CN RE NT A OT OP D TU 0 D OMIS
Her figure, head—a lion, exquisitely carved in wood i is still preserved at the Greenwich Hospital.’
(Winthrop Sargont The History of an expedition again fort Duquesne in 1755, p. 139, in note.)
nent
, (le | augaient Il fit armés tre à vaient rville, it sur est au sur la e des LH1ONS, s-à-vis ige du ’Ange laient
rent à colonvement partie Lévis sports
Townvenir, roûte
ts qui Un
a Trl1ve hundred he river.
to it on impractio it, for ad which
d favorite ptain that ougd the
at at the opposite the same xreenwich
A “gs in 1755,
gauche du Montmorency, devait franchir cette rivière à un gué situé à une lieue environ de la chûte, et qui était gardé par un détachement aux ordres de M. de Repentigny. A une heure les trois colonnes s'avançaient en diligence, Ce plan d'attaque eût été trop compliqué pour des troupes moins disciplinées que celles du général Wolfe
Montcalm, d’abord incertain sur le point qui allait être assailli, avait fait porter sur toute la ligne l'ordre de se tenir partout prêt à recevoir leurs ennemis à leur approche ; le général Lévis envoya cinq cents hommes à M. de Repentigny et demanda quelques bataillons du centre qui le soutiendratent lui-même au besoin. A deux heures, Montcalm vint examiner la situation de sa gauche ; il en parcourut les lignes, approuva les dispositions de Lévis et donna de nouveaux ordres. Trois bataillons de réguliers, avec quelques miliciens des Trois-Rivières se portèrent à l’aile gauche ; la plus grand partie de ses troupes se placèrent en réserve sur le chemin de Beauport, et le reste se dirigea rapidement vers le gué que défendait M. de Repentigny. Cet officier avaitété attaqué par la colonne anglaise et l'avait repoussée après lui avoir tué eu mis hors de combat quelques hommes. La retraite de ce corps permit au renfort de revenir sur le théâtre de la principale attaque.
Les berges qui portaient la colonne de la Pointe-Lévis, commandée par le général Wolfe en personne, après avoir fait plusieurs évolutions comme pour tromper les français sur le lieu de la descente se dirigèrent tout-à coup vers les transports échoués.
Mais la marée était basse ; une chaîne de cailloux et de rochers arrêta quelque temps une partie de la flottille ; enfin l'obstacle fut passé, et douze cents grenadiers avec deux cents hommes d’autres troupes s'élancèrent à terre sur une grève spacieuse et unie. Ils devaient s’avancer en quatre divisions et la demi brigade Monckton, débarquée derrière eux, devait les soutenir. : ‘ar quelque malenténdu la demi-brigade les suivait de trop loin quand ils entrèrent en action. Ils marchèrent au son d’une musique guerrière, à la redoute qui fermait l'entrée de la route de Courville. La redoute avait été évacuée. Les grenadiers s'y arrêtèrent un instant pour se disposer à assaillir les retranchements de M. de Lévis, qui étaient à une petite portée de fusil. Toutes les batteries de Wolte faisaient pleuveir sur cette partie du camp, une grêle de bombes et de boulets, que les milices Canadiennes essuyaient sans perdre de leur contenance calme et assurée. Les assaillants s'étant formés se présentèrent la baïonnette au bout du fusil. Leur uniforme de grenadiers contrastait avec le costume de leurs adversaires, enveloppés d’une légère capote serrée autour des reins. Les Canadiens avaient pour suppléer à la discipline des troupes régulières, leur courage et La justice remarquable de leur tir. Ils attendirent froidement que les ennem'e fussent à quelques verges seulement de leur ligne,
pour les coucher en joue. Alors (1) ils firent des décharges si rapides et si meurtrières qu’en peu de temps les colonnes anglai ses, malgré tous les efforts de leurs officiers, se rompirent et prirent la fuite ; elles cherchèrent d'abord un abri contre les balles derrière la redoute, puis, n'ayant pu se reformer elles allèrent se réfugier derrière le reste de leur armée, déployée un peu plus loin. En ce moment il survint un violent orage de pluie et de tonnerre, qui déroba les combattants à la vue les uns des autres et dont le bruit plus imposant fit taire toutes les rumeurs de la bataille.
