‹ Monographies d'échinodermes, vivans et fossiles (volume 2)Chapitre 25 sur 187 · II. RoTCLA AuGUSTi Klein · texte numérisé non relu

II. RoTCLA AuGUSTi Klein

Tab. 2. fig. 1 — 10. et tab. ï a fig. 1—6.

Svx. Jiotula yiugiisù Klein. Edt. Leshe, p. 26. § 90, Tab. 22, fig. A, B, C, D.

Echinodiscus dimidia pcrifcria inœqiialibiis incisionibiis, etc. Brcyn. p. 64, Tab. 7. fig. 5 et 6. Placenta rolitla sp. 1 Klein Gall. p. 94, Tab. 12, fig. A. B. Echinodiscus dccies digiiatus Leshe apud Kl, p. 200. Talj. 22, fig. A. B. Echinodiscus oclies digilalus Lcsl;c iljid. p. 21 1 , Tab. 22, fig. C, D.

Oursin il ilix doigts Bosc, Détei'v. T. 24, p. 281 .' ' ' •■

Echinodiscus GwdXi. Test. Tab. 110, fig. II.

Ecliiims octodaclilos L. Gni. p. 3101.

Ecltinus altcrplanus Seba Tlier. III, Tab. 15, fig. 17, 18.

Echinolrochus octodigilatus (Agtvingeterigc Egclscliyv ) van Pliels. p. 33. Gen. 3, sp. 6.

ScutcUa dccadactyla dcBl. Dict. Se. nat. T. 48, p. 227. — Zoopli p. , 201 . — DesMoul. Talil. syii.

ScutcUa digitata Lani. Toin. 3. p. 278, ]N°2. — E. Desl. Enc. Ton). 2, p. G75, N" 2. — Encycl.

mélli. PI. 150 , fig. 3-6. — Agass. Prod. Ecli. p. 188. Sciitella octodacljla de Bl. Dict. Se. nat. Toni. 48., p 227. — Zoopli. 201 . — Lamaicl;. Tom. 3, p. 279. — Agass. Prod. Ech. p, 188.

Davila, Catal.Tom. I. p. 425, N" 9G0.

Eocycl. (Dict.desSc.)Tab. 59, fig. 7.

Favanne, Tab-58, fig. C 2 et C 4.

Cette espèce est, comme la précédente, assez, géuéralement connue des naturalistes, qui en ont également fait deux espèces, sans doute parce qu'ils n'ont pas eu l'occasion de l'étudier aux différens âges. Je serais probablement tombé dans la même erreur , si je n'avais eu le bonbeur de trouver dans la collection de mon ami, M. Ch. Stokes, deux exemplaires de moyenne taille (Tab. 2, figures 4 et 5 ) qui forment évidemment le passage entre les grands exemplaires connus sous le nom de Se. decadactijla ou digitata (fig. 1) et les petits semblables à celui de Tab. 4 a, fig. 1, que M. de Blainville a désignés sous le nom de S. ododaclyla. Ne possédant pas moimême un individu d'aussi petite taille, j'ai reproduit (Tab. 4a, fig. 1) la figure de Breynius, qui m'a paru être la plus caractéristique de toutes celles qui ont été publiées. Il suffira de comparer cette figure aux figures l , 2, 4 et 5 de Tab. 2 pour acquérir la certitude que ces trois individus appartiennent bien réellement à la même espèce et que la profondeur des entailles dans les grands individus n'est qu'un effet de la croissance.

La forme générale de cette espèce est à peu près circulaire ; cependant le diamètre transversal est un peu plus long que le diamètre longitudinal. C'est en outre une espèce très plate , le sommet surtout est bien moins renflé que dans le R. liimphti. Mais le caractère essentiel de l'espèce réside dans les entailles et les vacuoles du test : le bord postérieur est entaillé sur tout son pourtour, comme le R. Ilumphii , mais avec cette différence que les entailles sont beaucoup plus inégales et que celles des aires interambulacraires sont toujours beaucoup" plus profondes que celles des aires ambulacraires. Celle différence se reproduit dans les individus de tous les âges,

