DE PÉKIN A PARIS
Saison d’été
PEKIN (17 mai)
Toute cette partie de la route jusques à Kalgau (200 kilom.) a été faite à cheval.
ITINERAIRE MEYNARD
Traversé Shcioo hô-ko, arrivés le 22 au soir à Nanko, au pied d’une montagne et à l’embouchure d’une vallée. Quatre petites tours à demi ruinées, à cheval sur les deux versants du mont, et réunies entre elles par un mur, défendent cette entrée; ce sont les premières traces de la grande muraille.
NANKO (22 août)
Quitté Nanko et gravi la montagne pendant 4 h., sur une route réduite à l’état de lit de torrent, mais autrefois superbement pavée.
Traversé quatre murailles courant sur la cime des monts ; sur chaque point culminant, la muraille est couronnée d’une tour à créneaux, accessible seulement du haut de celle-ci, qui a environ 4 m. de large.
La muraille est crénelée du côté de la Mongolie et défendue par un parapet du côté Chine.
La plus grandiose de ces murailles, distantes de 9 kilom. l’une de l’autre, est celle qui domine la plaine du nord. Au pied de cette dernière, nous trouvons un des petits canons servant autrefois à armer les portes d’entrée.
La quatrième muraille a, nous dit-on, 250 1. de long.
Arrivés le 22 au soir à Tcia-taô.
tcia-tao (23 août)
En quittant Tcia-taô le 23 août, entrés dans une grande vallée, protégée de petits forts ou tours innombrables qui courent jusques k Houé-le-sien .
IIOUK-L E-SI E N
Arrivés dans cette ville très-fortifiée aussi; nous voyons dans une des rues principales deux vieilles chaussures hissées au haut d’un bambou.
ITINERAIRE J 0 U B E R T
39 kllom., T C H A N G - P I N - T C H É O U
14 kilo 111. , NAN'-KEOU
24 kilom., tciia-tao
ITINERAIRE M E Y N A R 1
Lorsqu'un mandarin abandonne un commandement, s’il est content de ses administrés, il daigne, pour le leur témoigner, leur laisser sa chaussure hors d’usage.
Le soir, après 5 h. de trajet dans une campagne bien cultivée, arrivés à Saa-cian, ville forte.
SAA-Gl AN (24 août)
Quitté Saa-cian le 24 et arrivés à Cinnie j., ville située au sommet d’un mont. Voyagé 2 h. dans le lit d’un torrent, rencontré quelques mines de houille en exploitation, et le soir débarqué à Shuen-qua-fû, ville de 200,000 âmes et capitale de la province. Nous y logeons chez les Lazaristes.
SCHUEN-QUA-FU (25 août)
Partis de Suen-qua-fû, nous traversons une riche campagne sur une route carossable, et arrivés sur une hauteur, y découvrons Kalgan, où nous arrivons après un trajet de 0 L, Kalgan est le confin du territoire mongol.
KALGAN ou SAN-CI A-lvAO
Kalgan est une belle ville de 200,000 âmes, située auprès d’un fleuve et au bas des pentes d’une haute montagne ; elle donne sur l’embouchure d’une vallée qui conduit en Mongolie.
Kalgan est l’échelle de toutes les marchandises qui vont en Mongolie, en Sibérie et en Russie; beaucoup de négociants russes y sont domiciliés.
La grande muraille, qui touche à l’extrémité nord de la ville, court durant quelques milliers de kilomètres vers la mer et vers la Tartarie, mais n’a guère que 5 m. de hauteur, 3 de base et 15 cent, au sommet.
A Kalgan nous avons beaucoup de peine à organiser notre caravane, à cause du manque de chameaux.
(Les voyageurs feront bien de se faire précéder par un Chi-
28 kiloni., KALGAN ou TGH ANG-KI A-KEOU
Est une grande ville de 200,000 âmes, située au fond d’une vallée qui vient rejoindre celle de Suen-hsa-fou . Cette ville est l’entrepôt du commerce entre la Mongolie et la Chine.
Au nord est la grande muraille qui court sur la crête des montagnes. Cette grande muraille est un mur en chaux et moellons, de 5 m. de hauteur, 3 d’épaisseur à la base, 12 cent, au faîte ; les parements en sont courbes.