Lorsque le brouillard se dissipa, on aperçut les anglais qui se rembarquaient avec leurs blessés, après avoir mis le feu aux transports échoués Ils se retiraient comme ils étaient venus, les uns dans leurs berges et les autres par le gué. Le feu de leur nombreuse artillerie se prolongea jusqu’au soir, et l'on estime qu’elle tira trois mille coups de canon dans cette journée ; on n’avait pour y répondre qu’une dizaine de pièces qui ne laissaient pas que d’incommoder beaucoup les troupes de débarquement. La perte des français, causée presqu'entièrement par cette arme, fut peu considérable si l'on considère quils furent plus de six heures exposés à une pluie de projectiles. Les ennemis eurent environ cinq cents morts et blessés, parmi lesquels il y avait un grand nombre d'officiers.” [2]
Un simple examin du local suffit pour expliquer l'échec du détachement de Wolfe ; les troupes de Lévis étaient embusquées derrière des retranchements en, terre protégés de fascines et d'arbres : & est fort intéressant d'en examiner même aujourd'hui les restes en suivant la rive escarpée et en bien des endroits taillés à pic, de Beauport, à partir du Sault Montmorency jusqu'au manoir Duchesnay, sur la propriété Gugy. En bien des endroits cette rive a plus de 150 pieds de hauteur ; le détachement anglais dont une partie était venue de l'Ange Gardien, par le gué d’en bas à marée basse, et l'autre était débarquée de ia flotte, en berges, s'était formé sur la grève sans abri, exposé à la pluie des balles et des bouiets qui ieur venait d’en haut de la part d’un ennemi qui savait tirer et qu'il lui était impossible d'atteindre, à moins de le prendre aussi en revers par
() ..,.Their men of all arms, in the trenches, lay cool till they were sure of their mark ; they then poured their shot like showers of haïl, which caused our brave grenadiers to fall very fast, (Journal d'un officier anglais.)
(2) Histoire du Canada, —Garneau—Tome IT, P. P. 324-7, quatrième? édition.
e res Si glai prialles it se
plus t de utres le la
1i se aux nus, leur stime n n’àaient nent.
rime, à Six urent t un
chec aient égés amirpée artir ur la s de une bas , en CS t de pospar
their brena-
le gué d'en haut sur le Montmorency, combinant l'attaque, non seulement avec le secours de la flotte, mais encore au moyen d’une nombreuse artilleris, placée sur l'extrême pointe est de la rive escarpée de la chûte, à l'endroit, qui commandait le camp de Lévis. Les deux généraux paraissent avoir été tous deux en défaut, Lévis pour avoir par son indècisision manqué le coup que les sauvages de Langlade lui avaient proposé et Wolfe pour s'être trop fié au courage reconnu de ses troupes, sans étudier le terrain où il avait à manœuvrer,
Il semble étonnant qu'un seul de ses so'dats ait échappé, et comme le dit Johnstone, il düt remercier l'“orage de pluie et de tonnerre” qui contribua si puissamment à le tirer de ce mauvais pas. (1) 5
Knox nous présente les sauvages selon leur habitude scalpant les morts et les blessés, avec beaucoup d’entrain, (2)
Q) ‘Quand notre compagnie de grenadiers eût atteint le voisinage des Français.je vis distinctement Montcalm : il était à cheval, allait et venait avec animation au milieu de ses troupes et leur donnait l'ordre de faire feu, De suite, ils tirèrent, nous tuant un bon nombre des nôtres, je ne puis me rappeler le juste nombre. Nous ne leur répondimes pas, c'eût été inutile ; ils étaient parfaitement à l'abri, au moyen de leurs retranpchements, nous ne pouvions discerner de leur personne que la cime de lours chapeaux,,,,,, Ordre fut alors donné de retraiter à nos canots, tenus à flot, pour nous recevoir, La maréi étant alors basse, nous eûmes à franchir un long espace de plage à travers la vase,
