‹ Monographies et esquissesChapitre 64 sur 107 · HOLL.AND FARM · texte numérisé non relu

HOLL.AND FARM

L'enseigne Holland servait dans un régiment commandé par le major Patrick Murray, parent de l 'ancien gouverneur de Québec.

Je devins fort intime avec lui vers l'année 1809 ; il vendit plus tard sa commission et acheta la seigneurie d'Argenteuil. On exonérait Holland, mais on blâmait Shœdde pour les soupçons non fondés qu'il avait conçus." (i)

Un autre incident moins tragique se rattache à Holland Farm ; il menaça lui aussi de se terminer par un duel, mais il se développa en un mariage en haut lieu : Lord Dorchester, le général Doyle, le procureur-général Jonathan Sewell, le médecin de la garnison, le Dr Longmore, un des Holland, et un monsieur ou demoiselle Neville, y eurent tous leur mot à dire. Voir Pictiircsque Québec^ pour plus amples détails : tout Québec retentit de ce scandale.

Holland Farm, en 1827, passait à M. William Wilson, employé des Douanes Impériales, à Québec, et plaideur renforcé, sans être Normand : ce beau domaine, en i843, faisait les délices d'un nouveau maître, le procureur de M. Wilson, feu George Okill Stuart, plus tard juge de la Cour de Vice-Amirauté. M. Stuart vendit cette résidence à M. Robert Cassels, alors gérant de la banque de l'Amérique du Nord, à Québec.

Holland Farm appartient maintenant à l'honorable James George Ross, sénateur.

(1) Mon vieil ami, W. H. Henderson, dont je tiens ce renseignement expirait à Hemison, comté de Mégantic, en avril 18S3, ;\ l'âge de 100 ans et 41 jourB.

Il fut nn des principaux fondateurs, en 1817, de V Assurance cJe QHéftec contre le feu^ et secrétaire-trésorier d'icelle pendant plus d'un quart de siècle.

BELLEYUE, Chemin Ste-Foye

A deux milles de la Basilique, sur le chemin Ste-Foye^ s'élève la résidence connue sous ce nom, construite en 1 847- 48 par feu Julien Chouinard, marchand respecté qui fit pendant trente-cinq ans de grandes affaires à Québec. Elle est bâtie sur un emplacement voisin de la propriété des héritiers Tourangeau, à une centaine lie pieds des fondations du moulin Dumont, immortalisé par la bataille de 1 760, et dont le site est marqué par le superbe monument érigé par la Société St-Jean-Baptiste de Québec. C'est dans le petit ravin, arrosé par un ruisseau qui sépare ces deux propriétés que furent trouvés les ossements des braves tombés autour du moulin Dumont dans cette mémorable journée. Le Docteur Robitaille a raconté dans l'histoire de la Fête Nationale des Canadiens- Français, célébrée à Québec le 24 jnin 1880, (i) la découverte de ces restes précieux.

.Par une belle après-midi du mois de septembre 1852 dit-il, je dirigeais mes pas vers le chemin Ste-Foye, en compagnie de l'historien Garneauetde M. L. G. Baillargé, avocat, jusqu'à l'endroit où étaient les fondations du moulin Dumont Assis sur les ruines du moulin Dumont où

la lutte avait été la plus acharnée et la plus meurtrière,ayant, à notre droite la chaussée de Ste-Foye, que les troupes avaient traversée pour se mettre en ligne sur le champ de bataille, devant nous les plaines d'Abraham sur lesquelles pour la dernière fois la valeur de l'armée française et de la milice canadienne commandées par le général de Lévis^ notre historien national, animé par un noble enthousiasme au souvenir de ce glorieux fait d'armes, nous fit un récit

(1) M. Chouinard est l'aïeul de M. H. J. J. B. Chouinard, auteur de la "J'éie Nationale,^'' qui a rempli avec lionneur pendant quatre ans la charge de Président de l'Institut Canadien de Québec, et a publié plusieurs conférences et discours consignés dans les mémoires de l'Institut et entr'autres une étude sur il. de Maisonnéuve.

M. Chouinard, échevin u quartier St-Louis au Conseil de Ville depuis cinq ans, vient d'être élu Président Général de la Société St Jean-Baptiste de Québec.

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