LORD DUFFERIN
cédé d’un musique infernale et de bien des monstres hideux, se présenta au gaillard, avec une planche sur laqueile était écrit ‘Le Père Arctique”’—qu'il offrit à lotticier du quart, comme sa carte de visite. Puis, vint un sabbat d'enfer, sur tous les coins du pont ; les vergues et les haubans se couvrirent de diables rouges, de singes noïrs et de mille autre apparitions grotesques. Afin de compléter l'illusion, une grêle de pois, fut lancée des vergues, pour simuler la tempête déchaînée ; les marins français avaient aussi la figure enduite de farine pour représenter une bordée de neige.
Plus tard, une harangue fut prononcée par le chapelain du père Arctique, et le tout se termina par de copieuses libations de spiritueux."
Je craindrais, cher poète, d'abuser de votre patience, si je ne savais combien les lettrés, qu’il soient gouverneurs ou particuliers, vous plaisent. Vous vous rappelez sans doute l’éloquent discours que le comte prononçait, le 11 juin dernier, a Belfast, avant de s’embarquer pour le Canada et qu’il terminait par ces belles paroles :
‘Like a virgin goddess in à primeval world, Canada still iwalks in unconscious beauty among her golden woods and along the margin of her trackless streams, catching but broken
glaces of her radiant majesty as mirrored on their surface and
scarcely dreams as yet A the glorious future awaiting her in the Olympus of Nations."
Est-ce bien tourné, cela ? Eh bien, le genre humoristique est manié avec une grâce égale par notre vice-roi, qui sait se tirer admirablement de bien mauvais pas. Voici un échantillon d’un discours de circonstance qu’il lui vint en tête de débiter, en réponse à une pompeuse harangue latine que l'évêque de la capitale d'Islande lui fit en présence des sommités officielles, et du beau sexe de ReyKjavik :
“Viri illustres, insolitus ut sum at publicum loquendum, ego, propero respondere ad complimentum quod recte reverendus prelaticus mihi fecit, in proponendo meam salutem : et supplico vos credere quod multum gratificatus et flattificatus sum honore tam distincto.
“Bibere, viri illustres, res est, quæ in omnibus terris, domum venit ad hominum negotia et pectora [1]: requirit haustum longum, haustum fortem, et haustum omnes simul [2];et canit Poeta, unum tactum Naturæ totum orbem fecit c nsenguineum [3] et hominis Natura est bibere [4].
“Viri illustres, alterum est sentimentum equaliter universale : terra communis super quam septentrionales et meridonales eadem
(1) ‘Comes home to men’s busingss and bosoms'? Paterfamilias, Times. (2) ‘‘A long pull, a strong pull, and a pull altogether.'”’ Nelson at the Nile. (3) ‘‘One toûch, of nature makes the whole world kin.''—Jeremy Benthan. (4) Apothegm by the late Lord Montcoffeehouse.
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enthusiasmâ convenire possunt : est necesse quod it nominarem ? ad pulchrum sexum devotio !
“Amor regit palatium, castra, lucem. [5] Dubito sub quo capite vestram jucundam civitatum numerare debeam factum ? non Regem ! Castra? non milites ! lucem ? non ullam arborem habetis ! Tamem Cupido vos dominat haud aliter quam alios, — et virginum Islandarum pulchritudo, per omnes regiones cognita est.
“Bibamus salutem €arum, et confusionem ad omnes bacularios ; speramus quod ex et caræ benedictæ, creditæ invenient tot maritos quot velint,— quod geminos, quod annis habeant, et quod earum filiæ, maternum exemplum seéquentes, gentem Islandicam, perpetuent in sæcula sæculorum.”
Il paraît que Lord Dufferin a fait l'acquisition de tous les ouvrages canadiens qu il a pu trouver à Québec.
J. M. 1 Sillery, près de Québec, 16 sept., 1872.
(51 Love rules the court, the Camp, the grove."— Vencrable Bede.
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À L'HONORABLE HENRI GUSTAVE JOLY VICE-PRÉSIDENT DU Congrès Forestier de l Amérique on
Le père de l'Arboriculture