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MONTAGUE COTTAGE

Elle nous donne d'agréables esquisses des bals au Château, des pic-nics et partis de plaisir au lac Saint-Charles, à lia chute Montmorency, des re'unions du Tandem Club ç.xi hiver, et des cabanes pour pêcher la petite morue sur la rivière Saint-Charles, à cette morne saison, sans oublier les grands dîners officiel et le rôle important que les jeunes militaires jouaient, dans la société contemporaine, — avec de gracieux tableaux de nos paysages, — de notre fleuveroi, — de notre nature grandiose, —de notre beau Canada.

On se croirait p esque dans le vieux Québec que nous avons tous connu et goiîté, au temps où notre forteresse avait l'éclat et les honneurs d'une nombreuse garnison. Les séduisantes (i) peintures d'Emily Montagne et de ses amies eurent pour effet d'amener au Canada plusieurs familles des rives de la Tamise. Je ne garantirais pas qu'elles aient trouvé ici tout aussi couleur de rose que l'habile Mme Brooke le leur avait reorésenté.

[1] (Bei/LA Feemor to miss Eivees)

" Oh ! we are vastly tobe pitied ; no beaux at ail at the general's, ouly about six to one ; a pretty proportion, and what I hope always to see. We — the ladies I mean — drink chocolaté with the gênerai to-morrow, and lie gives us a bail on Thursday ; you would not know Québec again,nothing but smiling faces now ail gay as nevcr was ; the sweatest country in the world. Never expect to see me in England again ; one is really somebody hère. "l hâve beeu asksd to dance by only twenty seven

Bella Feemok.

" SiLLEEY ; eight in the evcning, (Bella Fekmoe to Ltjcy Eiveks]

'• Absolutely, Lucy, I will marry a savage and turn squaw, [a pretty soft name for an Indiau Ptincess ! Never was auything so delightfid as thoir lives. They talk of french husbands, but commend me to an Indian,oue who lets his wife ramble five hundred miles without asking where she is goiug.

I was sitting after dinner, with a book, in a thicket of hawthorn -near the bcach, when a loud laugh oalled my attention to the river, where I saw a canoë of savages making to the shore. There were six womsn and two or three childrcn, without one nian amongst them. They landed and tied the canoë to the root of a trce, and finding out the most agréable, shady spot among the bushes with which the beach was covered, which happened to be very near me, luado a fire, on which they laid some fish to broil, and fetching water from the river, sat down on the grass to their frugal repast I stole softly to the house, and ordering a servant to bring some wine and cold provisions, returned to my squaws. I asked them in french if they were from Lorette, thej' shook their heàds — I reiioated the question in English, when tho oldest of tho women told me they were not; that their Country was on the boiders of Ncw-Eugland ; that their husbands being on a hvmting party in the woods, curiosity and the désire to see their brethren the English who had conquered Québec, had brought them up the great river, down which they would rcturn as soon as they had seen Montréal. She courteoualy asked me to sit down and eat with them, v.'hich I complied with and produced my part ofthefeast. We soon became good compauy and brighteued the chain of frioudship with two bottles of wine, which put them in such spirits that they danced, sang, shook me by the hand, and grew so fond of me that I began to be afraid I sliould not easily get rid of them.

Adieu 1 my father is just corne in, and lias brought some company with him from Québec to supper.

B. Fekmoe.

Son roman, tiré à une seconde édition, ne ferait pas aujourd'hui la fortune d'un libraire. Ses héroïnes et ses héros sont généralement trop parfaits ; leur langage est guindé, froid, diffus : des Lovelace — des Pamela — des Clarissa Harlowe, — tels que Richardson nous les donne. Quant à moi, mon cher antiquaire, je préfère la coquette, la gaie Bella Fermor, à la tendre, à la "divine" Emily.^

Bella ajoute de par temps à autre, d'aimables petits Postscriptum à ses billets : "Adieu, Emily, I am going to ramble in the woods and pick berries with a little smiling civil captain who is enamoured of me. A pretty rural amusement for lovers." N'est-ce pas ? En effet, quel charmant passe-temps, un vrai rêve d'Arcadie, pour une donzelle de seize ans !

