‹ Monographie universelle de l'Orpheon, societés chorales, harmonies, fanfares, avec documents inedits, recueillis par les representants de la France a l'etranger [par] Henri Marechal [et al.]Chapitre 22 sur 97 · HUBERT · texte numérisé non relu

HUBERT

Veut-on connaître l'opinion de Wilhem sur le jeune professeur qui, le premier, en février 1833, a tant aidé à la vulgarisation du chant en introduisant l'étude de la méthode populaire dans une classe d'adultes hommes ouverte pour les ouvriers, rue Montgolfier?

Le diapason en acier étant attaché à un ruban, on le suspend sur la poitrine du moniteur général de chant, comme se portent les chaînes de montre : c'est la décoration de cette fonction, que plusieurs élèves remplissent alternativement.

Mais je dois citer comme leur excellent modèle le jeune Joseph Hubert, enfant de dix ans et d'une intelligence remarquable. Il a conduit une partie de la classe en présence de S. E. le Ministre de

l'Intérieur et de M. le Préfet de la Seine, et c'est lui qui ii dirigé seul le chant de toute l'Ecole le jour de la distiibution des prix en 1820.

M. Joseph Hubert est maintenant répétiteur en chef du chant dans les Ecoles communales de la Ville de Paris, et il dirige avec beaucoup d'habileté plusieurs cours de chaut pour les adultes hommes (1839). (Félix Boisson, Notes intimes.)

Afin de donner une idée du rôle important que Hubert joua dans l'enseignement d'alors, l'auteur de la précédente notice signale encore quelques lettres d'éloges ou d'encouragement qui furent adressées à Hubert par de notables contemporains : H. Boulay de la Meurthe, Henri Prat, B. Wilhem, Panseron, maréchal Scult, etc.

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