IDYLLE
JL H. Jean Rionrai.
Bile tratne, la panrre fille,
Une moustmease guenille,
Funèbre épaye des salons,
Qui bat, boneuse, ses talons,
Et qne le sirop des soirées
Diapré de taches moirées.
Contente d'avoir sur la peau
Cet étrange et sale oripean.
Elle rit, gazouille et caquette
Au bras d'un grand gas en casquette,
Qui se donne des airs vainqueurs,
{!n lissant ses accroche-coeurs.
no MONOLOGUES COMIQUES ET DRAMATIQUES.
Ils vont, sur la route poudreuse, Lui, gonflé d'orgueil, elle, heureuse.
La nature rit à ces gueux Qui passent, les yeux dans les yeux, En se jurant, folle promesse.
Que leur amour vivra sans cesse.
Mille parfums embaument Tair ; .
Tout au loin, le tintement clair D'une vieille cloche résonne, Et Tangélus du matin sonne ; Les papillons boivent les pleurs De Taube au calice des fleurs ; Dans le ciel bleu, les hirondelles S'entre-croisent à tire-d'ailes ; Moineaux, fauvettes et pinsons Chantent, cachés dan^ les buissons^ Que l'aurore vermeille azuré.
Et la brise bat la mesure.
Et nos deux pâles amoureux, Poussant des soupirs langoureux, Écoutent, ravis, ces murmures, En cueillant aux buissons des mûres.
Puis, lassés «fentendre et de voir.
Ou bien seul<;menl ^ouy s^voif
IDYLLE. m
SI là, tout près, dans le boîs sombre. On pourrait trouver un peu d'ombre, On les voit sous les frais arceaux Que forment les verts abrisseaux, Disparaître; à leurs pieds, la mousse S'étale verdoyante et douce, Et les invite à s'allonger Quelques minutes pour... songer.
Et les voilà couchés dans l'herbe, Et conjuguant l'éternel verbe.
Les oiseanx roucoulent toujours, Mais nos amants sont déjà sourds.
La fille minaude, coquette, Et dit que... non, à la casquette.
Se débat... puis enfin se rend ; Et leur regard se perd, mourant.
Au milieu de ces harmonies, Dans des extases infinies.