‹ Monographie topographique, historique & statistique de ThoréChapitre 6 sur 68 · CHAPITRE II Histoire ecclésiastique · texte numérisé non relu

CHAPITRE II Histoire ecclésiastique

Thoré, comme tout le Ras-Vendomois dont il faisait partie, a dû être évangélisé par saint Julien, premier évêque du Mans, et par ses successeurs ; car, chose remarquable, le souvenir de cet apôtre est encore aujourd'hui vivant dans ce pays, et la tradition populaire lui attribue la construction de l'énorme murger ou galgal qui couronne le coteau du Rreuil.

Ancienne maison a Rochambeau.

Ancien Vicariat a Thoré

maison à

Aucun document historique ne fixe d'une manière positive l'époque de l'arrivée de saint Julien dans les Gaules, et beaucoup de discussions et de controverses ont été engagées à ce sujet. Toutefois, les hommes qui représentent la vraie science ecclésiastique, Baronius, les frères Pagi1, et les auteurs de Y Art de vérifier les claies soutiennent qu'un certain nombre d'églises ont été fondées dans les Gaules pendant le premier siècle, et cette opinion prend de jour en jour plus de consistance. En ce qui concerne particulièrement saint Julien, M. le docteur Pelletier de la Sarthe a publié, au Mans, une savante et curieuse dissertation dans laquelle il démontre, par les raisons les plus concluantes, que l'apôtre du Maine y est venu au Ier siècle.

Vers le milieu du VIIe siècle, Thoré est une localité chrétienne ; nous avons trouvé dans une étude de M. Alfred Jacobs, membre de la commission de la carte des Gaules, quelques détails qui le prouvent.

Pour arriver à l'élucidation de certaines questions obscures de l'ancienne géographie de notre pays, ce savant a entrepris d'analyser successivement tous les diplômes mérovingiens, en commençant par ceux des principales abbayes. L'abbaye de Saint - Dcnys en France devait naturellement attirer la première son attention.

On sait que la tradition des premiers temps du christianisme en Gaule plaçait le martyr des trois saints Deoys, Rustique et Eleuthère dans un petit village appelé Calolacum, situé sur une ancienne voie romaine, à

1 Baronii Annales ecelesiastici aChristo nato, ad annum 1 1 98 Rompe (1588-4593, 12 vol. in-fol.). Voir aussi l'édition de Lucques, 1738-1787, en 38 vol. in-fol., avec les observations critiques du fran- ■ iscain Paei et les continuations du Père Raynaldi.

peu de distance et au nord de Paris l. Une pieuse femme recueillit leurs corps, et les inhuma dans un champ : des miracles ne tardèrent pas à illustrer leurs tombeaux. D'après l'auteur des Gesta Dagoberti, Ste Geneviève y bâtit une église de construction modeste, qui, suivant les termes d'une donation de Glotaire II, servait principalement à une communauté religieuse, gouvernée alors par un abbé. Dagobert, ayant éprouvé la protection de saint Denys et de ses compagnons qu'il avait invoqués, rebâtit cette église, et fonda la célèbre abbaye qui devint le lieu de sépulture de nos rois. Dès lors, saint Denys fut le patron particulier des rois mérovingiens, et les successeurs de Dagobert imitèrent ses largesses. Pépin et Charlemagne, son fils, furent les principaux bienfaiteurs de ce monastère, que l'abbé Suger fit rebâtir avec une grande magnificence. Beaucoup de titres de donations faites à cette abbaye ont été perdus; cependant il en existe encore cinquante-six qu'il faut distinguer en deux catégories: les diplômes authentiques et les diplômes faux ou, pour mieux dire, retranscripts.

1 Quelques auteurs (parmi lesquels nous citerons Dom Fclibien, Histoire de l'abbaye de Saint-Denys ; Piganiol, Description de Paris, t. 8, p. 1, et Description de Montmartre, t. 2, p. 606 ; l'abbé Lebeuf, Histoire du diocèse de Paris, t. 3) pensent que saint Denys endura le martyre non à Catolacum (aujourd'hui Saint-Denys), mais à Montmartre. 11 serait trop long d'énumérer ici les motifs sur lesquels ces auteurs appuient leur assertion. Nous nous contenterons de reconnaître, avec le plus grand nombre des historiens, l'ancienne Catolacum pour le tombeau de l'apôtre des Francs. On trouvera d'intéressants détails sur l'apostolat de saint Denys dans les Gaules en consultant le P. Pagi, ad annum 255, n° 6 ; Dom Ruinard, in Acta S. Saturnini; Denys de S^ Marthe, dans le Gallia christiana nova, t. 4, p. 520; «S't Grégoire de Tours, Hist. Franc, lib. 1, c. 28, p. 22, édit. Ruin; Jiiuet, t. 1, p. 308; Dom Félibien, Histoire de l'abbaye de Saint-Denys et ActaBenedictorum, t. 3, p. 343.

