France ! France ! d'Ambroise Thomas
« Les deux derniers chœurs de ce programme avaient été écrits exprès pour la circonstance sur des paroles de J.-F. Vaudin. »
C'est à la suite de cette fête, qui dura quatre jours, que imbassadeur de France en phéonistes par ces paroles :
l'ambassadeur de France en Angleterre remercia les or-
« Votre mission, née d'une pensée fraternelle, a acquis une véritable influence politique; vous avez fait en huit jours pour l'alliance anglo-française plus que toute la diplomatie des deux pays n'en a fait en deux ans. » (Abel Simon.)
Les différents concours de cette année déplacent environ ^00 sociétés chorales. Une centaine d'autres — ou parmi les premières — prêtent leur concours à autant de cérémonies diverses.
Une trentaine de sociétés chorales nouvelles apparaissent.
C'est en 1860, dans un concours organisé à Auch, que des primes en espèces furent accordées pour la première fois aux sociétés couronnées. Ces primes, qui ne dépassaient pas la valeur de cent francs, furent adjointes aux médailles des premiers prix,
1861. — Le congrès orphéonique parisien de 18S9 avait décidé qu'une seconde réunion générale des orphéonistes de France aurait lieu à Paris en 1861. La date fut fixée aux 18, 20, 21 et 22 octobre, et le palais de l'industrie fut choisi. Quoique étant d'une acoustique déplorable, il était le seul vaisseau capable d'abriter une manifestation de ce genre.
Le règlement du futur concours, accompagnant les festivals, se trouvait tout élaboré par le Comité de patronage. On l'adopta donc, en y ajoutant toutefois, sur la proposition de Delaporte, une division d'excellence et une clause spéciale exigeant l'obtention de prix ascendants pour avoir droit à gravir d'un degré l'échelle des divisions existantes. Ces deux innovations, devenues classiques, furent inaugurées en cette circonstance.
Circulaires et règlements à peine expédiés, l'avalanche des adhésions se mit à déborder, et, le jour du délai fixé, les inscriptions s'élevèrent à 238 sociétés, venant de 135 villes de France, et représentant 54 départements pour plus de 8,000 chanteurs.
La première répétition partielle eut lieu le 14 juillet à Paris au palais Bonne- Nouvelle. Berlioz dirigea l'étude du Temple universel, Laurent de Rillé en fit autant pour Te Chant des bannières, et Richard "Wagner y fit répéter lui-même son chœur des matelots du Vaisseau Fantôme.
D'autres répétitions suivirent, soit à Paris, soit en province, et des tournées d'inspection furent organisées pour unifier et surveiller les études.
Programme.