BORDER MINSTRELSY
lo. Le Por der Miustrelsy, collection d: vieux lais, de martiales ballades, de chants nationaux, parat en trois volum s en 1800-1-2-3. Scott avait 29 ans lorsqu'il publia le premier volume: l’on peut dire qu'il avait commencé d’en réunir les matériaux depuis sa dixième année. Tlest juste de nommer un de s-5 collaborateurs les plus zélés, John Leyden, mort aux Indes en 1811, homme de génie, travailleur infatigable, savant distingué dans les langues de l'Orient,
Pour rétablir le vrai texte de ces antiques et sauvages poésirs des 10e et 11e siècles, il fallait un jugement sûr, une vaste érudition, un goût, un flair exquis. Scott réunissait ces qualités à un degré éminent; aussi, son choix de ballades, comme œuvre nationale, enrichi de précieuses notes, l'emporte-t-il sur les Perey's Reliques, Il se composait d'abord de quarante-trois ballades qui n'avaient jamais été imprimées, et les autres bien que partiellement connues aux chercheurs, étaient pour ainsi dire neuves à la généralité des lecteurs. Elles commémoraient un tissu de tragiques événements, d'aventures hardies, de bizarres peintures de mœurs, tracées avec une énergie de style, une simplicité digne des temps homériques, commentées, éclaircies par de patientes recherches historiques et archéologiques.
Peu de temps après leur publication, Scott prenait rang à la Xevue d'Edimbourg, fondée en 1802, comme un des actifs collaborateurs de Sydney Smith,'plus tard de Jeffrey, lord Jeffrey, —le grand juriste, l'admirable critique—le La Harpe de l’Ecosse, Le premier écrit de Scott fut une étude sur l'Amadis de Gaule, par Robert Southey ; son second, sur Sebbald's Chronicle of Scotch Poetry ; un troisième, sur Godwin's Life of Chaucer ; un quatrième, sur Elis" Specimens of English Poctry ; un cinquième, sur la. vie et les œuvres de CZatterton.
En 1803, le poète Wordsworth faisait à Scott une mémorable visite, au moment où il composait 7%e Lay ef the Last Minstrel ; les deux bardes allaient ensemble examiner les ruines historiques des abbayes de Melrose et de Rosslyn. Parmi les paysans, le nom seul de Scott opérait comme un Charme ; c'était à qui leur rendrait le plus de civilités ; le barde de Windermere, Wordsworth, était enchanté de leur réception partout où ils se montraient.