MONOGRAPHIE DE THORÉ. ïl

Parmi les trente-neuf réputés authentiques, il en est un où il est question de Thoré : c'est un diplôme de Clotaire III9 attestant la restitution à l'abbaye de Saint-Denys de plusieurs villas usurpées par Bercliaire, évêque du Mans en 658. Ce titre est corrompu, trèsmutilé et incomplet. En voici un fragment: «....villas, « id surit Simplicciaco 3 Tauriaco, Stupellas, Flavi- « niaco, PociusciniacOj V assurecurti , Burgonno, Alin- « tumnas, Sastivale, Cambariaco, Barsiaco, Coriaco et « Munsiaco, suas in pagus Ciunomanico, Andicavo, « Rodonus et M us fa » Abbaye de Saint-Denys. — Charles et diplômes, par Dom Poirier, manuscrit delà bibliothèque impériale en 2 vol. in-fol., côtés 53 et 54. On y trouve ce diplôme au tome H, p. 168 l.

Ce texte présente de grandes difficultés ; il ne dislingue pas les localités entre les quatre pagi différents ; et parmi ces pagi, il en mentionne un qu'il appelle M us fa sur lequel il n'a été possible de trouver aucune indication vraisemblable.

Félibien, M. Cauvin et l'inventaire des Archives impériales n'ont pas hésité à reconnaître dans Simplicciacus la petite ville de Sargé, jadis du diocèse du Mans, aujourd'hui de Blois, à 6 kilomètres S. S.-O. de Mondoubleau et sur la rive gauche de la Braye.

Voici l'article qui résume l'opinion de ces auteurs sur Tauriacus: « Tauriacus, Thoré, sur la Brisse, à « 6 kil. 0. de Vendôme (Loir-et-Cher), dont l'église « était sous le vocable de saint Denys. — Cette pa- « roisse a été réunie en 1801 au diocèse de Blois. Elle « appartient au pays chartrain, et ne se trouve par cou-

1 Cartulaire de l'abbaye de Saint-Denys.

— Dom Félibien, Histoire de l'abbaye de Saint-Denys.

— Vijdumala et chartœ merovingîcœ œtatis.

— Archives de l'Empire (Diplômes).

« séquent dans aucun des pagi mentionnés par le di- « plôme. »

Il existait un autre Tauriacus dans la Sarthe, qui s'appelle aujourd'hui Thorigné, à 6 kil. N. de Bouloire; mais ce lieu, ayant été légué par saint Bertrand à son église et se trouvant encore en sa possession sous Louis-le-Pieux, ne semble pas répondre à la villa réclamée par saint Denys.

Maintenant, quel sens attacher à ce mot villa, employé au VIIe siècle? Devons-nous y voir une simple ferme ou maison de campagne, ou bien une réunion de ces habitations rurales formant un hameau, un petit village?

Nous avons étudié avec attention et sans partialité les différentes définitions que donne Ducange1 du mot villa, et nous croyons pouvoir appliquer la suivante au terme qui nous occupe : « villas, non quomodo Latini « prœdia rustica, sed complurium in agris mansionum « vel œdium collectionem appellamus. »

Nous pouvons donc établir d'une manière à peu près certaine que Thoré existait déjà au VIIe siècle à l'état de paroisse, et de paroisse assez importante pour exciter la convoitise de l'évêque Berchaire : il est probable que c'est aussi vers la même époque que le monastère de Saint-Denys y fit construire un sanctuaire sous l'invocation de l'apôtre des Francs, qui est encore aujourd'hui le patron de la paroisse de Thoré. Elle fut restituée à l'abbaye de Saint-Denys, comme l'atteste ce diplôme ; mais, sa position géographique aidant, elle passa dans le diocèse du Mans à la suite sans doute de quelque transaction dont nous ne connaissons ni la date ni les motifs.

1 Ducange, Glossaiïum ad scriptores média} et infirme latinitatis, très in toraos digeslum. Luletiœ Parisiorum, CIC. ICC. LXXVIIL

