II. Encope tetra po ra Ag
Tab. 10 o, fig. 1-3.
Echintu letraporus Gm. p. 3190.
Scutclla ietrapora DeBl. Zooph. p. 200. — Agass. Prod. Ecb. p. 188.
Sculella quadrifora Lam. Tom. 111, p. 280.— E. Deal. Enc. Tom. 2, p. 676, N* 6. — Encycl. mcili.
PL 148, fig. I, 2. — DcBI. Dict. Sc. nal. T. 48, p. 224. — OesMoul. Tabl. syn. p. 224.
Echinodiscus qualer perforatus Leske p. 204. Sp. 56.
Echinoglf eus oblique ineisus (5chyf gescheurde Egel koek met buisen } van Phels. p. 34, N" 5.
Echinanthuj spec. 3. SebaThcs. Tom. III, Tab. 15, fig. 5, 6.
Quoique le Scutella (Encope) tetrapora sc trouve mentionné dans tous les ouvrages qui traitent des Oursins, il n’est cependaut connu que par la figure qu’en a donnée Séba et qui a été copiée par plusieurs auteurs. J’ai vainement cherché dans les collections et les musées d’Europe une espèce qui portât ce nom. N’en trouvant pas , j’ai cru devoir envisager comme telle celle de mes espèces qui sc rapproche le plus de la figure ci-dessus mentionnée, sans que je puisse garantir d'une manière certaine son identité spécifique. C'est une question que l'on ne pourra décider que lorsqu’on aura retrouvé l’original de l’auteur hollandais. En attendant , voici les caractères de l’espèce que j’envisage comme YEttcope irelapora : la forme est à peu près circulaire ; la plus grande largeur est en arrière du sommet. L’exemplaire figuré est même un peu plus large que long. Le pourtour du test présente de légères échancrures dans le prolongement des ambu-
1 acres. Los lunules des ombulacres postérieurs sont ouvertes et d'égale largeur dans toute leur étendue. Les lunules des ambulacres antérieurs et latéraux sont petites , de forme ovoïde et complètement fermées. L épaisseur est assez considérable, et la surface supérieure présente une déclivité uniforme, mais très-brusque , sur le pourtour du test ( fig. 3 ). La bouche est centrale et circulaire. L'anus est petit , de forme ovoïde et plus rapproché de la bouche que da bord postérieur (ûg. 2). Les sillons se ramifient considérablement dans toutes les directions. Les pétales sont larges, et malgré les soies qui recouvrent toute la surface du test , l'on remarque que l’espace intermédiaire entre les zones poriféres est très-large.
L’exemplaire figuré a conservé sa couleur , qui est d’un rouge-brun très-foncé. Les soies sont très abondantes et diversement conformées suivant la place quelles occupent sur le test. Celles «le la face supérieure sont en forme de massues (fig. la, b) ; celles de la face inférieure sont cylindracécs et beaucoup plus longues que celles de la face supérieure , surtout dans les aires intcrambulacraires (fig. d, c ). Examinées au microscope, toutes sont garnies de plis longitudinaux , finement dentelés.
L'exemplaire figuré, le seul que je possède, m’a été communiqué par mon ami M. Stockes ; il provient des îles de Gallopagos. M. Ch. DcsMoulins cite comme origine de son exemplaire la côte occidentale d’Afrique, d’où il a été rapporté par M. Rang. Reste à savoir si c'est le même type. J’ai lieu de croire que non, car M. DcsMoulins trouve la figure de Seba, plus ronde que son exemplaire.