CHAPITRE IV
DU GENRE GONIOPHORIS Agv
Ce genre, très-voisin des vraies Salénies, s'en distingue, comme les deux précédens, essentiellement par la forme de l'appareil oviducal. La structure de cet appareil est en effet très-bizarre : au premier coup-d'œil on serait tenté de croire qu'il n'est composé que de plaques interovariales ; et ce n'est qu'en l'examinant avec attention , qu'on s'aperçoit que les côtes raides et saillantes de sa surface ne sont point des sutures, celles-ci étant à peine visibles à l'œil nu. Outre les plaques ovariales et interovariales, il y a aussi une grande plaque suranale qui, placée , comme dans les Peltastes et les Salénies de la seconde division , entre les ovariales antérieures et l'ouverture anale , refoule cette dernière en arriére La forme de l'appareil entier est celle d'un pentagone régulier, dont les angles saillans sont formés par les plaques interovariales.
Je ne connais- encore que deux espèces de ce genre. L'une et l'autre se font remarquer par l'élévation de leur test, ce qui est le résultat de la hauteur extraordinaire des plaques interambulacraires proportionnellement à leur nombre qui n'est guère que de quatre à cinq dans une série. Les ambulacres ou zones porifères sont peu apparens , formés de deux rangées de pores disposés par paires simples , de manière qu'il y a à-peu-près autant de paires de pores qu'il y a de tu- ' bercules sur les aires ambulacraires. Ces dernières sont dune étroitesse extrême. Les aires interambulacraires , au contraire, sont fort larges, munies de deux rangées de tubercules principaux qui s'élèvent du milieu d'une large zone lisse bordée d'un cercle de plus petites verrues. L'ouverture inférieure est de grandeur moyenne et crénelée sur son pourtour.