MONOGRAPHIE DE TIIORÉ. 29

Quelques années plus lard, nous voyons Jaucclyn, seigneur de Tîioré (que Ton trouve appelé aussi Gosceiin-Bodellus) et Demenlrude, sa femme, qui cèdent l'église de Thoré à Dorla et à son fils1 Yivianus ou Vivian, secrétaire de saint Georges et qui paraît être le petit-fils ou au moins le parent proche de cette Dorla, donna au monastère de la Trinité de Vendôme la moitié de l'église de Thoré. L'acte est signé de Geoffroy - Martel , Odon-le-Roux et Archambault, prévôt. En 1056, une bulle de Victor II confirme à l'abbaye de Vendôme la moitié de l'église de Thoré (Toreium), et en 1059 Jaucelyn, qui vivait encore, ratifiait la donation. Il donna de plus cinq sous de rente qui lui étaient dus sur le pâtis de la même église, et une esclave nommée Sophise, femme d'Hadimar, avec ses enfants nés et à naître. Ce fut en cette considération qu'il fut inhumé honorablement, aux dépens du monastère, qui donna cinquante sous aux ecclésiastiques assistant à ses funérailles, et que l'abbé Oderic fit chanter mille messes pour le repos de son âme et fit écrire son nom au martyrologe, au rang des bienfaiteurs du monastère. On espérait faire un prieuré ou obédience de cette paroisse, mais une grande partie des biens ayant été donnés à l'église collégiale de Saint-Georges ou achetés par les chanoines, les religieux ne purent s'y établir, parce qu'il n'y avait pas de quoi vivre pour le présent, ni espérance de donations pour l'avenir.

1 « Jaucelinus et Dementrudis uxor ejus ccclcsiam S. Dyonisii in comitatu cenomanico in- villa Tauriaco sitam feminse Dorlse et ejus filio annuunt in censura ad manufirmam. » (Ex Gartul. Vend., Breq. 1, 522.)

30 MONOGRAPHIE DE ÏHORÉ.

Vers 1137, Gui, évoque du Mans, confirmait au monastère de la Trinité de Vendôme la totalité de l'église de Thoré \

La paroisse de Thoré était comprise dans le doyenné de Trôo et l'archidiaconé de Château-du-Loir. Cet état de choses dura jnsqu'à la promulgation du concordat passé entre le Saint-Siège et Napoléon, alors premier consul. Les registres de l'église relatent à la date du 20 avril 1802 une dispense de consanguinité, accordée par M. Chevalier, prêtre administrateur du diocèse du Mans, pendant une vacance du siège épiscopal. Le même registre de 1802 contient à la date du 12 juillet une autre dispense de consanguinité accordée par Mouseigneur Bernier, évêque d'Orléans. C'est donc certainement à cette époque qu'en vertu de la nouvelle délimitation des diocèses., la paroisse de Thoré fut distraite du diocèse du Mans pour faire partie de celui d'Orléans. L'évêché de Blois, érigé par une bulle du pape Innocent XII le 25 juin 1697, réuni ensuite ^à celui d'Orléans par le concordat de 1801, fut rétabli en 1817, mais il resta sans titulaire jusqu'en 1823. Depuis son érection définitive, la paroisse de Thoré en a toujours fait partie. La cure était autrefois estimée 800 livres2. Plus tard, ce revenu augmenta considérablement grâce aux pieuses donations de plusieurs paroissiens. Les archives départementales renferment deux liasses de pièces qui relatent les nombreuses fondations faites en faveur de l'église. Elles comprennent des testaments et titres de rente, des donations, legs et autres acquêts de biens-fonds, baux d'héritages, sentences rendues, etc., le tout au profit de la cure et de la fa-

1 Gallia christiana.

2 Lepaige, Dictionnaire topographique du Maine.

brique dans les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, et des comptes de la fabrique de 1748. Le plus remarquable de ces actes est le testament de Messire René de Vimeur de Rochambeau, 1er du nom, seigneur de la paroisse de Thoré, qui constituait une rente au profit de l'église pour des prières spécifiées dans l'acte \ Un legs à l'église d'une somme destinée à l'achat d'une chappe taffetas rouge, en 1710 ; des déclarations de biens et revenus de la cure en 1658 et 1719; un arpentage de prés dépendant de cette cure en 1659 ; enfin différents legs faits en 1677 et 1689 à la confrérie du Rosaire. René de Vimeur, IIIe du nom, paraît avoir été un des principaux bienfaiteurs de cette confrérie, car un autre acte du 14 octobre 1673 lui attribue encore de la part de ce seigneur une rente à charge de prières. Cette confrérie du Saint-Rosaire, dont l'origine nous est inconnue, a totalement cessé d'exister comme association régulière depuis nombre d'années, et la tradition même est restée muette à cet égard. Le seul souvenir qui en soit resté est la fête du Saint-Rosaire qui se célèbre tous les ans à Thoré le premier dimanche d'octobre, et pendant laquelle se fait une procession très-suivie à travers les rues du bourg. Cette procession portait autrefois le nom de procession des quenouilles, parce que chaque femme ou jeune fille qui assistait à la procession portait une quenouille chargée de chanvre qu'elle filait ensuite pour le compte de la fabrique. Ces quenouilles étaient ornées de rubans au y couleurs les plus éclatantes, et chacune mettait son amour-propre à rendre la sienne plus belle que celle de sa voisine. Aujourd'hui les quenouilles ont été remplacées par des cierges.

