‹ Monophorisme et Action françaiseChapitre 31 sur 64 · P. 239. Cf. supra, p · texte numérisé non relu

P. 239. Cf. supra, p

irgement indépendante. Qui ne l'admet se heurtera ux faits les plus patents de l'histoire, et au droit icontestable qu'a la raison de n'être pas régie nmédiatement par les principes surnaturels dans n domaine qui lui est propre, et de ne subir en lus d'une matière du pouvoir spirituel qu'un conôle tout négatif. Parce que l'ordre économique t politique est soumis indirectement à l'ordre suraturel dans la mesure où il touche à la vie morale, ' n'en reste pas moins indépendant dans les limites es intérêts temporels. L'orientation éloignée qu'il eçoit de la fin surnaturelle ne change pas son objet ropre, ne modifie pas ses lois. Le surnaturel corige la nature, étend son domaine, la complète ; il e la supprime ni ne la volatilise ^ . Aussi bien Testis, n niant cette vérité, supprimerait ce qu'il y a de lus acceptable dans la liberté de l'individu, dans 1 spontanéité dont il se montre si jaloux de défenre les droits. Qu'il me suffise de le renvoyer aux éclarations si nettes de Léon XIII et de Pie X qu'a appelées Mgr Mignot dans sa lettre du 4 avril 1910 u cardinal Andrieu sur le Sillon : « L'autorité de 'Eglise », écrit l'archevêque d'Albi, « ne peut être de elle nature ni s'exercer de telle façon qu'elle abouisse à l'absorption de la société civile dans la soîété ecclésiastique et l'annihilation des libertés inlividuelles légitimes. Il ne saurait être question le restaurer la théorie du pouvoir direct. Il est inulile de rappeler ici la force avec laquelle Léon XIII, îans son admirable Encyclique sur la constitution les Etats, a affirmé l'existence simultanée des deux

Page 1