‹ Monophorisme et Action françaiseChapitre 30 sur 64 · Annales, t. 159% p · texte numérisé non relu

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que tentent à Tintérieur du groupe des catholique sincères et dévoués ne comptent pas. Les connaîtl il? on est en droit d'en douter. S'il les connaît, ne saurait y prêter attention : « peut-il venir quel que chose de bon de ce côté? aucun bien n'es possible près de telles âmes ; laissez donc les morti ensevelir leurs morts, et gardez-vous de témoigne: quelque zèle pour leur salut » \ Sans parler de c<

1. Il serait absolument superflu de prévenir le lecteur que ]% n'attribue nullement ces dernières paroles à Testis, si l'on n. m'en avait prêté le perfide dessein. L'absence de toute référenc» en cet endroit de ma première édition et surtout la phrase suivante dans laquelle je caractérise le contenu de ces quatre propositions en les qualifiant de « sous-entendu implicite », l'indi* quaient à l'évidence. 11 a fallu que l'avocat chargé par Testis d( le défendre par la suite sentît sa cause décidément perdue poui me traiter à ce propos de faussaire. Songez donc! Commentant ce passage, M. Laberthonnière m'accuse ni plus ni moins d'un triple crime qui doit disqualifier toutes mes réponses aus Annales et constituer autant de péchés irrémissibles : « et d'avoir dénaturé textes et sens, et d'avoir commis un faux en forgeant une proposition pour rendre odieux son contradicteur à qui il le prête et de s'être avec une scandaleuse facilité scandalisé d'une phrase même du Sauveur » {Positiuisme et catholicisme, p. 211). Or la seule et unique raison qu'il en donne est celle ci : tandis que, dans les Annales où ce passage parut pour la première fois, j'avais fermé les guillemets après ces mots : « quelque zèle pour leur salut )>, dans la première édition d'J travers Vœuure de M. Maurras, par pure distraction du prote et du correcteur d'épreuves, ils ont été fermés après : « ...laissez les morts ensevelir leurs morts ». De tels arguments ne se réfutent évidemment pas : leur meilleur châtiment est qu'on les fasse connaître. Ce que j'ai voulu exprimer ici est très simple. Testis et ses amis, dans leur acharnement à trouver sous toutes les démarches et toutes les paroles de leurs adversaires un relent d'hérésie, donnent l'impression de « ces défenseurs du temple et delà Loi au temps du Nazaréen », dont Testis a parlé lui-même {Annales, déc. 1909, p. 275). On dirait à l'entendre que pour lui rien de bon ne peut venir de ce côté et qu'il n'y a rien à en espérer; d'où cette conclusion qui s'impose : il n'y a qu'à laisser ces morts ensevelir leurs morts, et porter ailleurs nos soins là

ous-entendu qui est implicite dans l'article tout jntier, sans insister sur ce reproche absolument njustifié, il conste que la restriction de Testis ne )orte pas : l'objection que j'avais faite est indépendante de cette intention adventice, elle reste rraie en toute hypothèse \

I Mais l'objection va se resserrer : l'athéisme pratique de M. Maurras, son inintelligence du christianisme feront toujours obstacle au développement, à l'épanouissement de la foi. On ne pourra s'en accommoder qu'au prix de concessions sur la doctrine: impossible de sortir de cette impasse. — Or l'une des parties principales d'A traders Vœuvre de M, Maurras a eu pour but d'établir que les idées politiques et sociales dont l'ensemble forme le programme spécifique de l'Action française ne sont pas nécessairement solidaires des idées antichrétiennes de M. Maurras et que ces mêmes idées, dans de justes limites, peuvent être défendues au nom de la philosophie spiritualiste et des principes catholiques. N'étant pas au reste de ceux pour qui les (( réalités pratiques » sont un terrain « où la diversité des croyances n'importe pas » , j'ai dénoncé l'influence pernicieuse que les principes positi-

- il y a quelque chance de récolter des fruits de salut. Que telles soient les intentions de Testis, je ne le veux ni ne le puis penser, mais il s'exprime comme s'il en était ainsi et cela est grave, parce qu'antichrétien au premier chef.

1. Testis reproche à certains philosophes de ne pas tenir compte des éléments subjectifs de la pensée et nous avons dit que la question méritait un examen sérieux. Mais ces éléments subjectifs les ferait-il consister dans l'intention morale et cette intention ferait-elle pour une part la vérité de la pensée ? On aurait peine à concevoir plus entière déformation de la philosophie et nous n'y voulons pas croire. Mais que signifie alors cette objection ?

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vistes des chefs incroyants de l'Action françai pourraient exercer sur leur action politique, quelle déviations du sens chrétien ils pourraient entrai ner. A la suite de Pie X, je n'ai jamais cessé a croire que « les réalisations pratiques revêtent caractère des convictions religieuses, comme h membres d'un corps jusqu'à leurs dernières extn mités reçoivent leur forme du principe vital qi ranime^ ». Je l'ai toujours si bien pensé qu dans les Annales de juin 1910 2, j'ai recouru à cet même comparaison pour marquer l'influence d surnaturel, tant objectif que subjectif, sur toute conduite humaine. Et voilà pourquoi, parlant c M. Maurras,j'ai envisagé comme inévitables à brèv échéance des conflits entre catholiques etpositivi tes d'Action française, encore que les uns et les ai très n'aient jamais rêvé de fonder une civilisatio nouvelle, et n'aient d'autre ambition que de restai rer l'ordre chrétien; voilà pourquoi enfin j'ai déclar urgent de trouver une base d'entente qui assura en toute hypothèse aux premiers le plein dévelop, pement de la cité chrétienne.

Mais ces vérités incontestables ne devaient pai faire oublier la distinction essentielle rappelée maintes reprises par les Souverains Pontifes, qu'i faut maintenir entre les questions purement politi ques ou économiques et les questions morales o religieuses.

Il existe une science politique et sociale fondé sur l'observation, « constituée par en bas », trè

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