ot nous voyons que dans le jeune exemplaire de ïab. 4 a fig. 1 , où les entailles des aires anihulacraires ne sont encore que très légèrement marquées , celles des aires interambulacraircs sont déjà très profondes, ensorte que le bord postérieur paraît ici composé de deux festons portant chacun quatre courtes digitations , ce qui porte le nombre de ces dernières à huit : de là le nom de S. octodadyla que lui ont donné les auteurs. Dans l'exemplaire de fig. 5 (Tab.2), nous eu comptons déjà dix et dans celui de fig. 4 douze ; dans l'exemplaire de fig. 1 les vacuoles des aires ambulacraires paires antérieures sont restées fermées ; mais cette circonstance n'est point un caractère constant , comme on peut s'en assurer en comparant l'exemplaire de fig. 4 où elles sont ouvertes. Nous en concluons que la forme et la grandeur des entailles et des lunules ne peuvent point être envisagées comme des caractères spécifiques, mais qu'elles n'indiquent que des variétés d'âge. Une autre particularité de cette espèce , qui ne se rencontre point dans la précédente , c'est la présence de vacuoles un peu moins allongées que les entailles des aires interambulacraircs postérieures et toujours fermées, dans les aires interambulacraircs paires antérieures. Les pétales des ambulacres sont allongés et de largeur moyenne ; ils ne sont point fermés à leur extrémité, et leurs pores, non réunis par un sillon, se prolongent par paires isolées , à peu prés jusqu'au bord de la circonférence. La rosette apiciale est limitée à un très petit espace, aussi les pores oviducaux sont-ils très rapprochés ; ils sont logés dans les sinus que forme le corps madréporiforme au sommet des aires interambulacraircs. Les trous ocellaires , au nombre de cinq , sont situés à l'extrémité des rayons de l'appareil oviducal et par conséquent plus distans les uns des autres. La fig. 7, qui représente cet appareil grossi, donnera une idée de la disposition de ces divers organes. — Lorsqu'on examine la surface du test à l'œil nu, on n'y voit qu'une fine granulation très homogène; mais lorsqu'on vient à examiner cette granulation sous un fort grossissement , on la trouve composée de tubercules spinifères crénelés, mamelonnés et perforés , entourés d'une multitude de tubercules miliaires très-petits , mais également mamelonnés, ainsique les représente la fig. 9, qui est prise à la face supérieure. Je n'ai jamais vu d'exemplaires avec ses soies.

La face inférieure présente à peu près la même structure que nous avons décrite dans le R. Rumphii. Les sillons ambulacraires sont étroits et se divisent en quatre branches , qui se prolongent jusqu'à l'extrémité des digitations , sans détacher de rameaux latéraux. La rosette buccale qui entoure la bouche , est des plus distinctes ; elle est composée de dix plaques cunéiformes ; celles qui correspondent aux aires interambulacraircs sont sensiblement plus étroites que celles qui correspondent aux aires ambulacraires. La bouche elle-même est petite et circulaire-

on 1 exaniinaiU ii lu loupe, ou observe sur sou pourlour , à l'oiigiue des sillons, plusieurs ouvertures dislinetes (ordinairement trois) , qui correspondent aux tubes branchifères et sont probablement destinées à donner passage aux branchies buccales. La fig. 10 représente cette structure de l'ouverture buccale sous un grossissement de deux fois le diamètre. L'anus est plus rapproché de la bouche que du bord; il est subcirculairc , ordinairement un peu allongé dans le sens du diamètre transversal.

L'intérieur du test est lisse ; il n'y a que que le bord et l'extrémité des digitations qui soient cellulcux , ainsi qu on le voit par la fig. 2 de Tab. 4 a. La fig. 3 de la même planche montre une portion de la face interne du plancher inférieur , qui est plus inégal que le plancher supérieur; autour de l'ouverture buccale qui est au milieu, se voient les cinq auricules , qui sont simples , assez larges , mais peu élevées. Les fig. 4 et 5 montrent l'appareil masticatoire , en grandeur naturelle, dans l'une ( fig. 4) vu par en bas , dans l'autre ( fig. 5) vu par en haut. Il diffère à peine de celui du R. Rumphii; cependant les lames calcaires qui garnissent les mâchoires sont proportionnellement moins développées que dans cette dernière espèce. Les mâchoires postérieures, et notamment la mâchoire impaire, sont sensiblement plus grandes que les mâchoires antérieures. Les dents elles-mêmes ne sont pas conservées ; mais , à en juger par la direction des sillons destinés à les loger , il est probable qu'elles étaient légèrement recourbées de haut en bas. Les fig. 6 et 6 a présentent le profil de la mâchoire postérieure vu par devant et de côté.

L'habitat de cette espèce m'est inconnu.

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