IVRESSE MANIFESTE
A mon ami fiERTOL-GnAiriu
Le père était maçon, un gas joyeux et fort, Aucun autre au chantier n'abattait plus d'ouvrage; Il faut bien, disait-il, faire aller le ménage I Lasl un jour, à sa femme on le rapporta mort.
Voilà bientôt deux ans que soas la terre il dort : Sa veuve a, jusqu'ici, luttant av«c courage. Pu nourrir ses deux fils, deux enfants en bas âge ; Mais, si vaillant qu'on soit, le corps s'use à l'effort.
Et la pauvre, à la fin par les veilles minée. Dut renoncer quand même à sa tÂche obstinée, Pour aller implorer la pitié des passants :
Elle va, ventre creux, sur les pavés glissants. Chancelle... et tombe. Qu'est-ce? interroge la foule. Rien, — ricane une voix, — c'est une femme saoule.