‹ Monographie du cocon de soieChapitre 111 sur 189 · ÉGYPTE · texte numérisé non relu

ÉGYPTE

Les Arabes lettrés disent que la culture du mûrier était assez étendue en Egypte, il y a trente ans, sans pouvoir d’ailleurs fournir aucun renseignement valable sur son importance.

Il serait inutile de chercher les éléments d’une statistique auprès des gens du peuple, qui souvent ignorent jusqu’à leur âge personnel.

Le Delta doit conserver une proportion assez considérable de mûriers datant du règne de Mehemet-Ali.

En 1865, lorsque je visitai le domaine de l’Ouady, appartenant alors à la Compagnie du canal de Suez, celui-ci en possédait encore 2,000 environ. Le bois des vieux troncs est utilisé dans la construction des dahabiehs du Nil et des sakiés.

Les Egyptiens attribuent généralement la décadence de leur sériciculture à l’introduction des semences infectées provenant d’Europe. C’est d’Egypte qu’était importée en Syrie la race Mosrys (fig. 157) tirant son nom du mot arabe Massr (le Caire).

STATISTIQUE

En 1865, le domaine de l’Ouady, sous la direction de M. Guichard, cultivait 30 onces de semences diverses, atteintes déjà, détruites depuis.

Son Altesse le khédive cherche actuellement à rendre la la vie à cette industrie, et deux Français de la Drôme et de l’Ardèche, l’un directeur des cultures spéciales de la soie, l’autre du jardin d’acclimatation à Ghésirech, MM. Gautier et Sauvadon, s’occupent activement de ce réveil.

M. Gautier évalue à 10,000 kil. de cocons le produit de la première récolte en 1872.

L’Égypte possède 1,000 à 1,500 métiers, souvent fort primitifs, consommant 60 à 80,000 kil. de grosses soies.

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