Allan Cameron, sergent dans notre compagnie, voyant sur notre gauche une petite batterie armée de deux pièces et ostensiblement sans canonniers, crut qu'il pourrait l'empêcher de nous harasser dans notre retraite : il ramassa deux baïonettes qui gisaient sur la grève et se dirigea seul vers cette batterie, il enfonça la pointe de ces baïonnettes dans la lumière des canons et y cassa la pointe de ces deux bayonnettes,
[2] Quand les Français nous virent ainsi retraiter, ils envoyèrent leurs sauvages scalper et massacrer nos blessés, exposés sur le rivage. De ce nombre était le lieutenant Peyton, du bataillon Royal American, gravement blessé et qui s'était trainé aussi loin que la douleur le lui eût permis. Quand les Peaux Rouges se furent acquittés de leur triste besogne sur les pauvres diables les plus voisins des batteries françaises, ils retracèrent leurs pas, tous, excepté deux qui ayant découvert le Lieutenant Peyton, devinrent avides d'en faire la capture. Pur hasard ce dernier se trouva avoir un fusil à deux coups, chargé; or comme il avait été témoin de leur barbarie sur ceux de ses camarades blessés qu'ils avaient pu saisir, il se persauada qu'ils le massacreraient s'ils mettaient lamain sur lui. Heureusement, il ne perdit pas,son sang-froid et attendant le moment où le sauvage Je plus près de lui vint à portée de fusil, il le coucha en joue et l'abattit: l'antre Indien croyant que le Heutenant n'aurait pas le temps de recharger son arme, court vers lui, brandissant son casse-tête pour le scalper : le lieutenant jui envoya Fautre coup droit dans la poitrine et le sauvage tomba mort à ses pieds. Noûs fines quittes dos sanvages pour ce jour-là, mais nous les renconträmes plus tard.
Au momont où le lieutenant Peyton gisait ainsi à torre, épuisé par là perte de son sang et ses efforts, il fut accosté par le sergent Cameron, qui n'avait d'autre moyen d lui porter secours qu'en le portant dans ses bras, Cameron était un homme d'une haute stature et d'une force peu commune, Il attacha le fusil du lieutenant avec 1e sien sur ses épaules, en bandoulière, et dit à M. Peyton de lui embarquer sur le dos et de le tenir par le col. Comme la distance à parcourir était grande, il était forcé de temps en temps de le déposer à terre afin de prendre haleine lui-même et aussi pour soulager ls pauvre lieutenant, dont la blessure était excessivement douloureures, De cette sorte, il le porta
à un des canots anglais où il le déposa, ajoutant ‘‘Monsieur, voilà tout ce que je puis faire pour vous, je vous souhaite de vous rétablir. "Journal inédit du Siège de 1759, tenu par le sergent James Thompson, cité par Hawkins.
J'ai mentionné plus haut les vastes moulins et usines düs à l'énergie de M. Peter Patterson, au bas de la chûte. M. Price me fit voir les conduits et appareils que l'orf vient d'y poser, pour fournir la puissance motrice à l'électricité, au moyen de laquelle, l’on entend éclairer tout Québec.
nes ite.
ent ité,
LA RESIDENCE D'ETE DE LOFD DUFFERIN— Cap aux Diamants
Le joli mois de mai, qui au dire de Tennyson et de bien d’autres fait battre plus vite le cœur des amants, nous apportant des feuilles et des fleurs—est aussi le signal du départ des citadins, pour nos riantes campagnes autour de Québec, De nos jours, un homme de goût, trouvait moyen de jouir du grand air de la campagne, sans sortir des murs, et se créait un délicieux et frais séjour où la nature ellemême s'était chargée des principaux décors.
