‹ Monographie du cocon de soieChapitre 125 sur 189 · DORDOGNE · texte numérisé non relu

DORDOGNE

Avant la maladie, l’élève des vers à soie y prenait du développement, particulièrement le long des rives de la Dordogne, vers Montignac, le long de la Vezère, près de Périgueux, en remontant l’Isle, et aux environs de Riberac.

On commençait à s’y livrer à Brantôme et dans le Nontronnais.

Divers éducateurs vendaient annuellement pour 2 à

STATISTIQUE

3,000 fr. de cocons, surtout de la race Petit Milanais ou Sina. La totale quantité récoltée produisait environ 70,000 fr., ce qui suppose 15,000 kil. de cocons.

La maladie a découragé les plus fermes, et la culture du tabac, suffisamment rémunératrice, ayant été autorisée au même moment, l’on a abandonné le mûrier, d’autant mieux qu’à défaut du grainage il fallait porter les cocons à Bordeaux, Montauban et Toulouse.

11 ne subsiste actuellement en Dordogne qu’une dizaine d’éducateurs, récoltant ensemble pour une valeur de 10,000 fr.

Néanmoins, en cette dernière année (1872), il se produit une réaction vers le grainage ; une dame de Riberac a vendu en 1871 pour 5,000 fr. de cocons, et tous les mûriers utilisables sont recherchés avec soin.

La fig. 56 représente un cocon élevé à Sivrac par M. de Laverrie.

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