TURKESTAN
Le Turkestan, situé à l’est de la mer Caspienne, se compose de quelques Etats, dont les principaux sont le khanat de Khiva, Balk, Bukara et le Khokand.
En 1869 et 1870, il vint en Europe, par les maisons italiennes Barbiéri, Adamoli, Tagliabue et Meazza, particulièrement du Khokand et d’Urgenci (khanat de Khiva), une vingtaine de mille onces de graines, vendues sous le nom de Turkestan.
Le Khokand, dont les principaux centres sont Khodgent et Tachkend , possède d’abondants mûriers et récolte beaucoup de soie.
L’hiver y est fort court, l’été fort chaud et sujet à de brusques variations de température ; d’ailleurs, les vers sont élevés sous des hangars, sans simultanéité, et alimentés trop parcimonieusement avec le mûrier sauvage.
Les cocons se lèvent de fin de mai à fin de juin. Ils composent un mélange de types très-variés ; l’on y rencontre plusieurs genres de gros formats de l’Orient cotonneux de tissu, des formats moyens satinés, et des types d’origine italienne, carteux et sans déformation sensible.
Toutes les couleurs, du jaune paille à l’orangé vif, du blanc pur du Sina aux blancs verdâtres et grisâtres, s’y trouvent mélangées.
T U R Iv E S T A N
La fig. 180 représente un cocon Turkestan d’origine évidemment italienne, légèrement satiné, et la collection du musée industriel renferme six échantillons de Tachkend et Khodgent , sous les nos 416 à 421.
Les semences du Turkestan n’ont pu réussir en Europe, ce qui n’a point empêché le gouvernement local d’en restreindre l’exportation à 4,000 kil., et de les frapper d’un droit de 20 roubles par livre.
Il n’est pas présumable que l’Europe abuse de ces facilités.