PiLOBOLüs RORiDüs, PersooH
Cellulis fvHCtiferis aciculas punctorias simidantibus ; cupulà rotundatâ, saepissune nulante; sporangio punctiformi , nigro.
Sgn. — Füngus viRGiNiANUs, etc., Pluck, Phyt., tab. CXVI (fide Fries).
Mücor roridüs, Boit, (versio Willd.), vol, III, tom. 132, fig. 4. — Relliam, Flor. Cantabrig., p. 122, fig. 4.
PiLOBOLUs RORIDÜS, Pcrs. , Syii. Fung., p. 118. — Schuni., Sael. , pars II, p. 188- 189 (in stercore humano). — Albert, ei Sehw., Consp. Fung., p. 72. — Linek, Spcc. Plant., tom. I, p. 93. — Berkely (apud Ilooker), Engel. Flor., vol. V, p. 231. — Fries, Syst. Myc., vol. Il, p. 309; vol. III, p. 312; Sam. Veg. Scand. , p. 487. — Rabenh., Dent, crypt. Flor., vol. II, p. 135.
Non PiLOBOLüs RORIDÜS, Léveillé , 1. e., tab. XX, fig. 1-6; nee Biscbolî, 1. e., fig. 3925; nee Som raerf., F/or. Lapp., p. 236; nec Ciirrey, 1. c., tab. II, fig. I-IO. fcon. nostra, tab. II, fig. B.
Le Piloboliis roridüs est indiqué par tous les auteurs , excepté par Schumacher, dans les mêmes stations que les Pilobolus crystallinus , et notamment sur le fumier de cheval.
Sans être une espèce qu’on puisse positivement rejeter, le Pilobolus roridüs est néanmoins une plante des plus incertaines. Persoon ^ doute de son existence; Albertini et Schweiniz, tout en l’admettant, font remarquer qu’ils n’ont pu bien l’observer^; Link est d’avis que le Mucor roridüs, Boit. , n’est qu’une Ascophora; l’espèce décrite et figurée sous le nom de Pilobolus roridüs par Léveillé, Bischoff et Currey, n’est qu’une forme du Pilobolus crystallinus ; Th. Bail, Greville, Piirton croient également que le Pilobolus roridüs i\\^i qu’une variété de l’espèce généralement répandue; Fries ^ et d’autres auteurs l’indiquent en société du Pilobolus crystallinus, et Sommerfert a pris jiour cette espèce une forme grêle de l’espèce commune. Enfin, durant ces deux dernières années. J’ai observé, dans diverses localités des environs de Garni, peut-être un millier de peuplades de Pilobolus crystallinus sans jamais ren-
• Syn. Fung. , p. II 8.
2 Conspect. Fung., p. 72.
^ Syst. Myc., tom. II, p. 309.
^ Flor. Lapp., p, 236.
contrer le vrai roridus, mais bien souvent des formes qui s’en rapprochaient sensiblement.
Ce ne sont pas seulement ces raisons, qui, certes, ont leur valeur réelle, qui me portent à douter de l’existence du Pilobolus twidus, mais plus encore l’examen critique des caractères distinctifs mêmes de l’espèce. Quatre caractères en effet sont généralement indiqués pour différencier les deux espèces.
D’après les descriptions des auteurs, le Pilobolus roridus se distingue du vryslallinus :
1° Par une tige grêle et plus allongée; mais j’ai remarqué déjà que cet allongement se produit bien souvent aussi chez le Pilobolus crystalUnus sous diverses influences;
2° Par la position penchée ou inclinée de la cupule; mais cette légère modification n’est pas rare chez ses congénères ;
3° Par son globule très-petit, ponctiforme; la même chose s’observe chez les Pilobolus crystalUnus et oedipus;
Enfin par la forme arrondie de la cupule.
Je dois avouer que je n’ai jamais trouvé de Pilobolus crystalUnus à cupules si parfaitement arrondies que le représente la figure de Bolton ; mais j’en ai rencontré souvent de forme subarrondie qui s’en rapprochaient assez sensiblement et offraient l’apparence d’une cupule sphérique quand on les regardait de face. Les figures de Bolton ne sont d’ailleurs pas généralement d’une exactitude si rigoureuse qu’on doive attacher à cette différence une importance majeure et décisive.
J’ai vainement cherché le Pilobolus roridus dans plusieurs herbiers, trèsriches cependant, de France, de Belgique et d’Allemagne; et la figure que j’en donne à la planche II n’est qu’une reproduction fidèle de celle de Bolton.