‹ Monographie du cocon de soieChapitre 124 sur 189 · CORSE · texte numérisé non relu

CORSE

Le plus ancien chroniqueur de File, qui écrivait vers la fin du seizième siècle, affirme que depuis longtemps on récoltait beaucoup de soie en Corse, et il en vantait la qualité.

Toutefois, les plus vieux mûriers existant dans ce pays ont été plantés après sa conquête par la France, effectuée en 1769. Us ont servi à faire annuellement de petites éducations dans une vingtaine de localités, jusqu’au moment où le gouvernement songea à encourager de nouveau la culture du mûrier.

* Ce ne fut que vers 1830 que l’on créa des pépinières, et que la multiplication de cet arbre fut pratiquée sur une

FRANGE

vaste échelle, mais les plantations furent entreprises particulièrement dans la région maritime, qui, à l’heure présente, ne paraît pas celle oîi les vers prospèrent le mieux. Aussi les propriétaires de la région, qui s’étaient adonnés à cette culture vers 1836, ont-ils généralement arraché les mûriers, sauf peut-être à Porto-Vecchio.

L’industrie de la soie commençait à se développer en 1852, lorsque l’épidémie frappa la Corse ; certaines localités furent épargnées toutefois, et visitées par des graineurs, particulièrement italiens, avec des succès divers.

Somme toute, la quantité de cocons a plutôt augmenté que diminué depuis l’invasion et peut s’évaluer à 10,000 kil. en 1869.

La flg. 145 représente une race cultivée à Porto-Vecchio.

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