‹ Monographie du genre Pilobolus, TodeChapitre 11 sur 17 · Pilobolus lentigerus. Corda · texte numérisé non relu

Pilobolus lentigerus. Corda

Icon. Fung. , lom. I , p. 22 , tab. VI , (ig. 286.

Syn. — Pycnopodium lentigerum, Corda, Icon. Fung., tom. V, p. \S>\ Anleitung , p. 72, lab. C, Icon., 25, fig. 3-5.

Pour cette espèce, je puis dire avec assurance qu’elle n’est qu’une forme maladive du Pilobolus oedipus, Montagne.

Voyons d’abord les caractères que lui assigne Corda : C’est une tige claviforme, pleine, jaunâtre et furfuracée; un globule olivâtre, déprimé sous un angle aigu et des spores rondes de couleur pâle. Ces caractères , et surtout celui de la tige pleine, seraient certes suffisants pour fonder une espèce, même un genre nouveau , si je ne les avais rencontrés plus d’une fois sur le Püobolus oedipus. Quand on cultive, en effet, celui-ci sur de la vase trop sèche pour le nourrir convenablement, le liquide cristallin, qui joue un si grand rôle dans ces plantes, venant à manquer, la cupule se marque à peine, ce qui donne à la tige une forme clavée; les gouttelettes cristallines disparaissent; le protoplasma jaune n’étant plus refoulé dans le globule, remplit la tige presque entière, ce qui lui donne une apparence solide et une couleur jaune; il n’y a plus de projection, mais le globule mal rempli se colore faiblement et se déprime en se desséchant; enfin la membrane tégumentaire , toute chargée de protoplasma, apparaît sous le microscope comme légèrement furfuracée. Vous avez alors tout à fait le Pycnopodiim lentigerum de Corda. Je remarquerai encore que cet auteur trouva sa plante dans des conditions presque identiques « in merdâ humanâ exsiccaiâ, » et qu’il figure ses tiges ridées [Icon. Fung., vol. I, tab. Vi, fig. 286 et*J*ff), ce qui indique bien une plante flétrie et épuisée.

Ces expériences répétées jusqu’à trois fois ne laissent, à mon avis, aucun doute que le Pycnopodiim lentigerum ne doive disparaître de la liste des véritables espèces.

J’ai obtenu des résultats semblables sur le Pilobolus crystallinus ; mais le caractère des spores rondes, que Corda décrit et figure très-bien, me fait rapporter sa plante au Pilobolus oedipus Montagne.

Page 1