LA DOUANE A QUÉBEC
M. Ferrier, le percepteur des douanes à Québec, mourut en février 1833. Henry Jessupp, le percepteur du port à Montréal, fut promu à la charge de percepteur du port à Québec et William Hall, le " Waiter and Searcher" devint percepteur à Montréal, en juin 1833. Cette année la charge de " Comptroller " fut abolie. Toutes les nominations précédentes avaient été faites par les Lords de la Trésorerie et le Board of Coinviissioiiners of Cicstoms, à Londres.
En 185 1, le gouvernement canadien nomma M. John William Dunscomb, alors commissaire des douanes, percepteur, et l'hon. Louis Massue, membre du Conseil Législatif, ' Surveyor," — le premier à la place de M. Henry Jessupp, qui fut mis à sa retraite et le second à la place de L. Charles Grey Stewart. Ces nominations furent les premières faites à Québec, par le gouvernement du Canada, bien que les autorité impériales eussent commencé, dès l'année 1849, à effectuer le transfert du département, aux autorités canadiennes.
M. Dunscomb avant de remplir les fonctions de commissaire des douanes, que remplissait naguère feu M. Robert Shore Milnes Bouchette, était membre du parlement provincial pour le comté de Beauharnois. Pendant sa longue tenure d'office, I85 1-83, ses talents et sa probité le désignèrent à plusieurs reprises différentes, pour des postes de confiance. Avec feu Alex. Maurice Delisle, le percepteur des douanes de Montréal, il fut chargé d'une mission commerciale par le gouvernement, aux Antilles, etc. dont il connaissait le commerce, pour y avoir pris part plusieurs années antérieurement, quand il était l'associé de M. Leaycraft, à Québec.
M. Dunscomb après une carrière de plus de quarante ans dans le service public, s'est retiré pour faire place à l'hon J. G. Blanchet, ex-président de la chambre des Communes.
Québec, 22 octobre 1883.
A ]MONSIEUR
ROBERT RICHARD DOBELI.
U Hospitalier Châtelain de Beauvoir
Sillery, Noël 1885.
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J'ai souvenance d'une bruyante réunion, en 1876, de la jeunesse de Sillery. Sans être bien jeune, j'y avais été spécialement convié par mon excellent voisin, M. Dobell. pour prendre part à un Arbre de Noël, qu'il y avait préparé.
Il me semble encore contempler la verte épinette, attiffée de rubans, resplendissante de lumières jusqu'à sa cîme, étalant avec pompe sa ramure, parmi le houx et le gui, au centre du salon de lasplendide villa Beauvoir.
M. Dobell, sans vouloir m'en dire plus, m'assura que j'avais un intérêt directe dans l'arbre sacré. Je me rendis donc à la fête.
Le Châtelain de Beauvoir avait eu en eftet l'aimable attention de suspendre à V Arbre de Noël, à mon adresse et, mêlée aux offrandes si prisées de la jeunesse, une fort jolie canne antique portant inscription. La canne était à coup sûr, antique, elle avait été artistement confectionnée à même la membrure de chêne de la vieille frégate française L'Orignal, qui avait sombré, comme l'on sait, à VA7ise des Mères, au moment où elle était lancée des chantiers du Roi de France, à Québec, en 1750.
J'avais, à sa demande, fourni à M. Dobell, les détails de ce désastre, quand la drague du capitaine Giguères en eut repêché du lit du fleuve, à cet endroit, la carène noircie.
M. Dobell me permettra de lui faire hommage de cette esquisse d'une coutume nationale vivace au lieu 011 il vit le jour et choyée de lui, dans sa patrie d'adoption : L Arbre de Noël.
Spencer Grange, Noël 1885.
"L'ARBRE DE NOËL" Christmas Tree.