‹ Monographie universelle de l'Orpheon, societés chorales, harmonies, fanfares, avec documents inedits, recueillis par les representants de la France a l'etranger [par] Henri Marechal [et al.]Chapitre 23 sur 97 · DELAPORTE · texte numérisé non relu

DELAPORTE

Né à Paris. A sa sortie du Conservatoire, où il suivit la classe de Zimmermann, il alla se fixer à Sens pour y exercer la profession d'organiste à la cathédrale.

Pénétré del'iafluence civilisatrice du chant sur les masses, rempli de la foi la plus robuste dans le résultat de la noble campagne qu'il allait entreprendre, Delaporte quitta sans regret une position lucrative pour aller prêcher dans les moindres bourgades l'union et la fraternité au nom de l'art musical. Un simple bâton de voyageur à la main, le missionnaire dévoué du chant d'ensemble, digne propagateur de la belle doctrine de Wilhem, créait sur sa route des associations dont les éléments réunissaient toutes les classes delà société. Mais, pour atteindre ce but, à quels persévérants efforts n'a-t-il pas dû faire appel !

Delaporte seul, a écrit Oscar Comettant, aurait pu dire toutes les tribulations de son apostolat artistique, ce qu'il a eu de difficultés â vaincre, d'antipathies à combattre, de doutes à relever, de susceptibilités à ménager, d'amours-propres à concilier, de défaillances à ranimer, de sottises à écouter, d'humiliations à dévorer, de privations à endurer et de calomnies à subir. (Félix Boisson.)

Grâce à l'influence du baron Taylor, Delaporte put étendre peu à peu ses relations dans le monde administratif et obtint enfin du gouvernement d'alors une sorte de mission officielle qui fut pour ainsi dire la consécration définitive de sa merveilleuse création.

Voici la reproduction d'une des nombreuses instructions ministérielles qui furent remises, à cette époque, à Delaporte pour la tournée générale qu'il allait entreprendre en France :

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