À L'HONORABLE HENRI GUSTAVE JOLY
‘Cher Monsieur,
Je ne connais p:rsonne à qui j'aurais plus de plaisir à ‘faire hommage d3 c: raside coup-d'œil sur les jardins “anciens et modernes, que celui que la voix publique ‘proclame comme voué à l'œuvre si patriotique de reboiser nos forêts et de pourvoir nos parcs, nos places publiques, nos jardins de leurs ornements les plus gracieux et aussi ‘les plus durables : de beaux arbres.
Répétons avec le bon Roucher :
UNS TEE quoi! faut-il borner tous les bois de la ferme Aux seuls plants fructueux que le verger renferme ? Non, sans doute ; à l'entour de ses prés verdoyants Elle demande à voir les saules ondoyants, Et le flexible osier, et l'aune qui s'avive Sur les bords toujours frais d’une onde lente ou vive, Loin donc de les bannir, je veux, de toutes parts, Qu'ils viennent se montrer, soit groupés, soit épars. ROUCHER, poëme inédit.
Grâce à vos persistants efforts, l'arboriculture a pris sa «place en Canada, comme institution nationale,
Daignez maintenant mettre à votre œuvre le couronnement final, en guidant de vos conseils le groupe de con- «citoyens éclairés, anxieux de voir compléter l’ornementation de notre bonne ville, —si heureusement inaugurée par cet insigne bienfaiteur de Québec, Lord Dufferin,—par la ‘création du parc projeté sur nos classiques Plaines d'Abraham, |
Spencer Grange Sept, 1883.
Il est des soins plus doux, un art plus enchanteur, C'est peu de charmer l'œil, il faut parler au cœur, Avez-vous donc connu ces rapports invisibles Des corps inanimés et des êtres sensibles ?
Avez-vous entendu des eaux, des prés, des bois, La muette éloquence et la secrète voix ?