PORTUGAL
L’art d’élever les vers à soie fut introduit en Espagne par les Maures, et de là se répandit en Portugal, dont le climat lui fut particulièrement favorable dans les provinces du Nord.
Vers le seizième siècle, les étoffes produites par l’industrie portugaise étaient exportées et appréciées dans le Nouveau-Monde.
Mais les richesses considérables que le Portugal retira bientôt de ses colonies furent une cause d’abandon pour toutes les branches de l’agriculture, et de décadence pour la sériciculture.
Vers le milieu du dernier siècle, un grand ministre, le marquis de Pombal, imprima à celle-ci une nouvelle impulsion. Il fit établir près de Bragance, à Chacim, une filature modèle, dont les ouvriers vinrent d’Italie et de Piémont, il tira des semences de ces pays, créa dans les mois d’août et de septembre des foires spéciales à la soie, pour les provinces de Beira et 'l’ras os Montes, et favorisa de toute manière le développement de cette industrie. A sa mort, survenue en 1782, Chacim déclina; les Italiens, pressés par les événements contemporains, quittèrent le Portugal, et survint une seconde ère de décadence.
En 1837, le Portugal ne comptait plus que . dix-huit manufactures de soies dont les métiers étaient alimentés par