‹ Monographie universelle de l'Orpheon, societés chorales, harmonies, fanfares, avec documents inedits, recueillis par les representants de la France a l'etranger [par] Henri Marechal [et al.]Chapitre 21 sur 97 · FOULON · texte numérisé non relu

FOULON

Né à Cambrai, il reçut des leçons de Choron et fut, en 1820, enfant de

chœur à la cathédrale de Soissons. Venu à Paris en 1830, il s'y livra à l'étude approfondie de la méthode Wilhem. Distingué du maître par ses aptitudes et son application, il fut bientôt, avec Hubert, sou élève favori et devint, en peu de temps, leur suppléant à tous deux dans leurs cours et dans divers établissements d'enseignement public. Professeur à l'Orphéon de Paris depuis son origine, il était déjà, en 1833, répétiteur dans sept Ecoles élémentaires de la Ville et faisait gratuitement un cours d'adultes au neuvième arrondissement. En 1836, il fonda un cours analogue dans le troisième aiTondissement, et de 1837 à 1841 obtint successivement de la Société pour l'encouragement de l'instruction élémentaire une mention honorable, deux médailles de bronze et une médaille d'argent; cette dernière lui fut rappelée plusieurs fois depuis. En 1842, la direction du cours gratuit de la Halle aux draps lui fut confiée, et il créa, l'année suivante, un cours normal pour les trente-cinq officiers que le ministre de la guerre envoyait semestriellement à l'Ecole Amoros, cours qu'il dirigea, gratuitement toujours, pendant trois années consécutives. Il fonda également un autre cours au b<= régiment de dragons, puis dirigea en 1848 le cours gratuit pour les jeunes aspirantes au brevet d'institution.

Enfin Foulon professa encore au collège Louis-le-Grand, au collège Chaptal, où ses cours réunissaient plus de sept cents élèves, à la prison des jeunes détenus, au collège des Polonais, à l'Ecole supérieure de jeunes filles, etc., etc. N'oublions pas les leçons qu'il prodigua, à titre gratuit, aux associations polytechnique et philotechnique. Cette dernière lui décerna, en 1836, une médaille d'argent glorieusement conquise. Si l'on ajoute à tout cela qu'il dirigea ou conseilla nombre de sociétés libres et qu'il donna, jusqu'à sa mort, tous les loisirs de ses dimanches inoccupés à la fastidieuse fonction de membre du jury des concours orphéoniques, on verra combien son existence fut active et utile. (Abel Simon.)

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