1 Voir aux pièces justificatives la copie do ces testaments, iv>s 4 et 5.

Au moment de la révolution de 89, la cure de Thoré possédait, oulre le droit de dîme, une quantité de biensfonds qui élevaient ce revenu à plus de 2,000 livres. Mais les titres étaient prescrits à celte époque, et comme ils ne furent pas renouvelés, elle en perdit la plus grande partie.

Au moyen âge, la cure de Thoré était adjugée à la présentation de l'abbé de Thiron, monastère du pays chartrain. C'est du moins ce que dit Lepaige clans son Dictionnaire topographique du Maine. L'abbé Simon, dans son Histoire de Vendôme, donne pour présentateur l'abbé de la Trinité de Vendôme. Quel est le mieux renseigné des deux? Nous ne saurions le dire; toutefois, nous pencherions pour croire le témoignage de Lepaige. La cure de Thoré n'aurait pas été la seule dépendance du diocèse de Chartres dans nos contrées, car l'histoire de Vendôme nous apprend qu'en 1213 le bourg et le territoire de Mazangé, paroisse voisine de Thoré, appartenaient à l'église de Chartres.

Depuis le milieu du XVIIIe siècle jusqu'à la Révolution, les changements de curés se firent à Thoré par la résiliation du titulaire en faveur d'un autre ecclésiastique, choix qu'il faisait agréer par l'évêque du Mans. Les charges du ministère furent assez lourdes jusqu'à l'époque de 89 pour nécessiter le secours d'un vicaire l : il était fourni par la collégiale de Saint - Georges de Vendôme, et devait exercer ses fonctions depuis la Toussaint jusqu'au moment où les premières communions étaient terminées. Ce moment venu, le vicaire retournait à Vendôme, et la maison

1 Voy. à propos du vicariat de Thoré l'article Antiquités, livre II, chap. II, Moyen âge et Renaissance.

qu'il habitait (dont on voit encore aujourd'hui1 des restes importants) était fermée jusqu'au 1er novembre de l'année suivante.

De nos jours, la cure de Thoré est une des 99 succursales de la cure de Vendôme.

Une assemblée a lieu le 9 octobre, jour de la fête patronale. Elle n'a jamais eu d'autorisation préfectorale ; bien qu'en dehors de la consécration religieuse, elle donne lieu à quelques transactions commerciales : mais elle a été comme la plupart des assemblées des autres communes établie et régularisée par la coutume. Le 29 juillet 1858, le préfet a autorisé, sur la demande du conseil municipal, une autre assemblée, fixée désormais au premier dimanche de mai de chaque année, et qui a lieu sans préjudice de la première.

Autrefois, la fabrique de la commune de Thoré jouissait d'un revenu assez considérable, fruit des nombreuses donations qui lui furent faites aux siècles passés. Elles ont été toutes anéanties, et il ne reste à l'église et à la fabrique que les dons qui lui out été faits depuis cinquante ans. Ils sont au nombre de deux: 1° le don d'un capital de 3,000 francs placés en renies sur l'Etat et formant un revenu de l/iO francs, fait le k février 1841 par M. Jacques Effray, ancien curé de Thoré, à la charge d'un service annuel et à perpétuité pour lui et sa famille; 2° un don de 2,200 francs formant 110 francs de rentes sur l'Etat, fait le 28 avril 1858 par M. Michel Hème, décédé propriétaire à Thoré. à la charge de faire acquitter annuellement et à perpétuité 54 messes basses pour lui et sa famille, et de plus la concession gratuite et aussi à perpétuité d'un emplace-

1 Au moment de corriger les épreuves de cet. ouvrage, nous apprenons que le mauvais état de ce vieux débris du moyen âge en a nécessité la destruction, et qu'on le démolit.

ment dans l'église, devant la chapelle de la Sainte- Vierge, tant que sa maison de Thoré sera habitée par un de ses descendants.

Le château de Rochambeau possède une chapelle où la sainte messe est célébrée tous les dimanches, excepté les jours de fêtes réservées, par le curé desservant de Thoré. Le droit de chapellenie fut acquis aux seigneurs de Rochambeau dès l'an 1633, par une charte de fondation donnée par Févêque du Mans, Monseigneur Charles de Reaumanoir.

Cette charte a été renouvelée deux fois : la première par l'évêque d'Orléans, Monseigneur Marie Rernier, en juin 1804, et la seconde par Monseigneur de Sauzin, en juillet 1842. La chapelle primitive était taillée dans le roc; la nouvelle, élevée sur remplacement de l'ancienne qui s'était écroulée, a été bénite en 1847. MM. l'abbé Duplessis, ancien chapelain de Rochambeau, et l'abbé Gaillard, curé actuel de Thorç, officiaient à cette consécration.

Les chartes que nous venons de citer sont rapportées tout entières aux Documents historiques.

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