‹ Monographie du cocon de soieChapitre 172 sur 189 · DE SHANG-HAI A N I S N I N O V O G O R O D · texte numérisé non relu

DE SHANG-HAI A N I S N I N O V O G O R O D

Trajet d'hiver

Nous partîmes de Shang-hai pour Tien-tsin le 28 juillet 1863, à bord d’un petit steamer (le Warato ) de la maison Mosez.

Deux jours après, à neuf heures du soir, nous ancrions à l’embouchure du Peï-ho, en face delà ville de Ta-kü. Le 2 août, nous dépassions les forts de Ta-kü, qui, aux mains des Français et des Anglais, protègent la route de Tien-tsin à Pékin.

La cité de Ta-kü, située sur la rive droite, est grande, les maisons en terre, mais régulières et bien construites, la douane est en bois. La ville est sillonnée de canaux et la campagne couverte de rizières.

A quelques milles se trouve la ville de Fo-kü. Au quarantième mille, on rencontre Ko-kü, misérable village, où la mer arrivait anciennement, paraît-il.

Le bateau de Shang-haià Tien-tsin coûte 100 piastres (600 fr.), les bagages transportés gratis.

Le 3 août, arrivée à Tien-tsin. Les abords du fleuve sont couverts de champs de blés, coupés de canaux bien tenus, on n'y voit, pas de mûriers.

ITINÉRAIRE MEYNARD

Le port de Tien-tsin est à 2 kilom. de la ville. Ce port se compose de simples cabanes de pêcheurs, l’on n’y rencontre que quelques àniers ou des porteurs de palanquins. La majeure partie de Tientsin se trouve sur la rive droite, réunie à l’autre par des ponts de bateaux.

Les habitants ont la singulière habitude de faire leurs visites, ou même leurs affaires, en portant à la main une cage renfermant un oiseau.

De nombreux paysans se rendent à la ville chargés d’une innombrable quantité d’autres cages de jonc pleines de sauterelles, dont il se fait un grand commerce, les Chinois établissant des paris sur les combats de ces insectes.

A Tien-tsin, il n’existe qu’une auberge tenue par un Français, et dans cette auberge qu’une seule chambre à coucher. Il n'y a aucun

commerce de soies.

Le 12 août, reçu du consul de France le passeport avec route désignée , nous autorisant à traverser la Chine.

Remontés de Tien-tsin à Ton-ciâo, dans une barque marchant tantôt à la voile, tantôt à la cordelle ; elle coûte 15 piastres, et peut porter quinze caisses de marchandises ; les 400 kil. sont franchis le 16.

Partis de Ton-ciaô, le 17, sur une charrette traînée par des mulets; elle coûte 2 piastres et peut porter deux caisses; cheminé sur une route autrefois en larges dalles, aujourd’hui presque impraticable.

Arrivés le soir même à Pékin.

PEKIN (21 août)

Un mulet coûte 1 taël 70 et porle deux caisses d’ensemble 100 kil.

Partis de Pékin à dos de mulets, le 21 août, employé 2 h. 3/4 pour sortir de ses murs. Arrivés le soir à Shcioo-hô-ko par une route assez marécageuse, après avoir passé trois ponts majestueux en pierre, dont un à neuf arches.

ITINERAIRE JOUR E R T

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