LAN 1634 LE
NTE 28 JVILLET,IE.ETE.PLA PREMIERE.P.C.GIFART SEIGNEUR. DE-CE-LIEV
Ces lettres sont gravées profondément quoique avec rudesse, dans la plaque : au-dessous, il existe des traces plus indistinctes d'écriture, — ça peut être une cotte d'armes. — Au-dessus de ces caractères, on voit un cœur renversé, dont jaillissent des flammes, lesqu Îles sont enclavées dans un cœur plus grand et dont la pointe est en bas,
Cette trouvaille mit nos antiquaires en émoi et donna lieu à plusieurs écrits dans la presse angiaise et française.
() Voir l'appendice.
D Le») Le
Quelques-unes trouveront place en cette esquisse : The Beauport Manoir Inscription To the Editor of the Morning Chronicle
“ Whilst regretting the loss of the coins and documents accompanying the inscription of the Beauport Manor, on account of the light it might have thrown on this remote incident of Canadian history, let us examine the case as it stands.
This rude inscription of 25th July, 1634, gives priority as to. date to the Beauport-Manor over any ancient structure extent in Canada this day. The erection of the manor would seem to have preceded by three years the foundation of the Jesuits Sillery residence, now owned by Messrs. Dobell and Beckett, which dates, of July, 1637. Who prepared the inscription ? Who engraved the letters ? Who cut on the lead the figure of the ‘* flaming heart ” ? The stars ? Are they heraldic ? What did they typify ? Did the plate come out ready prepared from France ? Had the Académie des Znseriptions, ete, or any other académie, any hand in the business ?
The lead plate was imbedded in solid masonry. It is too rude to be the work of an engraver. Could it have been designed by Surgeon Gifart, the Laird of Beauport, and cut on the leadplate by the scribe and savant of the settlement, Jean Guion (Dion? ) whose penmanship in the wording of two marriages con tracts, dating from 1636, has been brought to light by an indefa: ugable searcher of the past— the Abbé Ferland ? Probably.
But if the lettered Beauport stone mason, who hever rose to be a Hugh Miller whatever may #have been his abilities, did utihze his talents, in 1634, to produce a durable record, in order to perpetuate the date of foundation of this manor, he subsequentiy got at logserheads with his worthy seigneur, probably oWwing 10 the litigious taste which his native Perche had instilled in him. Perche, we all know, is not very distant from Normandy, the hot bed of feuds and litigation, and might have caught the infection from this neighborhood.
Governor Montmagnv, in the space of eight short years, had been called on to adjudicate on six controversies which had arisen between Gifart and his vassals, touching boundaries and seignorial rights ; though the learned historian Ferland has failed to particularize whether among those controversed rights, was included the Droit de Chapons and the Droit du Seigneur. Could the latter unchaste, but cherished right of some Scotch and German feudal lords, by a misapprehension of our law,in the dark days of the colony, have been claimed by such an exacting seigneur as M. de Gifart ? One thinks not.
Be that as it may, the stone mason and savant, Jean Guion, had refused to do feudal hommage to ‘ Monsieur de Beauport,”
and on the 2oth fuly, 1643, six years after the date of the inscription, under sentence rendered by Governor de Montmagny, he was made to do so.
Who will decipher the I. H. S.—M. I. A., the letters at the the top of the plate * Is there no descendant of the haughty Seignior of Beauport, Robert Gifart, to give us his biography, and tell us of his sporting days ; of the black and grey ducks, brant, widgeon, teal, snipe and curlew, etc., which infested the marshy banks ot the stream -the Lwisseau de l'Ours, on which he had located, first his shooting box, and afterwards his little fort or block house, against Iroquois aggression no doubt ? Gifart was a keen sportsman, tradition repeats. Did the locality get the name of Canardière on account of the Cazards, the ducks, he had bagged in his time? Who will enlighten us on "Il these points ? Where are our ‘ Oldbucks’ ?
k*X* Quebec, Sth April, 1880.
Query--Would I. H.S., stand for Yesus Æominum Salvator ? and M. I À. for J/aria- ÿosephus- Anna ?—the Holy Family —asks Dr W. Marsden,
LETTRE DU COMTE D'ORSONNENS À A7. 7. M. LeMoine, Président de la Société Ltttéraireet Historique, Québec, etc, Cher Monsieur,
Votre lettre du rer avril, publiée dans le Jorning Chronicle, en groupant, autour du premier manoir canadien, des grands noms canadiens, des faits historiques et des traditions, semble vouloir nous faire regretter encore plus la perte d’un monument dont il ne reste plus qu'une plaque de plomb gravée sans art, avec une inscription sans ortographe. Je suis allé, comme bien d'autres, voir ce morceau de plomb, qui contient autant qne l'imprimerie peut le représenter, l'inscription suivante :
AN AC AN D LAN :1634 LE NTE 15 JVILET IE-ETE-PLA PREMIÈRE-P C GIFART SEIGNEVR-DE CE LIEV
La première ligne a été, sans doute, gravée avec une pointe, l'incision plus indécise est aussi moins profonde, de même que les lettres NTE ajoutées audessus de PLA, pour faire le mot planté, que l’art du graveur ou la largeur du ciseau n'avait pas su contenir daus la troisième ligne.
Les lettres des trois dernières lignes ont été coupées avec un ciseau de un demi pouce de large, l'incision est nette et bien dessinée ; on voit encore les lignes qui ont été tracées dans toute la largeur de la plaque, au moyen d’une pointe pour guider le ciseau du graveur.
