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a pas d'autre fondement que cette donnée très )nnue de la vérité chrétienne?
Quant à ce don surnaturel qui « travaille rhumaté » pour l'amener à la conquête du ciel, Dieu 5US garde d'en nier l'existence. Mais il reste à en ^terminer l'essence — ce qui est plus malaisé, si 3n ne veut pas se payer de mots. Or, en nous plaint au point de vue théologique, nous admettons ms aucune peine qu'étant donné l'élévation du înre humain aune fin surnaturelle, « il faut bien a'il y ait en lui, par la grâce divine, un élément ii le mette en rapport avec sa destinée ^ » et nous aurons garde d'oublier que cet élément est multi- ►rme. Avant d'arriver à la foi sans laquelle nul ne 3Ut être sauvé, il y a toutes les grâces qui la prépant. Celles-ci d'ailleurs ne sont pas nécessairement ordre strictement et pleinement surnaturel : grâce î soi élevante au sens strict du mot, c'est-à-dire surpiturelle dans son entité, ou faveur naturelle quant sa substance et surnaturelle quant à son mode collation ou plus simplement encore par une lation quelconque avec la vision béatifîque dont le prépare la conquête, — tous ces secours divins sposent d'une manière plus ou moins immédiate nature à entrer en possession de la foi et de la âce sanctifiante, mais ils s'en distinguent. D'autre part, si nous considérons en elles-mêmes tte même foi et cette même grâce sanctifiante, ms ne saurions évidemment en faire à aucun titre mme l'épanouissement normal de germes propres la nature. Ces dons exigent une intervention
i. Ligeard, La théologie scolastique^ p. 115.
directe de Dieu, — encore que celle-ci ne soit pj créatrice au sens strict du mot, — qui transformi qui transfigure l'activité naturelle en la haussant un degré supérieur. Mais nous ne sommes pas c ceux, comme Testis veut le faire croire, qui penseï que ce don ou ces dons se ramènent à quelque fa \ purement extérieur qui est censé s'adresser à ui réceptivité toute passive. Loin que la grâce soit à ne i yeux une entité créée introduite du dehors sans raj • port avec la nature, loin que la nature nous apparais: î comme un système fermé dont l'élévation s'opérera par la juxtaposition d'éléments qui lui resteraie; radicalement étrangers, — le don divin suppose poi nous la nature, il se tire des énergies potentiell de Tâme, il est en propre une modification qualit tive de l'activité intrinsèque du sujet et ce sont l énergies mêmes de l'âme qui, sous l'action divini deviennent la vie surnaturelle; ce qui, on le vo>| n'a rien de commun avec l'extrinsécisme et le mon« phorisme dont on nous rebat les oreilles.
Si de ce point de vue tout statique, nous passo' à un point de vue en quelque sorte dynamique considérons la grâce non plus en elle-même, mr dans son exercice, ce sera bien autre chose. En to homme, les théologiens s'accordent presque un nimement à reconnaître ce qu'ils appellent la pu sance obédientlelle^ qui est au propre une aptituc une capacité de la nature à être élevée à un ord, supérieur. Mais il ne faudrait pas croire qn pour eux tous, cette puissance, dans son exerci adéquat, soit purement passive et n'ait, comjl le veut Testis, qu'un rôle de « simple réceptivité La nature (( ne se borne pas à être une simple m
ière inerte, subissant passivement l'action divine ît annihilant sa propre activité : elle est une fa- )ultç vivante, l'activité même de Tâme, surélevée à lin degré supérieur et cependant continuant de iéployer l'énergie qui lui est propre », faculté natuelle en un sens, puisqu'elle émane de la constitution même de la nature, et cependant extra-naturelle en un autre, puisqu'elle ne peut atteindre le terme de son activité par son effort propre et que « le passage de la puissance à l'acte n'y est pas le développement naturel et organique de l'énergie vivante, analogue à celui qui se produit du germe à la plante ^ » ; puissance vraiment actwe à nos yeux et dont l'exercice suppose une collaboration effective de l'énergie naturelle et de l'action surnaturelle. Or quelle que soit l'explication que l'on donne dans certaine école de la puissance obédientielle, celle que nous venons de rappeler, qui lest l'explication de Suarez et de Ripalda et qui, pour n'être qu'une opinion, n'en a pas moins droit de cité que toute autre, est celle-là même que nous sous-entendions dans la brève description que nous avons donnée plus haut de l'acte de foi. Nous cherchons vainement en quoi elle peut donner prise à l'accusation d'extrinsécisme^.