TOINON
A M'i'K , del'Odéoo.
Qui donc résisterait à ta beauté, Toinon!... Et qui n'aimerait pas tes charmes diaboliques? S'il pouvait de sa main caresser ton menton, Argan même oublîrait un instant ses coliques.
Tartuffe f ce dévot... ou plutôt ce fripon, Qui rougit saintement à toutes tes répliques. Si tu lui disais : Oui, — ne répondrait pas : Non, J'en jurerais, malgré ses airs évangéliques.
Le public te chérit, il aimeta gaîté.
Tes ruses de gamin, tes airs d'enfant gâté,
Il aime de tes mots l'allure cavalière.
Et tandis qu'il se brûle aux flammes de tes yeux,
Les sonores éclats de ton rire joyeux
Jusque dans son tombeau vont réveiller Molière I
REVIENSl
Elle est sourde à ma voix qui l'appelle et soupire;
Seuls les grands arbres verts Entendent chaque nuit les plaintes de ma lyre,
Mes sanglots et mes vers.
Ahl reviens I — Loin de toi, mon âme se déchire* Viens dans mes bras ouverts,
J'oublierai, — chère amante, en voyant ton sourire^ ~- Tous les tourments soufferts.
L'onde de nos ruisseaux a gardé ton image ; Le merle, tes chansons ; le sable du rivage, L'empreinte de tes pas.
Àhl reviens à ton nid, fugitive hirondelle! A nos serments d'amour je suis resté fidèU, Et je ne t'en veux pasl