Dans le centre de la plaque, on distingue avec peine un écusson portant un cœur renversé et flammé ; au centre de l'écu, trois étoiles. Impossible de dire si elles sont posées en face ou sur un champ quelconque. Le tout a dû être surmonté d'un heaume, car on voit encore de chaque côté de l'écu des lignes courbes multiples qui doivent nécessairement représenter les lambrequins ; sur le côté gauche, un bout de banderole, mais l'artiste a dû abandonner s1 première idée, car le haut de la banderole se perd dans les lignes du lambrequin.
J'ai lu d: uns la lettre qui accompagnait l'envoi de madame Gugy, que les ouvriers, qu avaient travaillé aux ruines, disaient avoir trouvé la plaque de plomb roulée avec certains documents jui seraient tombés en poussière au toucher. La chose me paraît impossible. Le dessous de la plaque indique qu’elle à été posée à plat sur un lit de mortier ; et la partie grav ée, du mains celle où sont gravées les armoiries, qu'une pierre pesante a été placée dessus, et c’est par l’enfoncement de sa surface inégale que la plupart ces lignes gravées ont été détruites. On voit encore dans le plomb oxidé, l'empreinte d'une coquille pétrifiée
qui se trouvait agrégée au ce alcairc.
En roulant le bloc supérieur, les ouvriers ont pu plier le métal ; de là, l'erreur de croire que la plaque était roulée ; elle a dû, comme toutes choses de ce genre, être placée dans une cavité comme fond, où on avaitdéposé le document tombé en poussière et les ** quelc ques sous 7” que ces honnêtes o :vriers ont gardés pour eux, sans äoute, sans en connaître la valeur.
Peu habitué à lire de telles inscriptions, mais connaissant Ja piété des premiers colons du Canada, j'essayait de donner un sens Courant à j'inscription et je trouvai qu'on pouvait lire ceci :
Jesu Hominum Salvatore, Mari Zmmaculat& Aushice
{Sous les auspices ou la protection de Jésus, Sauveur des hommes et de Marie-Immaculée.)
L'an 1634, e 25 juillet-je —été plantée
première par (ou pour) C. (chirur) Gifart, Seigneur de ce lieu.
Jusqu'à présent la chose se lit bien, 18 sens en est raisonnable et positif, Supposant le chirurgien un homme instruit et sue l'inscription Jatine se complète d'elle-même, Mais, hélas ! it y un mais, —la lettre C avant Gifart me trouble un peu. Comme je nai sous la main aucun volume, aucune tradition du temps à
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consulter, je suis obligé de m'en tenir aux COTES P ondances de journaux, et je trouve dans toutes le prénom de lobert—ce qui ne commence pas du tout par un € ! Mais le C, le malheureux C, ne serait-il pas l'initiale de Cloutier, le charpentier ou l'entrepreneur avec lequel Gifart avait fait un contrat à Mortaigne, le 14 mars 1634, quatre mois à peu près avant la pose de la première pierre ? Alors il faudrait lire: j'ai été plantée par Cloutier, Gifart étant seigneur de ce lieu.
Je m'arrête, le souvenir de certaines inscriptions sur certain pont vient troubler toutes ces belles spéculations. A forre de vouloir être savant, on pourrait faire dire à Robert Gifart des choses qu'il n’a jamais pensées.
Si, après tout, ce Gifart n’était pas savant, et qu'il eut voulu dire par 1. HE S., Jésus-Christ, et M. T. A., Maria; ce serait trop fort.—]J aimerais mieux la théorie de M. le Dr Marsden el de M. Bédard, Maria, Joachim, Anna. Le 25 juillet étant la fête de saint Joachün, 1l serait plus raisonnable de penser qu’on aurait mis la construction du premier manoir canadien sous la protection et les auspices du saint du jour
Reste à savoir si la Saint Jacques se fêtait le 25 juillet, la
Saint Joachin le 26, en l'an de Notre Seigneur 1634 je laisse à d'autres de mieux trouver.
Quoiqu'il en soit, cette date 1654 est un centenaire mémo rable, car c’est en 1634 que Jacques-Cartier visita le golfe Saint- Laurent et c'est en 16 34, quil remonta notre beau fleuve e jusqu'à fTochelaga, cent ans avant la première concession seigneuriale de Beauport.
J'ai l'honneur d’être, onsieur, Votre humble serviteur, Cte d'ORSONNEN L'INSCRIPTION DU MANOIR DE BEAUPORT.
0) ni ne 1CCQp à ? à in À 1" Parmi une masse de vieux docume nts que Je possède, con
e Bea uport EL SES S£! igneurs, Jai trouve ik
Te: OUSSIg né, Confesse avoir ré Ççu un billet de livres de monsieu de Beauport, pour ce qu'il m'avait promis pour faire sa bâtisse de logis de Beauport.
Faict ce 27ième juillet 1642.
FPCEUST,
Cela donnerait peut-être une explication des abréviations #P. C.” de linscription trouvée dans les ruines du vieux manoir.
En effet, il est loisible de supposer que cet architecte a fait ce que ses confrères modernes font encore, et qu'il a gravé ses ini.
‘tieles sur l'inscription commémorative de la pose de la premiére pierre #lantée dans la bâtisse de Beauport.
H. J. J. Ducnesnay La Beauce, 14 avril, 1881.