Mais je m'arrête. Parles extraits ci-joints vous pourrez juger du roman de madame Brooke — En tous cas; vous ne trouverez pas malséant que M. Wheeler ait jugé à propos de perpétuer la mémoire d'Emily Montague et vous approuverez, j'espère, les vers de Moore qu'il s'est choisis comme devise.

L'on doit à M. Wheeler la fontaine St. MichacVs Wcll, récemment ouverte au public.

KIRK-ÏÏLLA

Joli nom écossais importé de la Calédonie par un de ses possesseurs les plus populaires, M. James Gillespie, négociant de Québec, pour perpétuer ici le souvenir d'une résidence de famille, en Ecosse.

Kirk-Elka faisait face à Cataracoui et se dressait iière ment sur les hauteurs de Sillery. Un revers de fortune la fit passer à un prince de la finance de la rue St-Pierre, M. Ed. Burstall, qui y sema largement ses écus. A son départ pour l'Europe, Kirk-Ella devint la proie des flammes et ne fut rebâtie que plus tard. Pendant qjielques années, elle fut la propriété du fils unique du millionnaire, M. dis. E. Levey, M. Ernest Levey. Vendue par décret, elle échut à M. Robert Campbell, jeune membre du barreau de Québec, et fils de feu le major Campbell, de Saint-Hilaire, près Montréal. M. Campbell s'y livre à l'horticulture sur une grande échelle. M. Campbell est également connu oour son dévouement aux intérêts du vieux Québec, aux jours de gala et de carnaval. Quand il s'agit d'organiser une fête littéraire ou sociale, une exposition horticole où il faut ciu travail, du dévouement, du savoirfaire, on peut compter sur cet excellent citoyen pour sa. collaboration.

SOUS-LES-BOIS, Sillery

Sous le dôme d'un bocage épais se cache à quelques milles de Québec* sur le chemin du Cap-Rouge, une élégante et modeste habitation, que le regard du passant devine au fond d'une longue allée; couverte d'ombrage. Cette résidence, où vivait naguère une de nos familles canadiennes des mieux connues et des plus estimées — celle de M. Errol Boyd Lindsay — s'efface entièrement aujourd'hui devant un vaste et superbe édifice qui se nomme le couvent de JÉSUS-Marie, dont M. l'abbé Octave Audet est le respecté aumônier.

Au milieu des érables et des chênes, où les oiseaux faisaient leurs nids, s'est élevé un nid de science et de vertu, où d'autres petits oiseaux voltigent et babillent.

Une pièce d'eau pourvue de légères nacelles pour les élèves, de beaux parterres, des balcons, des alcôves de verdure ajoutent un charme indicible au paysage.

A l'avenir le promeneur qui se laisse entraîner sur le chemin du Cap-Rouge ne jettera plus seulement un coup d'œil eh passant dans ce lieu. Il s'y arrêtera, et, s'il s'intéresse à l'éducation, il ira visiter l'établissement et en sortira enchanté. Si c'est une femme, elle regrettera de n'être plus enfant pour y passer quelques années.

Les jeunes filles y trouveront ce qu'il faut à la vie, — des fleurs, de l'air et de la lumière.

BKNNIORE, Siller^^.

Voilà un nom qui me semblait avoir été importé par le colonel \Vm Rhodes des régions pastorales du Yorkshire, Angleterre, où le Nemrod de Sillery a vu le jour : un mien ami me dit que la villa portait ce nom, même à l'époque reculée où elle était la résidence d'été de notre mémorable "Secrétaire Perpétuel" l'hon. Dominick Daly, plus tard gouverneur de Terreneuve, etc. Que le pqint reste pour nous an opciicd question, à moins que vous ne le jugiez digne d'être déféré à l'arbitrage de la Société Royale.

La parole est à l'abbé Provancher :

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