SUR LES EAUX
POÉSIE
Dite par M. Albouy, membre de la Société de lecture et de récitation.
A mon aini Charles OnniEH
La barque se balance Mollement sur les eaux.
Ainsi qu'un vol d'oiseaux La barque se balance.
Charmante d'indolence.
Au milieu des roseaux, La barque se balance Mollement sur les eaux.
Le matelot fredonne Un chant doux et plaintif.
Laissant aller l'esquif, Le ir^tf'"^ '«-edonne.
Et la bise d'automne Glace son front pensif. Le matelot fredonne Un chant doux et plaintif.
Sur le bord il se penche Et veille à l'hameçon.
Sans taire sa chanson.
Sur le bord il se penche.
Accroupi sur sa planche»
11 guette le poisson.
Sur le bord il se penche^ Et veille à l'hameçon.
L'astre de feu s'incline Et descend lentement.
Dans le bleu firmament»
L'astre de feu s'incline.
Empourprant la collin« De son rayonnement, L'astre de feu s'incline Et descend lentement.
Le vent gonfle les voiles Avec un bruit joyeux.
8UR lES EAUX. H5
Soqffle mystérieux,
Le veQt gonfle les voiles^
Et déjà des étoiles
Se montrent dans les cieux.
Le vent gonfle les voileSi
Avec un bruit joyeux.
La lune argenté Tombre,
l)e son pâle reflet.
Autour du batelet,
La lune argenté Tombre.
Le pêcheur^ sans encombre
Retire son filet.
La lune argenté l'ombre
b« fion mâle reflet.
Le pêcheur sur la rive Laisse là son bateau, Puis il prend son manteau, Le pêcheur, sur la rive.
Et d'une allure vive, Gravissant le coteau.
Le pêcheur sur la rive L^isbe là sou bateau.
iO
Il rentre en sa chauminOt Et dort jusqu'au matin.
Chargé de son butin, Il rentre en sa chaumine* Sur la route il chemine, Cîontent de son destin, Il rentre en sa chaumine.
Et dort jusqu'au matin.
Demain, avant l'aurore, L'onde le bercera Il recommencera
Demain, avant l'auror©; Sur la vague sonore.
Sa barque glissera.
Demain, avant l'auror^ L'onde le bercers*