‹ Monographie du genre Pilobolus, TodeChapitre 9 sur 17 · PiLOBOLUs OEDiPus, Mofitague · texte numérisé non relu

PiLOBOLUs OEDiPus, Mofitague

Cellulis fructiferis brevioribus et robustioribus ; s/)orang^*o ampliore, hemisphaerico , )ninus depresso, nigro-violaceo , sports majoribus, sphaericis, subincarnato-luteis , epis- PORio DiscRETO, mm. crassis.

Sijn. — Mücor obliquus, Scopoli, Flor. Carniol. , pars II, p. 494-495?

PiLOBOLUs OEDIPUS, Montagnc , iifém. 5oc. Lin. de Lyon , 1826, p. 1-7, ûg. a-i ; Sylloge , p. 299. — Rabenhorst, Fungi Europaei, cent. IV, n“ 582.

PiLOBOLUs LENTiGERUs, Corda , Icoti Futiy., lom. I, p. 22, tab. VI, fig. 286.

Pycnopodium lentigerum. Corda, Icon. Fiing., toni. V, p. 18. Anleitung , p. 72, tab. C. fcoti., 25, fig. 3-5.

PiLOBOLUs CRYSTALLiNus, Cohn , Entwick. des Pii. cryst., Nov. act. nat. Cur. Bonnae, vol. XXIII, p. 495-535, tab. LI et LU. — Bonorden, Handhuch d. allgem. Mykologie, lab. X, fig. 203. Sub P. crystallino.

Icon. nostra, tab. I, fig. 1-20.

Le Pilobolus oedipus est toujours moins grêle et moins svelte que le Pilobolus crystalUnus. Sa tige, ordinairement courte et peu développée, donne à la plante un port trapu et massif qui lui est caractéristique. La tige même fait parfois entièrement défaut, de manière que la cupule, naissant alors directement du renflement inférieur, donne à la cellule fructifère la forme du chiffre 8 que surmonte le globule coloré.

La hauteur ordinaire de la plante est de deux à quatre millimètres. Le renflement inférieur de la tige se développe normalement à la surface du sol. Ces renflements étant nombreux et souvent très-rapprochés, les jeunes colonies de Pilobolus forment de larges taches jaunes qu’on remarque d’assez loin. Ceci ne s’observe qu’acciden tellement pour le Pilobolus crystalUnus. La position oblique du renflement inférieur de la tige est très-fréquente chez le P. oedipus; il m’a paru aussi généralement moins riche en gouttelettes cristallines , et conserve plus souvent une légère teinte jaunâtre que la première espèce. La cupule est le plus souvent de forme obovée, comme chez le Pilobolus crystalUnus ; il n’est cependant pas rare de trouver des colonies entières dont les cupules, singulièrement arrondies, figurent de larges ciboires. Quand on cultive ce petit champignon dans l’obscurité, la tige s’allonge sensiblement, et la cupule, entraînée par le poids du globule, se penche gracieusement, comme chez l’espèce précédente. Toutes les différences néan-

moins entre ces deux espèces sont sujettes à varier et offrent de nombreuses nuances; le caractère tiré de la forme des spores est seul toujours constant et invariable. J’ai examiné, cet été, certainement plus de cinq cents sporanges de Pilobolus, sans jamais trouver d’exception à cette règle.

Le Pilobolus oedipus, souvent confondu avec le crystallinus^ a été trouvé dans différentes stations. Corda et Camille Montagne l’ont rencontré sur les excréments de l’homme; Ferdinand Cohn sur des détritus d’algues, recélant de nombreuses carapaces d’animalcules microscopiques. M. Nising l’a observé sur la vase de l’Oder, et je l’ai récolté deux fois, aux environs de Gand, suide la boue d’égout riche en matières graisseuses et en débris de substances animales. A ces indications certaines nous pouvons en ajouter quelques-unes plus douteuses. Mon honorable ami, M. Durieu de Maisonneuve, a trouvé, à Paris, un Pilobolus sur la vase desséchée d’eaux pluviales. Dans ses excursions aux environs de Bordeaux, il a vu la même plante occuper de larges espaces dans les marais des Landes. Ne serait-ce pas le Pilobolus oedipus? Le Pilobolus cryslallinus qu’a dessiné M. Bonorden ne peut se rapporter, vu ses spores parfaitement rondes , qu’au Pilobolus oedipus. Enfin les Pilobolus que M. le docteur Guigneau vit naître sur des conferves semi-putrescentes, extraites d’un lavoir, à Bordeaux, me semblent devoir être très-probablement le Pilobolus oedipus.

J’ai voulu conserver à cette plante le nom spécifique à' oedipus, que lui imposa, le premier, M. le docteur Montagne, quoique cette dénomination repose sur un caractère évidemment commun à toutes les espèces du genre. J’ai cru inutile de charger la science d’une nouvelle synonymie, d’autant plus que la tige courte et massive de cette plante peut justifier, jusqu’à un certain point, l’épithète de l’illustre mycologue de Paris.

Afin que cette espèce, jusqu’ici presque inconnue, puisse être étudiée et contrôlée par tous les mycologues, je viens de la publier dans les Fungi Europaei (cent. IV, n“ 382) de l’infatigable docteur L. Rabenhorst, de Dresde.

Je vais passer maintenant à l’examen des espèces douteuses ou apocryphes.

DU GENRE PILOBOLUS.

Page 1