‹ Monographie du cocon de soieChapitre 2 sur 189 · M OROGRAPHIE · texte numérisé non relu

M OROGRAPHIE

C’est, on le voit, un soixantième des besoins de l’agriculture française qui, à cette époque, nécessite environ trentecinq mille kilogrammes de semences.

La récolte française touche alors (1850) à vingt millions de kilogrammes de cocons; elle a donc quadruplé depuis 1810. après avoir seulement doublé dans la période comprise entre 1810 et 1825, car elle est de dix millions de kilogrammes à cette dernière époque.

Le grand effort de la production s’est donc passé entre 1825 et 1850.

Avant de nous engager davantage dans l’historique de la maladie, et dans l’examen des races nouvelles de cocons qu’elle nous soumettra comme de fugitives apparitions, il est utile d’examiner quelles furent les modifications survenues dans les usages de la sériciculture européenne, depuis le temps où Corsuccio de Rimini (1580), Olivier de Serres (1000), Bonfanti de Cevà (1620), Levantio de Mantoue (1660), et Christophe Isnard (1665), décrivaient les pratiques de leurs époques.

Il ne sera pas sans intérêt de savoir ce qu’elles furent dans les deux siècles écoulés depuis.

Page 1