaiblissement général des fonctions de la circulation et de l’hématose a une très grande valeur. Des malades arrivés en réaction de la période cyanique confirmée, il en périt plus de la moitié parles métastases, et surtout par les métastases cérébrales.
Les crises et les phénomènes dont elles s’accompagnent sont d’une grande valeur pour le prognosticde la maladie, et surtout pour le prognostic de la convalescence.
Les sueurs abondantes, coïncidant avec une fièvre modérée et le rétablissement de toutes les fonctions, sont avantageuses, et sont, avec les urines , l’évacuation critique sur laquelle il faut le plus compter, et qui juge le mieux et le plus sûrement la maladie; mais les sueurs faciles, comme les urines aqueuses , qui coïncident avec une augmentation dans la fréquence du pouls, ne sont d’aucune utilité pour le malade; elles annoncent une prolongation insolite de la maladie et une convalescence des plus pénibles.
Les urines abondantes , colorées , d’odeur ammoniacale, seront toujours très avantageuses; je les ai toujours vues suivies du rétablissement du malade.
Les hémorrhagies iiasales , qui se joignent quelquefois aux urines dont il vient d’être question , sont utiles; si, au contraire, elles arrivent avec des urines aqueuses et la sécheresse de la peau , elles présagent la terminaison par métastase abdominale. Si elles s’accom-î
DU CIIOLERA-MORBUS.
pagnent de la suppression des urines , on peut compter suM’invasion très rapide des accidents cérébraux.
Lorsque les accidents fébriles cèdent par une sueur peu abondante, ou par une hémorrhagie nasale, au bout de vingt-quatre heures de durée , il faut s attendre à les voir se rallumer le lendemain ; et lorsque la réaction consiste ainsi en plusieurs accès rémittents, le ju-ement de la maladie s’opérera très lentement , avec difficulté, et le malade restera pendant des semaines dans un état de faiblesse extrême, avec alternatives de frissons, de fièvre , de chaleur à la peau et de sueurs. Cette prolongation de la fièvre de coction est presque toujours accompagnée d’urines limpides , incolores et abondantes. C’est un état toujours grave dans lequel des accidents inflammatoires abdominaux sont imminents.
La terminaison par métastase cérébrale avec assoupissement comateux est très grave; on guérit un très petit nombre de malades dans cet état; on n en gueiit aucun s’il y a en même temps suppression d’urines ou froid de la langue ; dans ce cas , les sinus de la base du crâne sont oblitérés.
L’encéphalite métastatique avec accidents d’hyperstimulation cérébrale est toujours des plus graves; elle offre cependant plus d’espoir de guérison que le coma simple. Si elle coïncide avec la suppression d urines , elle n’est pas toujours absolument mortelle, quoiqu elle laisse peu d’espoir.
La gastro- entérite érythemoïde est , des terminaisons métastatiques du choléra, celle qui met le malade dans un moindre danger; à moins qu’elle ne soit fort étendue, elle cède ordinairement avec assez de facilite.
La gastro-entérite folliculeuse est plus grave que