LE PAGE
A mon ami âlbouv.
Sois sage, Moqueur ; Beau pago Sans peur. '
Ménage Ton cœur.
Volage Vainqueur*
La rote
Éclose Mourra;
Vieillesse
Suivra
Jeunesse.
coco
A Emile Bovch».
Ld courert tst dressa : Monsieur te met à table. Madame est d'une himeur atroce, épouvantable; £oco, son perroquet, a failli se casser j.
\es pattes en roulant sauter pour Tembrassêr* Dam ! elle lui sourit, le caresse et le baise Tant, que Coco finit par la trouver mauvaise. W donne à sa maltresse un gentil coup de bec. Emportant et la chair et l'épiderme avec, Et s'en va se percher sur le bord d'une assiette. Monsieur veut lui donner un coup de sa serviette, Mais madame lui dit, — qu'il n'a pas fait exprès, £t que c'est en jouant ; qu'il est toujours après.
Et qu'il est, en un mot, plus bête que la bête.
— Viens, mon petit Coco ; grrrater, grrrater la tête.
Coco, se sentant fort, se met à fourrager
Dans les plats, comme un coq dedans un potager.
Enfin, juché dessus le bord de la soupière.
Il aiguise son bec comme sur une pierre.
Le perroquet s'en donne à loisir, mais yoilà
Qu'il laisse choir sous lui, dans le tapioca.
Une substance molle et visqueuse et verdâtre...
C'est tout juste, c'en est. Alors, coup de théâtre!
Et monsieur, cette fois, de colère pâlit.
Madame en souriant prend ie corps du délit
Dans sa cuiller : Tu vois que c'est bien peu de chose*
->• C'est trop fort, dit monsieur; tu m'aimes, je suppose,
Plus que ce perroquet ? — Je gagerais pourtant
Que tu te fâcherais si j'en faisais autant l