‹ Monographie du genre Pilobolus, TodeChapitre 8 sur 17 · PiLOBOLUS CRYSTALLINUS, Tode · texte numérisé non relu

PiLOBOLUS CRYSTALLINUS, Tode

Celiulis fructiferis elongatis, gracilibüs; sporangio hemüphaerico, depresso, superne nigro-violaceo ; sporis ellipticis, palUde luteis, episporio non discreto, circn ^ mm. longis, ^ mm. crassis.

Sgn. — HvDaoGERA crystallina, Web., Prùn. Flor. Hols., p. ItO. — Flor. Dan., loin. VI, fig. 1080. — Roth, Flor. Germ., p. 557.

Mucor urceolatüs, Dickson, Plant, crypt. Brit., 1“ pars , p. 25, tab. III, fig. 6. — Bolton, Jlist. of the Fung. (versio Willd.), vol. III, p. 68 , tab. CXXXIII. — SoAverby, English Fungi, tab. CGC.

-Mücor obliquüs, Bulliard, Champ, de France, toin. I, p. MI, tab. CCCCLXXX, fig. 1.

PiLOBOLüs CRYSTALLINUS, Tode, in Schrift. Berl. Nul. Gesel., fragni. III, p. 46, tab. I; Fung. Meckl., I, p. 41. — Persoon, Observ. Myc., 1 , p. 76-78, tab. IV, fig. 9-1 1 ‘,Syn. Fung., p. 1 17-1 18. — Schumacher, Enum. plant. Saeland., p. 188, gen. 416. — Linck, Dissert., I, p. 52, fig. 50; Spec. plant. C. Linnaei, tom. VI, p. 95. — Nees ab Esenbeck (senior), Syst. der Pilze u. Schw., p. 83, fig. 81. — Nees ab Esenbeck (junior) und Henry, Syst. der Pilze, I" Abth., p. 52, tab. V. — Albert, et Schw., Consp. Fung., P- 72. — Fries, Syst. Myc., vol. II, p. 508;vol. III,p. 512; Smn.veg. Scand., p. 487. — Wahl., Flor. Suec., vol. II, p. 999. — D. G., Flor. Franc., t. H, p. 271. — Léveillé, Gen. PU. in Mém. Soc. Lin. Paris, tom. IV, p. 622, tab. XX et tab. XX, fig. 1-6 (sub P. rondo). — Bischoff, Handb. der bot. Termin., tom. H, fig. 3724 et fig. 5725 (sub P. ron'do), figurae D"" Léveillé. — Mérat, F/or. Par., tom. I, p. 40. — -Ghevallier, Flor. Par., 2*'' édit., tom. I, p, 75, tab. IV, fig. 27. — Berkely, apud Hooker, Engl. Flor., vol. V, pars II, p. 251. — Greville, Flor. Edim. , p. 448 (fide Berk). — Gorda, Anleit., p. 71-72, tab. G, fig. 25, 1-2; Icon. Fung., tom. VI, fig. 52. — Rabenhorst,

Deul. cryp. Flor., vol. II, p. 155-156; Herb. Myc. (KL edt. nov.), cent. I, n. 78; Fimg. Em'op., cent. III, n. 270. — Waliroth, Conip. Flor. Germ., pars II, p. 518. — London, Encyclop., p. 1024, fig. 16349. — Currey, Journ, of the proced. Lin. Soc. Lond., vol. I, n. 4, p. 162, tab. II (sub P. rorido).

PiLOBOLus URCEOLATüS, Purton, vol. III, p. 525, tab. XXXI (fide Berk).

Icon. nostra, tab. II, fig. 1-20.

Le Püobolus crystallinus a normalement le renflement inférieur de la tige caché dans le fumier qui lui sert de sol ; ce renflement est cependant découvert quand la plante se trouve sur des excréments humains. La tige varie beaucoup en hauteur, selon l’âge de la plante et le degré de lumière auquel elle est exposée; ainsi elle n’a souvent qu’un demi-millimètre ou un millimètre d’élévation les premiers jours de végétation; elle peut atteindre, par contre, la longueur de deux centimètres quand elle s’étiole dans l’obscurité ; la cupule prend alors une position penchée, et le globule devient ponctiforme. La hauteur ordinaire de la plante , y compris le globule, est de trois à quatre millimètres; les plantes robustes atteignent cependant six à sept millimètres. L’endroit où la tige s’élargit pour former la cupule est d’ordinaire marqué, excepté chez des individus faibles ou maladifs, d’une bande ou zone jaune roussâtre qui varie en largeur. La couleur de la plante n’est pas toujours la même : elle est ordinairement d’une belle transparence cristalline; plus rarement la plante entière conserve une teinte jaune ou roussâtre due à l’abondance de l’huile colorante qui l’imprègne.

Le Püobolus crystallinus est toujours monocéphale; exceptionnellement il peut produire sur la même tige deux globules fertiles , qui sont alors sensiblement plus petits. Le globule sporifère offre des dimensions très-variables : les plus gros mesurent un demi-millimètre de diamètre , les plus petits n’ont souvent qu’un quart ou même un neuvième de millimètre de largeur.

Cette espèce vit habituellement sur les excréments d’animaux herbivores paissant en liberté. Les auteurs l’indiquent sur la fiente de cheval , de vache , de cerf, de daim, d’élan, de chevreuil, de mouton, de porc et de lapin. Elle croît aussi, mais rarement, sur les excréments de l’homme. M. Cachet l’a trouvée sur les déjections de chat. Elle est généralement indiquée comme plante automnale; je l’ai cependant observée depuis le mois de mars jusqu’au milieu de décembre.

DU GENRE PILOBOLUS.

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