DU CHOLÉRA-MORDUS
un symptôme qui se présente liabituellement dans presque toutes les maladies comateuses j c est de la respiration stertoreuse que je veux parler; je ne l’ai observée que dans deux cas où l’affection cérébrale n’était survenue qu apres cinq a six jours de reaction, bes malades succombent ordinairement au coma cholérique par le ralentissement progressif de la circulation et la suspension lentement croissante des fonctions de l’hématose.
La gastro-entérite folliculeuse métastatique après le choléra, quelque grave qu’elle semble au premier abord, n’a jamais toute la gravité de la gastro-entérite folliculeuse primitive; elle n’en a point aussi la durée, et l’on trouve l’explication de cette circonstance dans ce fait qu’elle va rarement jusqu’à ulcérer les follicules abdominaux. Elle se termine le plus souvent , au bout de sept à huit jours, par une sueur générale qui s’établit après vingt-quatre heures d’un mouvement fébrile fort intense qu'il faut savoir respecter, si l’on ne veut pas nuire aux malades. Ce mouvement fébrile s’annonce, dès la veille de sa manifestation , par une chaleur vive de la peau , une injection assez marquée des conjonctives, et des urines crues fort abondantes , assez souvent retenues dans la vessie, d’où il faut les extraire par le cathétérisme. Le malade est pris, la nuit qui suit ces prodromes, d’un mouvement fébrile de coction avec une agitation marquée, dans laquelle il est tourmenté par de la céphalalgie susorbitaire vive, des angoisses générales, et une sensation de fourmillement et d’engourdissement dans les membres. La fièvre s’allume peu à peu sans frisson d’invasion; elle devient intense, et se caractérise par une fréquence assez grande du pouls qui offre des irrégularités dans ses battements; elle se termine assez souvent, au bout de douze à quinze heures
()8 SYMPTOMES nu C(10LÉRA.-MORBUS.
lie durée, par une sueur abondante de bonne nature dont le premier résultat heureux est la suppression de la céphalalgie. J’ai toujours vu les accidents d’inflammation folUculeuse abdominale céder rapidement après ce mouvement fébrile, pendant lequel j’ai constaté comme symptôme bien pénible pour les malades, et cependant de bon augure , des vomituritions succédant à l'ingestion des boissons, et un hoquet continuel. Il se manifeste ordinairement, après que le paroxysme fébrile de dixhuit à vingt-quatre heures a cessé , deux ou trois selles • diarrhéiques pulpeuses, légèrement rougeâtres, excrétées quelquefois avec des épreintes ; le malade rend en i même temps des urines troubles, furfuracées. Dès ce moment, la langue s’humecte et pâlit, les fuliginosités > des dents disparaissent, l’aspect général de stupeur se dissipe, la chaleur de la peau devient halitueuse , le ventre souple et indolent j en un mot, tous les phéno-mènes de phlegmasie abdominale s’évanouissent.
L’arachno’idite métastatique après le choléra m’aparui se terminer aussi par une sorte de fièvre de coction, semblable à celle que je viens de décrire suivie de: sueurs, d’urines et de diarrhée critique, se montrant absolument de la même manière. Cependant, comme je n’ai observé que quelques unes de ces arachno’idites , que je n’en ai même vu que deux ou trois dans lesquelles la présence de la méningite ne semblât paS' douteuse, je ne me crois pas autorisé à poser comme: fait d’observation générale, inhérent dans le plus grand nombre de cas à la marche régulière du mal , ce que je n’ai constaté que dans un si petit nombre de malades.
DIAGNOSTIC DU CHOIÆUA-MOllIJUS. 69