‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 19 sur 187 · GoMOPnoRts LUNULATUs Ag. Tab. 5, fig. 17 — 2'i · texte numérisé non relu

GoMOPnoRts LUNULATUs Ag. Tab. 5, fig. 17 — 2'i

Jolie petite espèce à-peu-près aussi haute que large avec un léger aplatissement à la face inférieure, fig. 17. L'ouverture inférieure est très-petite, néanmoins l'on distingue fort bien les petites crénelures de son pourtour, qui sont placées à distance égale les unes des autres, de

manière que les bords des aires anibulacraires et iuterambulacraires sonl à-pcu-près égaux, si loutcfois l'on fait abstraction d'une autre petite dentelure au milieu du bord de cbaquc aire ambulacraire, fig. 19 et 23.

Les aires ambulacraires sont remarquables par leur étroitesse et la petitesse de leurs tubercules ; et depuis la base jusqu'au sommet il ne reste aucun espace libre pour de plus petites verrues , entre les deux rangées principales. Les pores sont disposés par paires obliques sur les côtés de l'aire ambulacraire, et comme celle-ci convergent uniformément vers le sommet, fig. 18 et 21.

Les aires interambulacraires sont fort larges , munies de deux rangées de tubercules principaux dont les plus gros occupent le milieu de la circonférence ; mais ils diminuent brusquement de grosseur à mesure qu'ils approchent de l'ouverture inférieure ou de l'appareil anal. Chacun de ces tubercules a une large zone lisse à sa base, et est en outre entouré d'un cercle de plus petites verrues; celles-ci sont même plus apparentes que dans beaucoup d'autres espèces. Le mamelon articulaire qui termine le cône , est remarquable par sa grosseur. Les plis rayonnes autour de l'étranglement sont également très-apparens , fig. 20 et 24.

L'appareil oviducal occupe le tiers de la face supérieure du test. Les lignes de suture entre les diverses plaques dont il se compose sont tellement fines, que l'on a souvent de la peine à les reconnaître , d'autant plus que l'on est naturellement porté à les confondre avec les côtes , qui sont plus prononcées dans cette espèce que dans aucune autre. Cependant, si l'on examine attentivement , on trouvera que les plaques ovariales antérieures sont assez régulièrement pentagonales et que les deux postérieures qui touchent immédiatement à l'ouverture anale sont seules comprimées et allongées ; ce qui tient uniquement à la position de la plaque suranale qui , eu sinsérant entre les deux ovariales antérieures et l'ouverture anale, refoule cette dernière en arriére et rétrécit par cet effet les deux ovariales postérieures. La plaque suranale elle-même est en forme de pentagone allongé embrassant à-peu-près la moitié de l'ouverture anale. Les plaques interovariales sont de petits triangles à base convexe et à sommet arrondi , qui s insèrent entre les ovariales et forment ainsi les angles du pentagone oviducal, fig. 17 et 22.

Les côtes de l'appareil oviducal se croisent en tous sens avec les sutures des plaques ; elles sont en général , plus apparentes en avant qu'en arrière de l'ouverture anale , et forment ici trois triangles à-peu-près égaux. Les bords de l'appareil entier, ainsi que les bords de l'ouverture anale , sont très-saillans.

Je ne connais encore qu'un seul exemplaire bien conservé de cette espèce. Il provient du cap la Hève et m'a été communiqué par M. LeSueur.

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