‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 17 sur 187 · II. Peltastes mabginalis Ag. Tab. 5, fig · texte numérisé non relu

II. Peltastes mabginalis Ag. Tab. 5, fig

Très-voisine du P. pulchellm , par sa forme comme par sa structure. Cependant , en l'éludianl attentivement, on ne tarde pas à lui reconnaître des différences spécifiques incontestables : et d'abord lappareil oviducal est proportionnellement beaucoup plus grand , les plaques ovariales sont plus larges, moins resserrées au milieu , et leur bord externe forme un angle obtus au lieu d'être dentelé comme dans le P. pukhelhis. Les plaques interovariales sont en revanche plus petites et plus arquées , et les hachures qu'on remarque sur les sutures qui les unissent aux ovariales et celles-ci à la plaque suranale sont moins profondes et plus régulières ; au lieu de sillons transverses ce sont de petits points creux placés à égale distance les uns des autres. L'ouverture anale est allongée dans le sens du diamètre transversal , et son bord antérieur, formé par le côté interne de la plaque suranale, est très-relevé. Cette plaque suranale est assez régulièrement pentagonale , à l'exception de sa base qui est concave, fig. 9 et 14.

L'ouverture inférieure est fortement rentrante, et l'on remarque que les crénelures de son pourtour sont disposées de la même manière que dans l'espèce précédente, c'est-à-dire que le bord des aires ambulacraires est plus saillant et plus étroit que celui des interambulacraires, fig. 11 et 15.

Les aires ambulacraires comptent deux rangées de tubercules entre lesquels naissent, sur toute la partie inférieure, de très-petites granulations. Les pores se rangent par simples paires de chaque côté de l'aire ambulacraire , fig. 13.

Les aires interambulacraires sont larges et munies de très-gros tubercules qui cependant ne dépassent pas le milieu de la circonférence. La face supérieure du test est uniformément couverte de petites granulations. Les gros tubercules sont comme d'ordinaire lisses à leur base, et entourés d'un cercle de plus petits tubercules simples; le mamelon articulaire qui couronne leur sommet, ainsi que les plis rayonnes au-dessous, sont plus apparens que dans l'espèce précédente, fig. 10, 12 et 16. L'espace entre les rangées principales est aussi parsemé de petites granulations comme la face supérieure; en général, on en voit surgir partout où les gros tubercules ou l'appareil oviducal ont laissé quelque espace libre.

Cette espèce m'a été communiquée par M. Michelin ; elle provient de Caussols , département du Var.

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