Notre cité a accueilli bien des Gouverneurs depuis ce lettré Marquis de la Galissonnière, dont le botaniste suédois, Peter Kalm, son hôte au château St-Louis, en 1748, nous & tracé une peinture si flatteuse,
Nul gouverneur cependant, n’a laissé un souvenir aussi vivace ; nul, n’a par son départ, causé autant de regrets que celui qui, en 1872, cherchait un asile contre les ardeurs de la canicule, en notre citadelle escarpée : le comte de Dufferin, l’ami, le bienfaiteur de Québec. Nul, n’a paru subir au même dégré le charme de tout ce dont notre vieille ville s'enorgueillit davantaze : ses antiques souvenirs—ses monuments historiques—ses sites sublimes,—son fleuve majestueux,
Qui, en effet, eût jamais songé que ce roc sourcilleux du Cap-aux-diamants, avec ses bastions hérissés de canons— ses lourdes casemates à l'épreuve des bombes etc., eût pu, au besoin, se transformer en une gracieuse résidence viceroyale où le représentant de sa Majesté, la reine Victoria a depuis tenu sa brillante cour et donné tant de banquets hospitaliers. C'est pourtant ce qui a eu lieu,
Le Cap-aux-diamants a de tout temps commandé l’admiration des touristes, par ses points de vue grandioses,
Le site est d’un pittoresque achevé : cette superbe terrasse, qui court le long du cap, surplombant le fleuve, à u
3oû LORD DUFFERIN
hauteur de 350 pieds offre des facilités rares pour les grandes réceptions officielles,
Je défie la nature la moins impressionable de contempler sans émotion, de ce poste, par delà les nues, le panorama toujours neuf que déroulent les campagnes environnantes,
C'est imposant, c'est sublime, à la clarté du jour, par une sereine matinée ; mais au crépuscule, sous la voûte étoilée, le coup d'œil plongeant dans l'abîme béant à vos pieds, à je ne sais quoi de solennel et de ravissant, A l'ouest, au sud, à l’est, la basse-ville et Lévis avec leurs étincelants reverbères, le gaz et la lumière électrique ; le port semé de grands navires, sous la citadelle même ; de temps à autre, de majestueuses frégates immobiles sur leurs ancres ; à la jetée de la compagnie Allan, à vo: pieds, quelques uns de leurs Léviathans : le Parisian ou le Sarmatian, etc.
Les remorqueurs, les vapeurs-traversiers circulent en tous sens parmi cette forêt de mâts, comme des mouchesà-feu dans un pré, pendant une chaude nuit d'été,
Votre oreille saisit le bourdonnement lointain, la clameur vague de la cité ; les gais refrains des matelots, peutêtre quelques vieux lais Normands ou Bretons vous arrivent des radeaux de bois quarré, entraînés par la marée et conduits par des Voyageurs des pays d'en haut :
NES Dee me Fanieue uetéon
Quand le: lampes du soir, dans les maisons du port S'allurient, et sur l'eau projettent leurs lumières ;
Le long des quais obscurs, il est doux d'écouter, Dans cet apaisement des heures recueillies, Les airs que les marins sé prennent à chanter, D'une âme enfin rendue à ses mélancolies.
AUTRAN, La ner.
Bientôt, une formidable détonation secoue même la cime d’où vous contemplez ce spectacle : c’est le can on du soir, le signal d’éteindre les feux aux casernes avoisinantes ; puis, le roulement du tambour, et le rappel que le ougler lance de son clairon, aux échos de la nuit. Si c'est un jour de réception officielle, de banquet pour Son Excellence, la fanfare militaire clôra la fête par l'hymne
national de l'Angleterre et le chant national de la patrie
les
pler ama ntes. une ilée, ieds, uest, nceport 195 à Cres ; ques , etc.
it en ches-
clapeutivent se et
a mer.
1e Ja anon oisique (hs Son mne patrie
‘pour nous, God save the Queen et Vive la Canadienne ; ce qui ajoutera encore de l'intérêt à cette mise en scène,
Afin de nous donner une idée de la cordiale hospitalité de Lord Dufferin, de sa popularité, de ses qualités sociales, de ses.travaux littéraires, je vous remettrai sous les yeux, le compte-rendu que je vous adressais à la clôture des réceptions vice-régales, l'année de son arrivée :